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Le Confrère de la Matinée N° 942 du 29/1/2014

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Mouvance politique et perspective présidentielle 2016: La danse des démons de la division
Publié le lundi 15 septembre 2014   |  Le Confrère de la Matinée


Ouverture
© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA
Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo : Boni Yayi, président du BENIN


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A un peu plus de 18 mois de la fin du mandat de l’actuel président de la République du Bénin, Boni YAYI, les tractations vont bon train pour l’assurance de sa succession. Çà et là, des noms sont cités. Mais parmi ces noms annoncés ou murmurés, aucun ne semble faire le plaisir de l’actuel locataire de la Marina qui, jusque-là, continue de garder le suspense quant à son choix. Pendant ce temps, des collaborateurs actuels ou anciens de ce dernier, des membres de la majorité, semblent commencer par opter nonobstant. De quoi affaiblir davantage l’unité de la mouvance présidentielle après le feuilleton NAGO.

Le suspense reste entier. Boni YAYI est loin de vouloir livrer ses réelles intentions pour 2016. Les actes qu’ils posent ou cautionnent par son silence en donnent une explication logique. Embargo sur la LEPI, blocage des élections, chasse déclarée à certains noms de la mouvance annoncés comme candidats… et la liste pourrait bien être complétée. En résumé, nul ne peut dire s’il est prêt à partir en paix du pouvoir le 6 avril 2016 ou s’il partait effectivement, le nom de celui qu’il projette pour devenir son successeur. Flou total donc. Situation que ne semble plus supporter certains de ses collaborateurs ou thuriféraires de sa majorité, qui dans l’ombre, seraient en train de se décider à son insu.

Le cas NAGO
Le feuilleton de la « bretelle de BOPA » initiée par le Président de l’Assemblée Nationale Mathurin Coffi NAGO a été l’occasion de découvrir des maux dont souffre la majorité présidentielle qui s’était bien gardée de sauver les apparences. Mathurin NAGO apparemment lasse d’encaisser les coups de celui qui pourtant l’a politiquement fait, a jeté le masque du silence pour crier tout haut à l’occasion d’une rencontre avec ses frères de BOPA, les vérités qu’il s’est bien gardé de conserver au frais dans le temps et dans l’espace. La méchanceté et les travers du chef Boni YAYI et certains de ses collaborateurs qui cherchent à l’affaiblir dans le département du Mono ont été dénoncés sans ambages. A cette suite, une meute de thuriféraires du régime armée pour contre-attaquer. Boni YAYI lui-même le premier. La contre-attaque se poursuit encore, avec des lancements tous azimuts de travaux de construction dans la région sans financement définitivement obtenus. Question principale qui ressort du feuilleton BOPA, pourquoi Boni YAYI et certains de ses collaborateurs chercheraient-ils à affaiblir Mathurin Coffi NAGO politiquement, si jusque-là, ne serait-ce officiellement, ce dernier demeure membre de la majorité présidentielle pour laquelle, il affirme avoir tout donné ? Ne serait-on pas en train de craindre 2016, face à l’indépendance d’esprit de plus en plus affirmée de la deuxième personnalité de l’Etat depuis le début de cette année ?

Le cas GBIAN
L’homme est un illustre inconnu. A part quelques photos de lui qui circulent sur la toile et quelques publications faites sur sa personne, on ne sait pas grand-chose de lui. Pourtant, son nom est de plus en plus cité sur Facebook. Robert GBIAN, puisque c’est son nom, ancien collaborateur de Boni YAYI, dans le nord est annoncé par les « facebookeurs » comme étant un candidat sur lequel il faudra compter. Si en réalité, aucun instrument n’a permis de mesurer cette popularité apparente de l’homme, il n’en fallait pas plus pour l’actuel locataire de la Marina, pour vouer aux gémonies, ses proches collaborateurs ou membres de sa majorité jugés trop proches de l’homme. Et c’est peut-être là, l’explication la plus valable qu’il faut donner, à l’interdiction de manifestation à BEMBEREKE dont aurait fait l’objet samedi dernier, Djibril DEBOUROU, député à l’Assemblée Nationale, membre de la majorité présidentielle et dont le zèle constant pour le chef de l’Etat est réputé. C’est aussi peut-être là, l’explication qu’il convient de donner à la tension silencieuse entre le président du Conseil d’Orientation et de Supervision de la Liste Electorale Permanente Informatisée (COS LEPI), Sacca LAFIA et le chef de l’Etat, qui est aussi réputé tout comme Djibril DEBOUROU, pour son zèle presque aveugle à l’endroit de Boni YAYI. Jonas GBIAN, ex-ministre de l’économie et des finances, évincé du gouvernement au dernier remaniement, et bien d’autres noms encore cachés, mais bien situés dans l’environnement du chef de l’Etat peuvent être classés au rang de Djibril DEBOUROU et de Sacca LAFIA.
Aux cas NAGO et GBIAN, il faut ajouter la situation de certains députés de la majorité qui, depuis quelques mois, vis-à-vis du régime de la refondation, ne mâchent plus leurs mots. Parmi eux se trouvent Nicaise FAGNON, Hélène AHOLOU KEKE et bien d’autres. Pas encore de positionnement soupçonnés chez ces derniers, mais seulement une indépendance d’esprit de plus en plus affirmée à l’instar de Mathurin Coffi NAGO.

La division ?
A l’analyse, la solidité et l’unité de la mouvance présidentielle dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016 s’effrite. Ceux qui, en son temps, avaient déclaré que les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) ne subsisteraient pas après le départ de Boni YAYI du pouvoir, peuvent se réjouir de voir leurs analyses s’avérer avant même le départ effectif de Boni YAYI.
Pendant qu’une aile de la majorité présidentielle, peut-être dans les secrets de Boni YAYI, s’alignent dans la même logique de suspens que ce dernier, d’autres ailes par contre, semblent avoir défini quelques certitudes. Primo, pas de troisième mandat pour Boni YAYI. Secundo, un candidat pour la succession de Boni YAYI, mais qui devra être d’une région déterminée du pays.
Néanmoins, les surprises ne sont pas pour autant écartées. Si en apparence la division se lit, il se peut que cette division demeure à l’étape de l’apparence. Toute cette hargne contre le Général Robert GBIAN, pouvant s’avérer n’être qu’une forme de publicité ensoutanée, n’ayant pour seul objectif que d’attirer l’attention sur un candidat, illustre inconnu, dont les réelles capacités restent à vérifier.
Mastiano Bernard DAVID

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