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La Nation N° 6061 du 2/9/2014

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Deuxième Conférence des préfets de départements : Les performances de l’administration locale en question
Publié le mardi 2 septembre 2014   |  La Nation




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Les préfets des départements prennent part depuis hier lundi 1er septembre à Grand-Popo, à la deuxième conférence organisée à leur intention au titre de l’année en cours. Ce rendez-vous qui se veut un conclave pour échanger sur la dynamisation de la gouvernance locale et de l’administration déconcentrée, dure 48 heures. Il sera le cadre pour discuter et trouver des solutions aux problèmes de l’administration locale..


« Au cours de ces assises, nous devons imaginer aux problèmes qui seront identifiés, des solutions appropriées pour un fonctionnement harmonieux et efficace des structures de l’administration territoriale, en général et de nos administrations préfectorales en particulier». Telle est la première exhortation faite par le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, Isidore Gnonlonfoun, à l’endroit des préfets des départements, réunis autour de lui dans le cadre de la deuxième rencontre des préfets au titre de l’année en cours dont les travaux ont commencé hier à Grand-Popo. Ces problèmes, l’autorité ministérielle ne les ignore pas non plus. Pour lui, cette rencontre devenue statutaire doit aborder des préoccupations liées aux innovations du guide actualisé de contrôle de l’égalité des actes communaux, à l’implication des préfectures dans la mise en œuvre du projet pluriannuel en eau et assainissement, à la nécessité d’harmoniser le décret portant attributions, organisation et fonctionnement (AOF) des préfectures pour plus d’efficacité dans les actions et à l’information sur le processus d’élaboration du rapport annuel sur l’état de la gouvernance locale et de la décentralisation.«Vous comprenez que votre responsabilité se trouve ainsi accrue dans votre rôle de relai et de coordination des interventions de l’Etat dans nos départements pour la mise en application des politiques publiques», lancera alors à l’endroit des préfets, le ministre Isidore Gnonlonfoun. Et pour y arriver, leur a-t-il dit, ils se doivent de «coordonner avec plus de rigueur les initiatives et les actions des différents secteurs dans vos circonscriptions administratives afin que les ressources publiques allouées aux services déconcentrés de l’Etat soient utilisées rationnellement pour l’atteinte des résultats escomptés».
Corriger les disparités
Alors que les défis à relever au niveau de l’administration du territoire sont énormes, les préfectures seront confrontées à un manque criard de ressources, surtout humaines pour affronter la réalité de la situation. Hier à Grand-Popo, le préfet des départements du Mono et du Couffo, Corentin Kohoué, a mis l’accent sur «l’insuffisance numérique et qualitative des ressources humaines». Sur le cas précis de la préfecture de Lokossa, il a porté à la connaissance du ministre que depuis 2003, elle a perdu plus de 40% de son effectif à cause des départs à la retraite. Aujourd’hui, elle ne compte que quarante agents dont quatre agents permanents de l’Etat. Le reste de l’effectif, fait-il observer, «est constitué des agents des ex-collectivités locales et des contractuels des préfectures, devenus tous depuis le début de l’année 2014, des agents contractuels de l’Etat dont la moitié fera valoir ses droits à une pension de retraite d’ici à 5 ans». La situation dans les autres départements serait identique, si non criarde, malgré le recrutement imminent de dix agents par préfecture pour renforcer les effectifs du personnel pendant l’année en cours. Il a alors plaidé pour que cette deuxième Conférence des préfets puisse «se pencher encore sur cette question afin de donner un nouveau souffle aux administrations préfectorales qui s’apprêtent à affronter de nouveaux défis de la performance». L’autre préoccupation majeure soulevée par le préfet du Mono-Couffo, se rapporte à la gestion des ressources du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC) créé en 2008. Ces ressources qui «devraient être orientées vers des investissements en faveur de la promotion de l’économie locale ont plutôt servi, dans bon nombre de nos communes, à des dépenses de propagande voire de prestige au détriment des besoins réels des populations», dénonce-t-il. Paradoxalement, poursuit le préfet Corentin Kohoué, au moment où des ressources substantielles sont transférées aux communes pour leur développement, s’observe malheureusement une tendance contraire de baisse des ressources propres dans nombre de communes. «Si aucune politique de redressement conséquente n’est menée pour corriger le tir», prévient-il, «la réforme de l’administration territoriale de notre pays, dont la finalité est la mobilisation et de la bonne gestion des ressources locales en faveur du développement à la base, risque d’être un vœu pieux». Après Cotonou les 15 et 16 mai derniers, Grand- Popo se propose alors de trouver des solutions aux maux qui minent l’administration locale. On comprend ainsi pourquoi le maire de la localité, Benjamin Ablo attend de voir le développement des communes prendre un nouvel envol, à partir desdites assises qui prennent fin ce jour.


Par Josué F. MEHOUENOU


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