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Le Matinal N° 4440 du 25/9/2014

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Sacca Lafia au sujet de la correction de la Lépi : « Attendons le 30 novembre »
Publié le vendredi 26 septembre 2014   |  Le Matinal


Sacca
© Autre presse par DR
Sacca Lafia, Président du Conseil d`Orientation et de Supervision des operations de correction de la Lépi.


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« Je demande à chacun d’attendre le 30 novembre. En ce moment, s’il y a des observations, ils vont le faire. S’il y a des explications à donner, je le ferai. Si je reçois les ressources qu’il faut, je pourrai finir à cette date. Si je ne reçois pas le moment venu, je vais m’expliquer », a déclaré hier jeudi 26 septembre 2014, le président du Cos Lépi Sacca Lafia au sujet de la correction de la Lépi.
Le Matinal : Honorable Sacca Lafia, aujourd’hui il y a une polémique qui s’enfle au sein de l’opinion publique quant à la disponibilité ou non de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), ou plutôt dites-nous d’abord où en êtes-vous aujourd’hui au sein du Cos /Lépi dans les travaux de correction de la Lépi ?


Sacca Lafia : Je crois que le débat qui a cours ce moment, est un débat qu’on a déplacé. La première chose, c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale, le Président Houngbédji qui, lors d’une émission a dit ceci : La manière dont le gouvernement finance la Lépi peut être préjudiciable à l’élaboration de cette liste. C’était cela le débat. Ensuite, le chef de l’Etat sort le lendemain ou bien le même jour pour dire que les élections coûtent trop cher. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que ce que le Président Houngbédji a dit, est corroboré par la déclaration du chef de l’État. Le débat, c’est de savoir est-ce que le gouvernement veut vraiment financer les élections. Habilement, on a déplacé ce débat sur la disponibilité de la liste. D’abord le débat, c’est de savoir si le gouvernement veut financer ou non les élections. C’est tout ! Maintenant ce que je veux dire, dans la profusion des déclarations, c’est qu’il y a une que je veux démentir. C’est celle du ministre des Finances qui a dit qu’il ne dispose pas d’un budget du Cos/Lépi. Il dispose bel et bien le même budget en plusieurs copies. La dernière lui a été transmise le 11 aout dernier par l’intermédiaire d’une communication déposée en Conseil des ministres le 11 août dernier. J’ai les preuves. A la fin de l’interview, je vais vous montrer les documents qui prouvent qu’il a reçu copie de ce document. Donc, le Cos/Lépi a bel et bien déposé de courrier. Le tout premier budget qu’on a élaboré dans le cadre du Cos Lépi, c’est 13.200.000.000. Le gouvernement nous a dit de revoir à la baisse certains chapitres. On a revu pour leur présenter un budget de 9.8 milliards. Des 9.8 milliards jusqu’au 30 août, nous avons eu 6 milliards 100 millions. Donc, jusqu’au 30 août, ce sont les fonds mis à notre disposition par le ministre Gbian. Donc, dès que le ministre Koutché est arrivé le 5 septembre, il a mis à notre disposition 500 millions. Ce sont ces 500 millions plus les 200 millions qui restaient qu’il a annoncés comme solde de notre compte, 700 millions. Depuis le 11 août, on a introduit une communication pour demander des ressources qui ne sont pas parvenues jusqu’aujourd’hui. Donc, dans notre compte aujourd’hui, il y a 700 millions ou, peut être, moins avec certitude. Mais, au même moment, je vous ai présenté un document qui montre que nous avons des arriérés de paiement d’environ 2.7 milliards et c’est incomplet. On n’a pas ajouté les imprimeurs qui ont déjà livré leurs matériels depuis 6 mois et d’autres petits clients qu’on n’a pas payé. Il n’a pas fait cas de la lourdeur des procédures administratives. N’importe quelle acquisition qu’on veut faire ici et qui dépasse 20 millions, il faut attendre 2 ou 3 mois pour l’obtenir. Cela joue même pour acheter les petits matériels dont on a besoin. Cela augmente nos délais. Donc, c’est ça la réalité. Maintenant, je voudrais dire ceci. Dans plusieurs émissions j’ai annoncé la sortie de la liste pour le 30 novembre. Je demande à chacun d’attendre le 30 novembre. En ce moment, s’il y a des observations, ils vont le faire. S’il y a des explications à donner, je le ferai. Si je reçois les ressources qu’il faut, je pourrai finir à cette date. Si je ne reçois pas le moment venu, je vais m’expliquer. Qu’ils sachent qu’il y a une volonté ici de faire sortir à cette date là, une liste de bonne qualité.

Vous l’avez très bien dit, mais l’opinion n’est toujours pas située au sujet de ce jeu de ping-pong entre vous le Cos et le ministre des Finances et la Céna. Entre toutes ces trois institutions, qui est en train de faire économie de vérité ?

La vérité pour moi, la référence, ce sont les documents. Le ministre en charge des Relations avec les institutions a bel et bien signé le 11 août une communication qui a joint notre budget exercice 2014 et le budget global de la Lépi élaborée depuis 2013. Vous avez cela devant vous. Donc, nulle part, le ministre n’a dit qu’il a transféré au Cos/Lépi, plus de 6.5 milliards. On le reconnaît. On a 6.5 milliards qu’on a eus sur 9.8 milliards environs 10 milliards. Il y a encore 4 milliards de gap. Cela veut dire qu’on n’a pas encore percé le plafond de notre budget quand bien même il est élaboré depuis 2013. On s’en tient à ce budget. On demande seulement au gouvernement de mettre ces ressources à notre disposition. C’est tout. Pas plus que cela.

