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Fraternité N° 3614 du 28/5/2014

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A propos du climat des affaires au Bénin : Sébastien Ajavon exprime son amertume
Publié le vendredi 30 mai 2014   |  Fraternité


Sébastien
© Autre presse par DR
Sébastien Ajavon veut qu’on fasse confiance au secteur privé


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Le président du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp) n’a pas eu froid aux yeux pour exprimer son point de vue sur des sujets d’intérêt national. Un gâchis ! Prononcé à plusieurs reprises par Sébastien Ajavon au cours du débat télévisé dont il était l’invité, ce terme illustre suffisamment son état d’âme quant aux assauts répétés du gouvernement contre le secteur privé dont il défend les intérêts.

« Une occasion de dilapidation des sous »
Le gouvernement organisera dans les prochaines semaines à travers la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) les Etats généraux du secteur privé. Le numéro 1 des chefs d’entreprises béninoises n’entend pas s’associer à une telle initiative qu’il considère comme une perte de temps. Pour lui, les résultats qui en seront issus ne seront pas différents de ceux obtenus au terme de la Table ronde d’octobre 2012. Il préconise alors que les conclusions de ces assises soient exploitées en lieu et place de l’organisation desdits Etats généraux si tant est que le gouvernement a le souci de l’amélioration du climat des affaires. Visiblement remonté contre ce projet, il a indiqué que le patronat n’y participera pas si les pouvoirs publics continuent de marcher tête baissée.
Sur la question de la tenue imminente de la Table ronde de Paris, l’opinion de l’invité de nos confrères n’a pas varié. « Encore un gâchis », a-t-il souligné. Pour lui, aucun opérateur économique étranger n’acceptera investir au Bénin si l’environnement économique qui y prévaut n’est pas assaini. Ce rendez-vous parisien de même que celui des Etats généraux du secteur privé sont, à l’en croire, des occasions de dilapidation des sous du contribuable.

« Le chef de l’Etat est coupable de parjure »
Abordant la décision de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada qui a récemment condamné le Bénin, Sébastien Ajavon estime que les institutions de la République auraient pu ramener le gouvernement à l’ordre lorsqu’il a été décidé de la rupture unilatérale du contrat qui liait l’Etat béninois à la société Bénin Control SA. Poursuivant son propos, il affiche son opposition à l’attitude belliqueuse du gouvernement contre cette sentence. « Si le chef de l’Etat refuse d’exécuter une décision de justice, c’est du parjure », s’est-il exclamé. Sur ce plan, il a néanmoins souhaité que le dialogue soit institué entre les deux parties afin que Benin Control poursuive ses activités sur la base de nouveaux engagements de part et d’autre.
Le pardon présidentiel
Sébastien Ajavon n’a pas manqué de se prononcer sur le pardon accordé par le chef de l’Etat aux mis en cause qui auraient tenté non seulement d’attenter à sa vie par empoisonnement, mais aussi à la sûreté de l’Etat. « C’est un geste de grandeur mais qui est venu trop tard. Et le pardon s’il est sincère suppose réhabilitation », a-t-il souligné. Il invite donc le président de la République à joindre l’acte à la parole pour que ces affaires qui ont jeté du discrédit sur le Bénin soient désormais conjuguées au passé.

L’affaire des 14 milliards
Ce fut la grosse révélation de cette interview télévisée. A en croire le président du patronat, le chef de l’Etat a initié une séance de conciliation en décembre 2013 pour que cette somme colossale de 14 milliards que l’Etat doit à son entreprise lui soit rétrocédée. Sous la houlette de l’archevêque de Cotonou, la médiation a semblé porter ses fruits puisqu’il s’est engagé à faire des compromis malgré les dommages qu’il a subis. Mais contre toute attente, sur la base d’un mouvement d’humeur, cette médiation n’a pu prospérer. Il s’en remet donc à la justice qui devra se prononcer au moment opportun.

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