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Adjinakou N° 2206 du 18/4/2013

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Communales 2013 : Des défis pour Mathurin Nago
Publié le jeudi 18 avril 2013   |  Adjinakou


Président
© Autre presse par DR
Président Mathurin Coffi Nago


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A bien analyser le discours d’ouverture de la première session ordinaire en cours de L’Assemblée nationale, on ne peut se douter de ce que le président Nago mesure bien l’enjeu que constitue l’organisation de ces élections. Toutefois, il n’est inutile de lui rappeler les défis qui s’imposent à lui pour la tenue des communales dans un meilleur délai.

Au nombre des dossiers évoqués par le président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago, lors de l’ouverture de la session ordinaire, figure le retard qu’a connu l’organisation des élections communales et municipales. Le président de l’Assemblée nationale pense qu’il faut prendre son temps pour mieux se préparer. A ce sujet il s’est posé une série de questions : " voulons-nous aller aux prochaines élections sans procéder aux corrections unanimement exigées par tous au niveau de la LEPI ? Voulons-nous aller aux élections communales, municipales et locales, élections de proximité par excellence, sans déterminer précisément par des lois consensuelles, la liste des localités et celle des centres de vote, pour éviter demain la création de villages fictifs, de quartiers de ville fictifs et de postes de vote fictifs ainsi que d’autres problèmes, sources potentielles de polémiques, de contestations, voire de troubles sociopolitiques ? Voulons-nous faire fi de tous ces problèmes et des conséquences dramatiques qui peuvent advenir en adoptant une politique et une attitude d’autruche ? " La réponse à ces différentes interrogations permettra au président de l’Assemblée nationale de mesurer les grands défis à relever pour la tenue effective cette année encore des élections communales et municipales.


Les attentes des Béninois

Plus d’une cinquantaine de points sont inscrits à l’ordre du jour de cette première session ordinaire de l’année. Au regard de l’importance et du volume des dossiers programmés, il y a de quoi s’inquiéter pour les députés qui doivent savoir les priorités du peuple dont-ils sont mandataires. Outre l’examen et l’adoption de la proposition de loi portant report des élections communales et municipales, la préoccupation majeure aujourd’hui est d’être fixé sur la date précise de l’organisation des prochaines échéances. D’abord les députés doivent pouvoir mettre en place les différentes structures devant superviser la correction de la liste électorale permanente informatisée (Lépi). A ce niveau, des problèmes se posent déjà ; certains groupes parlementaires ont de la peine à déposer leur liste pour les commissions communales d’apurements (Cca) de la Lépi. Les députés doivent également designer les cinq membres en personne de la Céna permanente. Quand on sait le temps imparti à une opération de désignation, l’on peut se demander si les délais prévus peuvent être respectés. A ce sujet, il faudra aussi calmer l’ardeur des organisations de la société civile qui revendiquent leur droit à un siège au sein de la Céna. L’autre dossier qui constitue une épine dans le pied des députés et qui est important avant les communales de 2013 est le règlement par la loi des litiges survenus durant l’examen de la proposition de loi sur les unités administratives. A tout ceci s’ajoute l’examen et l’adoption de la proposition de loi portant détermination de la carte électorale et fixation des centres de vote... et la proposition de loi portant dispositions transitoires dérogatoires à plusieurs articles fixant les règles particulières applicables aux élections des membres des Conseils communaux ou municipaux et des membres des Conseils de village ou de quartier de ville, en République du Bénin . Autant de préoccupations qui constituent pour les honorables députés des défis à relever avant la fin de cette session ordinaire qui va durer trois mois. Pour l’heure, on ne saurait douter de la capacité des députés de la sixième législature. Le peuple n’attend pas d’eux des miracles, mais le minimum nécessaire pour contribuer au développement du pays.

Cosme Kèkè

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