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La Presse du Jour N° 2137 du 20/5/2014

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Désignation des membres de la Céna permanente : Houngbédji, Bossou, Tiando et Fassinou élus (La préférence des magistrats rejeté)
Publié le mercredi 21 mai 2014   |  La Presse du Jour


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Assemblée nationale du bénin


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A défaut de désigner le magistrat devant siéger à la Commission électorale nationale autonome permanente, les députés ont élu leurs propres représentants hier, mardi 20 mai 2014.
Quatre membres sur cinq de la Commission électorale nationale autonome permanente ont été élus à l’Assemblée nationale hier, mardi 20 mai 2014. Sur proposition de la minorité (UN et Prd), ont été élus Dr Basile Fassinou, médecin généraliste, et Freddy Houngbédji, avocat aux barreaux de Paris et du Bénin, fils d’Adrien Houngbédji, président du Parti du renouveau démocratique (Prd). Il en a été de même pour Pr Moise Bossou, actuellement conseiller à la Haac, et M. Emmanuel C. Tiando, actuellement secrétaire général de la présidence de la République, qui ont été élus sur proposition de la majorité parlementaire. Mais il s’agit d’un travail inachevé car sans le magistrat qui n’est pas encore élu par le Parlement, la Céna ne peut pas être installée.
Adrien Houngbédji a positionné son fils
Dans notre parution de lundi 19 mai dernier, nous annoncions que le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) était en train de positionner son fils pour siéger à la Céna. Et bien les choses se précisent. A l’Assemblée nationale hier, mardi 20 mai 2014, Me Adrien Houngbédji a fait élire son fils, Freddy Houngbédji, pour être membre de la prochaine Céna. Maintenant, l’objectif suivant est qu’il soit président de la Céna. Des échanges hier avec plusieurs députés, il ressort clairement que le président du Prd serait en train de faire le pas vers la majorité présidentielle. C’est peut-être le prix à payer pour placer Freddy Houngbédji à la tête de la Céna permanente.

Les députés ont rejeté la préférence des magistrats

Les députés ont rejeté la préférence des magistrats. Au terme des trois tours du vote organisés à l’hémicycle hier, mardi 20 mai 2014, la plénière n’a pas réuni les 2/3 des voix pour dégager un magistrat. A décrypter le vote, la mouvance parlementaire a opté désespérément pour la candidate Geneviève Boko Nadjo.
Après trois tours de scrutin uninominal, secret et à la tribune, les députés n’ont pas pu dégager la majorité qualifiée de 2/3 des membres du Parlement pour élire l’un des trois magistrats en lice. En effet, après l’échec des négociations entre députés, ils ont décidé d’aller au vote. Au premier tour, il y a eu 26 voix pour le magistrat Jean-Baptiste Aloukpé, 41 voix pour le magistrat Geneviève Boko Nadjo et 03 voix pour Claire Hounguan Ayémonnan, avec 13 nuls. Ainsi, Mme Claire Hounguan Ayémonnan a été éliminée. Le deuxième tour a opposé les magistrats Jean-Baptiste Aloukpé et Geneviève Boko Nadjo. Les deux ont réuni respectivement 30 et 43 voix. Au troisième tour, la seule candidate en lice, Mme Geneviève Boko Nadjo a totalisé 44 oui contre 29 non, 6 abstentions et 4 nuls. A l’aune de ce scrutin, elle n’a pas réuni les 2/3 des votes, conformément au code électoral en son article

19. Le président de séance, Pr Mathurin Coffi Nago a décidé de renvoyer la question au bureau de l’Assemblée nationale. En définitive, aucun des trois magistrats n’a été élu par les parlementaires. Visiblement, les députés ont rejeté la préférence des magistrats. Il nous est en fait revenu, selon le rapport envoyé par les magistrats, qu’au terme du vote qui a consacré la désignation par les pairs, le magistrat Jean-Baptiste Aloukpé a engrangé 87 voix contre 38 voix pour la magistrate Claire Houngan Ayémonnan et 7 voix pour la magistrate Geneviève Boko Nadjo. Aussi curieux que celui puisse paraitre, c’est le dernier de la liste par préférence des magistrats que la majorité des députés a soutenu jusqu’au terme du processus infructueux du vote d’hier, mardi 20 mai 2014. A y voir de près, ce sont les députés de la mouvance qui ont porté leur choix sur Mme Geneviève Boko Nadjo. Car au deuxième tour, les députés de la minorité ont demandé en vain une suspension. Mieux, les députés non-inscrits avaient déjà annoncé les couleurs en rappelant qu’aucun camp ne s’est approché d’eux pour négocier l’élection des magistrats. Par ailleurs, les 44 voix réunies au troisième tour par Mme Geneviève Boko Nadjo sont très proches du nombre de la majorité parlementaire. Cette similitude est trop juste pour être un hasard. Certains députés de la mouvance n’ont pas hésité à dévoiler leur vote dans les coulisses. «La consigne de vote de la majorité a été suivie», a confié un député de la mouvance sous anonymat, avant d’ajouter : «notre choix à la mouvance ne respecte pas la préférence des magistrats. C’est ce qui nous occasionne cette situation d’enlisement. Dommage ! ». En somme, les députés, au terme du scrutin secret ont voté massivement pour Mme Geneviève Boko Nadjo. Mais son score n’a pas suffi pour enlever le siège. Que fera le bureau de l’Assemblée nationale ? Renvoyer la copie aux magistrats ou rechercher un consensus autour de l’un des trois candidats en lice ? La position du gouvernement et surtout celle du président de la République et des autres ténors du landerneau politique sont déterminantes dans le dénouement de cet écheveau.

Tobi P. Ahlonsou (Corresp Ouémé/Plateau)

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