Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Benin    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Adjinakou N° 2232 du 29/5/2013

Voir la Titrologie

  Sondage



 Autres articles



Comment

Politique

Assemblée nationale : des ministres à la barre
Publié le jeudi 30 mai 2013   |  Adjinakou


Assemblée
© Autre presse par DR
Assemblée nationale du bénin


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Depuis le 2 mai dernier, les députés ont convenu d'un embargo sur les dossiers dont l'examen implique le gouvernement. Face à cette situation, les ministres concernés ont animé un point de presse au cours duquel ils se sont expliqués. Mais les députés sont restés campés sur leur position adressant une question orale au gouvernement pour qu'il vienne justifier son retard face au Parlement.

Plusieurs fois invités pour répondre aux questions des députés, certains ministres viennent en retard, ou s'absentent carrément. Un état de chose qui n'est point du goût des députés qui ont décidé d'en découdre avec le gouvernement. La goute d'eau qui a fait déborder le vase est la rencontre du jeudi 2 mai dernier, où cinq ministres attendus pour une séance plénière prévue pour 10 heures, sont venus avec un grand retard. Ce jour là, les députés n'ont été du tout indulgents. Le président de l'Assemblée nationale, après avoir fait le constat d'absence des ministres a dit toute sa désolation : " l'administration parlementaire a fait son travail et c'est pour cela que je suis désolé. Contrairement à ce que certains pensent, ce n'est pas une question entre deux individus mais plutôt entre deux institutions. Nous avons fait ce que nous pouvons ". Après quoi, le professeur Mathurin Nago a invité les députés à se prononcer sur la situation. Mais les députés, toutes tendances confondue, ont été fermes : il faut refermer la séance et mettre un embargo sur tous les dossiers du gouvernement jusqu'à ce qu'il ne s'explique sur le sujet. Lucien Hounyibo (Fcbe) a fait remarquer que malgré tout, le gouvernement brille toujours par son absence au parlement. " Malgré la majorité, on nous brime. C'est un peu flou. En principe, les ministres qui sont absents, Yayi doit les sortir du gouvernement si leur absence est délibérée. Cette fois-ci, la journée est décrétée chômée payée, on ne fait rien " a-t-il insisté. Il a été soutenu par son collègue Hélène Aholou Kèkè (Fcbe) qui trouve que le comportement du gouvernement depuis plusieurs mois, n'est que dédain : " Parce qu'il y a une majorité, on ne veut plus respecter le parlement. Tout ce que nous faisons est prévu par la loi. Si le gouvernement se comporte comme ca, que fera la population. J'adhère à la proposition de Rosine Soglo qui veut que nous avertissons en refusant de travailler. Avant d'aller aux mesures fortes ". Pour Idji Kolawolé (Un), le parlement se retrouve face à un blocage institutionnel. " Même si les ministres arrivent, nous refusons de les recevoir. Ce que nous voyons est un danger pour la démocratie. Nous n'allons pas en grève, mais nous voulons envoyer un avertissement" a-t-il précisé. C'est donc suite à ces différentes interventions que le président de l'Assemblée nationale a suspendu la séance et depuis lors, les députés se sont retrouvés une seule fois en plénière pour désigner leurs représentants au sein des CCA/Lépi. Du coup, les relations entre les deux institutions sont mises en difficulté.


Une sortie du gouvernement qui fâche

Le gouvernement pour justifier son retard au parlement a animé une conférence de presse le même jour. De sa déclaration, il ressort que le gouvernement avait mené des démarches à l'endroit du parlement pour solliciter deux heures de retard compte tenu du fait que la plénière coïncidait avec la tenue dans notre pays du forum inaugural sur le développement rural en Afrique (fidra) dont le leadership continental a été confié au président de la République du Bénin. Ces propos ont exacerbé l'indignation des députés qui, en réponse, ont initié une question d'actualité avec débat pour que les ministres viennent justifier leur déclaration.

Excuses

Au-delà de l'interpellation qui lui est faite, les députés attendent du gouvernement des excuses et un engagement ferme à revoir sa copie. Pour la rencontre de ce jour, le gouvernement aura donc le choix entre maintenir sa position en justifiant son retard, ou de ramener la balle à terre en faisant son mea-culpa à la représentation nationale. Toutefois, le contexte actuel ne se prête du tout à la première option. C'est pourquoi, il est à souhaiter que le gouvernement à la carte de l'apaisement face aux députés joue ce jour. La journée de ce jour nous dira donc si l'Assemblée nationale va maintenir son embargo ou le lever.

Cosme Kèkè

 Commentaires