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La Presse du Jour N° 2191 du 8/8/2014

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Remise en jeu des sièges des députés : Le dernier virage commence
Publié le dimanche 10 aout 2014   |  La Presse du Jour


Seconde
© aCotonou.com par TOP
Seconde marche des magistrats sur l`Assemblée Nationale
Jeudi 17 Juillet 2014, Porto-Novo : les magistrats et les centrales syndicales du Bénin tiennent une seconde marche sur le Parlement. Ils protestent contre le projet de loi visant à interdire le droit de grève aux magistrats. Dossier=1083 et Gallérie=0


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Après l’échec du combat de la majorité au parlement pour retirer le droit de grève aux magistrats, les députés sont désormais face à leur destin. Ils n’ont plus que huit mois de sursis pour se faire réélire ou pour tourner définitivement dos au parlement.

En mars 2015, du moins constitutionnellement, tous les députés actuels remettront en compétition leur siège. Ils ne sont plus qu’à huit mois de cette échéance. C’est donc l’heure du bilan pour tous ceux qui ont été élus, il y a quatre ans, et ceux qui, en cours de mandat, ont été appelés à poursuivre la mission de leurs prédécesseurs promus à d’autres postes. Et si certains ne prennent garde, ils pourront être surpris par le temps. Car, dans deux mois pratiquement s’ouvrira la session budgétaire à l’Assemblée nationale. Et si cela doit conduire au vote du budget en décembre 2014, les députés ne disposeront plus que des mois de janvier et février 2015 en attendant le lancement de la campagne officielle en mars 2015, pour solliciter des populations leur renouvellement de mandat.

La mouvance plus préoccupée
A voir la situation actuelle, les députés de la mouvance seront vraiment plus préoccupés que ceux de l’opposition. La justification simple est que si la rengaine de la liste unique des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) était maintenue, plusieurs députés actuels auront fort à faire pour se retrouver sur la liste et se faire réélire. D’abord, la fausse note du récent échec à faire voter la loi visant à interdire aux magistrats le droit de grève, ne manquera pas d’avoir des conséquences sur certains. Les anciens que le Chef de la majorité actuelle ne compte pas comme des gens pouvant se plier facilement à ses injonctions, n’ont aucune chance d’être positionnés sur la liste. Car, le défi de la révision de la Constitution en vaut la chandelle. Le leader de la mouvance veut des gens qui agiront sans calculs politiciens selon ses attentes. Il veut des gens qui ne lui marchanderont pas leur soutien. Et les arrivistes politiques ou les nouveaux députés pourraient être utiles pour la cause. Dès lors, plusieurs députés actuels doivent frayer ailleurs leur porte de sortie si réellement ils pensent encore retrouver les sièges du parlement. Ceux de la mouvance qui sont venus au Parlement sur des listes autres que Fcbe, ont certainement eu le temps de constater les remplaçants qui sont déjà préparés dans leur dos.
C’est donc maintenant que le plus dur commence pour les députés de la mouvance qui gagneront à faire ouvrir très tôt, le débat sur les positionnements sur la liste unique. Car, à part ceux qui sont là aujourd’hui, d’autres militants aspirent aussi à franchir le seuil du parlement en qualité de députés. Et ces derniers ont peut-être plus de chance dans la mesure où, malgré la majorité dont disposaient les représentants de la mouvance au Parlement, ils n’ont pas pu offrir à leur leader la révision de la Constitution. Et pour ne plus avoir à trop discuter avec des députés qui posent des conditions ou qui réfléchissent trop, le choix penchera certainement vers les nouveaux venus qui actuellement parcourent les contrées pour crier au soutien indéfectible aux actions de leur leader. Ceux qui se targuent d’être au Parlement depuis plus de dix ans et qui peut-être sont passés entre temps au gouvernement sous le présent régime, doivent certainement comprendre qu’ils ont atteint la fin avec le pouvoir actuel. Peut-être que quelques rescapés retourneront au Parlement. Mais les boxeurs, les théoriciens, les rhétoriciens, les maîtres-chanteurs et ceux qui trainent des dossiers ou des casseroles peuvent faire leurs valises et éviter qu’on leur demande de rompre les rangs. Il y va de leur crédibilité.

Junior Fatongninougbo

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