Mais le ministre des finances annonce d’ailleurs pour demain vendredi une rencontre avec le Cos/Lépi et la Céna histoire de réétudier le budget et de s’asseoir et mieux discuter. A quoi devrait-on s’attendre à l’issue de cette séance.

A vrai dire, c’est le ministre et ses techniciens qui ne veulent pas lire les documents. Ce que le Cos/Lépi fait est basé sur une loi de la République conforme à notre constitution qui a défini les responsabilités du Cos/Lépi dans cette situation. Cette loi a dit que le Cos/Lépi définit la forme et élabore la carte électorale. Il a dit que le Cos/Lépi fournit les documents électoraux. Les documents électoraux, c’est la liste électorale, c’est la liste d’émargement, c’est la liste des centres de vote, c’est la liste des bureaux de vote. Donc, le Cos/Lépi fournit cela. Donc, le reste, c’est de prendre le budget de la Céna et de voir si la Céna prévoit d’élaborer, les mêmes documents et de les écarter. Donc, on n’a pas besoin d’une réunion outre mesure. Mais comme il tient et qu’on connaît l’enjeu, nous, on sera là demain. Avec les textes, nous allons lui demander de se référer aux textes et, de là, il va savoir lire exactement ce qu’il a à faire. Donc si notre budget qu’on a élaboré en son temps, suffit à faire sortir ces documents, le moment venu, on le dira. Si on a besoin d’un additif, on va l’exprimer. Nous au Cos/Lépi, on travaille en toute sincérité. Nous sommes des élus. Un élu, vous n’imaginez pas. Il y a un groupe de citoyens qui vous fait confiance. Nous ne sommes pas des nommés comme ça par le plaisir d’un individu ou d’un Conseil des ministres. C’est une grande frange de citoyens béninois qui, parmi des milliers, vous font confiance pour les représenter. Nos paroles ne doivent pas être prises à la légère. Moi, je suis profondément touché quand on doute de ce que je dis. Si on me dit, ‘’est-ce que ce que vous dites là, vous êtes sûrs ?’’, cela me touche. Cela touche à ma personnalité et à ma dignité. Je peux me tromper. Cela arrive. Tout être se trompe. Mais qu’on doute et que croit que je suis en train de mentir délibérément, cela me fait mal.

Donc, au lieu de jeter du discrédit sur votre personne, le gouvernement devrait se poser des questions si le 30 novembre prochain la liste n’était pas prête ?

Ce n’est pas le gouvernement seul, c’est tout le peuple. Quand la liste n’est pas prête, je vais m’expliquer. Je ne suis pas un cabinet spécialisé dans la correction de la Lépi. Les cadres qui travaillent, je ne les ai pas recrutés sur Cv. Je les ai trouvés ici. Ensuite, les ressources me sont données à tempérament. Je suis soumis aux procédures de gestion comme les autres administrations ordinaires. Ce n’est pas comme dans une situation d’urgence où vous agissez comme vous voulez, quand vous voulez. A partir de cet instant, chaque chose dure le temps que ça va durer. On fait l’effort, compte tenu des délais, on fait l’effort de nous tenir à l’intérieur de cela. Depuis 4 mois, on est en train de faire la lecture optique. On pensait en prenant cette option, c’est pour avoir la qualité. Mais depuis 45 jours, nous sommes en train de recorriger ce que les jeunes ont fait ici. Cela a pris aussi trois mois parce qu’il nous est arrivé des documents de mauvaise qualité et cela se comprend. En l’intervalle d’une semaine, recruter 10 mille jeunes et leur demander de remplir des formulaires, vous êtes sûrs que c’est peut être la moitié seulement qui peut le faire. Si vous prenez dans la rue des gens qui ont le Bepc et vous leur demandez de copier seulement une page de texte, il y aura des fautes. Ce sont les réalités. Même si la fiche est mal faite, il faut tout corriger pour qu’elle soit acceptée par la machine et conforme à la loi. Donc, les gens doivent comprendre tout ça. C‘est très bien pour les Béninois d’être tranquilles quelque part, assis devant son micro, critiquer l’autre, jeter l’opprobre. Mais mettez-les à l’épreuve et vous allez comprendre qu’ils sont bien loin de celui qu’ils sont en train de critiquer.

Il y a quelques jours, vous avez déclaré que si le gouvernement ne vous donnait pas, au plus tard le 20 septembre, les 3 milliards que vous réclamez, la liste ne sera pas prête.

On ne voulait pas forcément les 3 milliards du coup. Mais on voulait quand même une avance d’environ deux milliards. Effectivement, on est aujourd’hui au 25, je n’ai pas reçu les 2 milliards. Je sais que cela joue sur les délais. Je ne vais pas tout de suite déclarer que le gouvernement ne veut pas respecter le délai. J’attends. On peut rattraper puisque cela a été une planification. Il y a ce que j’ai prévu faire en 10 jours, il se peut qu’en 7 jours, on puisse réussir. Si on a un enregistrement complémentaire à faire, on le planifie pour le réaliser en 10 jours. On a prévu de dédoublonner, on peut le faire en 3 semaines. Si, on peut réussir à le faire en 10 jours, ça sera du temps gagné sur le calendrier. Donc, c’est pour cela que je ne me prononce pas tout de suite. Qu’on avance d’abord vers les 10 novembre. Si on peut tenir, on va s’expliquer. Je veux que les gens retiennent qu’on a une volonté de faire. On n’est pas animé d’une mauvaise volonté outre mesure.

Propos recueillis par Ricardo Kpékou et transcrits par Hospice Alladayè

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