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"Trafic de bébés" au Niger: l’audition du chef des députés autorisée
Publié le mercredi 27 aout 2014   |  AFP


Bébés
© RFI par DR
Bébés nés à la maternité de Lagos, Nigeria.


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Niamey - Le bureau politique du Parlement du Niger a autorisé mercredi l'audition, réclamée par le gouvernement, de son président Hama Amadou par la justice dans le cadre d'une enquête sur un trafic présumé de bébés venant du Nigeria, a-t-on appris de source parlementaire.

La levée de l'immunité parlementaire de M. Amadou n'est pas encore requise à ce stade de l'enquête, a expliqué à l'AFP Mohamed Ben Omar, député proche du pouvoir, troisième vice-président du Parlement et membre de ce bureau.

L'une des épouses du président de l'Assemblée nationale, considéré comme le principal adversaire du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou pour l'élection présidentielle de 2016, est actuellement écrouée dans le cadre de cette affaire retentissante, qui a crispé le climat politique dans le pays.

"Nous pensons que pour l'honneur et la respectabilité de notre institution, il (Hama Amadou) doit (se mettre) à la disposition de la justice", a justifié M. Ben Omar.

Le conseil des ministres avait transmis mardi au Parlement une "requête" du ministre de la Justice pour qu'Hama Amadou puisse être entendu par la justice.

L'opposition dénonce l'illégalité de la mesure. Le règlement intérieur du Parlement ne permet pas à "un bureau de l'Assemblée nationale de livrer un député à la justice ou de le faire arrêter", a pesté Tidjani Abdoulkadri, l'un de ses députés.

"L'arrestation suppose nécessairement la levée en amont de l'immunité d'un député par l'Assemblée nationale" réunie "en plénière", a-t-il réagi lors d'une conférence de presse.

L'article 88 de la Constitution nigérienne stipule pourtant qu'"hors
session, aucun député ne peut être arrêté" qu'avec "l'autorisation du bureau
de l'Assemblée nationale, sauf cas de flagrant délit, de poursuites autorisées
ou de condamnations définitives".

Selon une source parlementaire, Hama Amadou a saisi le Conseil constitutionnel pour qu'il se prononce "sur la légalité" de la procédure.

Dix-sept personnes, dont 12 femmes, ont été écrouées fin juin au Niger dans une affaire de trafic international de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger.

Toutes ont été inculpées de "supposition d'enfant" (un délit qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde), "faux et usage de faux" et "déclaration mensongère".

Le ministre nigérien de l'Agriculture Abdou Labo, dont l'une des épouses fait également partie des femmes incarcérées, a été écroué samedi.

bh/jf/tmo

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