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Le Matinal N° 4095 du 3/5/2013

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Gardés à vue par la police : Que reproche-t-on vraiment aux cinq Libanais ?
Publié le lundi 6 mai 2013   |  Le Matinal




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Husseim Rmeity, Ali Rmaiti, Hassan Cheaytle, Khodor Al Aridi et Jamil El Harake ne sont plus libres de leur mouvement depuis le vendredi passé. Interpellés pour vérification de pièces, ils ont été gardés à vue. La vraie raison de cette interpellation est qu’ils sont employés dans une société de vente de véhicules d’occasion dont le numéro 1 serait cité dans la filière de blanchiment d’argent. Mais suffit-il d’être employé dans l’entreprise d’un faussaire pour être gardé. Que leur reproche-t-on vraiment ?

Jusque-là, les intéressés ne savent pas vraiment ce qu’on leur reproche. Dans la journée du vendredi, ils ont été invités à se présenter à l’immigration pour vérification de pièces. Alors qu’aucune anomalie n’a été constatée, les 5 Libanais ont été gardés à vue après avoir pris par le parquet de la République. Etonnés, ils ont cherché à comprendre quand à leur grande surprise, on les informait qu’ils seraient eux-aussi impliqués dans la filière de blanchiment d’argent au même titre que leur patron, le numéro 1, de la société Tag. Une société qui exerce depuis peu dans la filière des véhicules d’occasion. En effet, le directeur de cette société serait cité dans un rapport qu’auraient produit les Etats-Unis et qui l’incrimine comme spécialisé dans le blanchiment. Mais ce qui gêne dans cette affaire, c’est qu’on ait choisi de s’intéresser à des employés au détriment de l’intéressé lui-même qui selon nos sources, ne vit même pas au Bénin. Les cinq Libanais actuellement gardés sont-ils de simples employés ou des cerveaux de l’intéressé recherché ? Aucun indice ne permet pour l’instant de l’affirmer ou de l’infirmer. Mais une question reste tout de même. Suffit-il d’être simple employé pour être gardé ? Vu sous cet angle, on est tenté d’exiger que soit interpellés tous les employés de la société pour les besoins de l’enquête. L’autre claire-sombre dans ce dossier qui appelle à des questionnements est l’identité des personnes interpellées. Selon nos sources, la société Tag compte plusieurs employés de nationalités différentes. Le fait de s’intéresser à des agents d’une nationalité donnée appelle tout de même des interrogations. Y a-t-il un lien de parenté direct entre ces employés et la personne recherchée ? Rien pour l’instant n’élucide cet aspect. Ce qui surprend également est que les noms des cinq Libanais actuellement en garde ne figurent pas dans le rapport qui serait publié par les Etats-Unis. Jusque-là on reste toujours dans l’attente de ce qui leur est vraiment reproché. A-t-on voulu détourner l’attention de l’objectif ? Les prochains jours nous permettront de cerner tous les contours de cette affaire qui n’a certainement pas livré toutes ses vérités.

AT

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