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Le Matinal N° 4438 du 23/9/2014

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Négociations gouvernement/représentants des travailleurs:les syndicalistes s’offrent en spectacle, les discussions ajournées
Publié le mardi 23 septembre 2014   |  Le Matinal


Alassane
© Autre presse par DR
Alassane Soumanou Djimba
Ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle


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Les espoirs nés de la rencontre du lundi 15 septembre dernier entre le gouvernement et les représentants des travailleurs se sont estompés hier lundi 22 septembre.

Alors qu’on attendait de voir les deux parties poursuivre sur la même lancée et franchir un pas supplémentaire en vue du dégel, on a plutôt assisté à du spectacle.

Au finish, les deux parties se sont séparées dos à dos et projettent de se voir à une date ultérieure pour tenter de colmater les brèches.

Par Josué F. MEHOUENOU

« Nous avons des gens qui se détruisent. C’est la confusion totale. Nous n’avons pas des interlocuteurs valables. Est-ce qu’ils défendent vraiment les intérêts des travailleurs ? Parce que c’est humiliant et honteux. Vous voyez comment ils s’insultent, comment ils se déchirent, comment ils se chamaillent.

Donc on est obligé de suspendre». C’est par ces mots que le ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Alassane Soumanou Djimba, s’exprimait, à l’occasion de la première suspension intervenue peu après le début des négociations hier entre le gouvernement et les responsables syndicaux.

Les couleurs de cette ambiance délétère avaient été déjà annoncées à l’entame, avec les divergences observées au niveau des points inscrits à l’ordre du jour. Les choses sont alors demeurées ainsi et la tension a vite fait de monter entre les représentants des travailleurs.

Comme ce fut le cas lundi 15 septembre dernier, il y avait une fois encore des tirs croisés contre la Confédération des Syndicats des Travailleurs du Bénin (CSTB) de la part d’autres organisations syndicales, notamment la Confédération générale des Travailleurs du Bénin (CGTB) et la Confédération des Organisations syndicales indépendantes (COSI-Bénin). A la suspension, la tension était toujours vive.

Les invectives fusaient et les injures pleuvaient.

Dans cette situation, le gouvernement, si on s’en tient aux explications du ministre de l’Enseignement a manqué d’interlocuteur et a dû faire face à des divergences de toutes sortes. «Quand ils vont se comprendre et que la paix reviendra, on va s’entendre», laissera-t-il entendre. Selon le secrétaire adjoint de la CSTB, Kassa Mampo, les divergences enregistrées sont relatives aux points à inscrire à l’ordre du jour.

Là-dessus, les confédérations n’auraient pas réussi à accorder leurs violons. «Ils ne veulent pas de la satisfaction des revendications des travailleurs», fait-il observer, donnant ainsi l’occasion au secrétaire général de la CGTB, Pascal Todjinou de répliquer que lorsqu’on a commencé la session, il faut finir avec les points inscrits à l’ordre du jour avant d’en ajouter d’autres. «Je suis dans la cohérence syndicale et non dans l’anarchie syndicale», martèle ce dernier.

De retour en salle après cette première suspension, aucune avancée n’a été enregistrée, jusqu’à une nouvelle intervention.

A la fin des travaux, les deux parties ont fait des déclarations qui illustrent que «rien n’a évolué».

Pourtant, la forte délégation gouvernementale composée entre autres des ministres des Enseignements maternel et primaire, de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, du ministre de la Santé, de celui chargé des Relations avec les Institutions, du Travail et de la Fonction publique; du ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, renforcée par la présence de la directrice de cabinet du chef de l’Etat, du directeur général du Budget, des conseillers techniques du chef de l’Etat au Dialogue social et à la Fonction publique semblait assez consistante pour obtenir des avancées en ce qui concerne le dialogue social.

Les deux parties entrevoient une rencontre ultérieure, pour poursuivre les échanges.

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