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La Nation N° 6002 du 5/6/2014

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Projet de la Boucle ferroviaire : Le retour du train annonce la croissance
Publié le jeudi 5 juin 2014   |  La Nation


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© Autre presse par DR
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Le projet de réhabilitation du chemin de fer Cotonou-Niamey s’annonce comme une réelle opportunité de croissance pour le Bénin. Avec à la clé un effet d’entraînement sur les activités économiques dans plusieurs localités.


Par Gnona AFANGBEDJI


La relance du projet de chemin de fer Cotonou-Niamey remet sans aucun doute le Bénin dans l’air du temps. Dans un contexte de protection environnementale à concilier avec l’impératif de croissance, l’intensification du transport ferroviaire semble la chose la mieux partagée. Ce mode de transport présente d’importants atouts tels que l’efficacité énergétique, le faible impact environnemental, une importante capacité de transport de passagers, des coûts de transport réduits, la rapidité, la fiabilité et la sécurité. Ayant cerné l’importance de ce moyen de transport comme facteur de développement économique et social, les chefs d’Etats africains ont exprimé dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), leur volonté politique de réhabiliter les infrastructures ferroviaires existantes, de construire de nouvelles infrastructures ferroviaires et de les interconnecter en vue de réaliser un réseau ferré transafricain de 8 000 kilomètres. Parmi les projets retenus, figure en bonne place l’extension de l’axe ferroviaire Abidjan-Ouagadougou - Niamey, puis son raccordement au chemin de fer de l’OCBN (Organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports). Ce projet à vocation sous régionale, situé au carrefour d’un bassin de population de près de 200 millions d’habitants à l’horizon 2020 (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Bénin, Mali et Nigeria), est un véritable outil de développement économique, social et environnemental pour toute une région.
Un projet ambitieux !
La Boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan est entrée dans sa phase active les 7 et 8 avril 2014, avec le lancement officiel des travaux de construction de son tronçon Cotonou-Parakou-Niamey respectivement à Niamey au Niger et à Parakou au Bénin. L’objectif du projet est d’assurer la connexion des capitales Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan par les rails, sur un linéaire de 2500 km. Sur ses 1700 km de lignes qui restent à construire, 1000 sont situés sur les territoires béninois et nigérien. Il s’agit donc de réhabiliter la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou construite depuis 1936, puis d’entreprendre la construction d’une nouvelle qui reliera Parakou et la capitale nigérienne, Niamey. C’est au cours d’une visite qu’il a effectuée à Cotonou, que le président nigérien et son homologue béninois ont, en compagnie du PDG du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré, convenu du démarrage officiel de cet important chantier ferroviaire ouest-africain, par l’axe prioritaire Cotonou-Niamey. En effet, le 7 novembre 2013 à Cotonou, les Etats béninois et nigérien, puis le Groupe Bolloré ont signé un mémorandum d’entente sur la réalisation de l’ouvrage. Avec cet accord, le dossier de réalisation de ce vieux projet de la Boucle ferroviaire entre donc dans sa phase opérationnelle. Selon ce document, la réalisation et l’exploitation du chemin de fer Cotonou-Niamey seront assurées par une multinationale. Elle sera dotée d’un capital social de 70 milliards de francs CFA dont 10% du capital de la société pour chacun des deux Etats et 40% pour le partenaire stratégique, en l’occurrence, le Groupe Bolloré. Le Groupe Bolloré se chargera de la mobilisation des ressources financières pour l’exécution des travaux dont le coût global de l’investissement projeté est estimé à près de 1000 milliards F CFA. Dans ce cadre, le Groupe a déjà entrepris la réfection de la Gare centrale de l’Organisation commune Bénin-Niger (OCBN) à Cotonou.
Fédérer les énergies !
Le choix de Bolloré comme partenaire stratégique est judicieux compte tenu de l’envergure de ce projet structurant. Sa notoriété, son expérience dans les chemins de fer et sa capacité à mobiliser des ressources sonnent immanquablement comme un gage de succès. Pour autant, les Etats n’ont pas négligé leur secteur privé dans ce partenariat. Ils ont exigé que les investisseurs locaux intègrent la multinationale pour un pourcentage global de 40%, soit environ 28 milliards de francs CFA. Pour la taille des économies du Bénin et du Niger, cette participation est considérable. L’enjeu aujourd’hui sera de fédérer les énergies pour une réussite parfaite du projet. L’effet d’entraînement du projet de la Boucle ferroviaire sur l’économie rurale est incalculable. La croissance frappe aux portes du Bénin. Le partenaire stratégique a déjà anticipé et initié la création d’une Bluezone équipée des technologies écologiques les plus modernes, produisant et stockant de l’énergie dans sa batterie électrique, la batterie LMP, Lithium métal Polymère, à partir de l’énergie solaire. La mise en place d’une telle infrastructure découle de la volonté du Groupe Bolloré d’accompagner le peuple béninois dans la résolution des difficultés énergétiques auxquelles il est confronté.


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