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3e session ordinaire du Comité national de la Microfinance (CNM) : Tenir le pari de la réalisation à 90% du PTA 2014
Publié le mardi 30 septembre 2014   |  La Nation


3e
© Autre presse par DR
3e session ordinaire du Comité national de la Microfinance (CNM) : Tenir le pari de la réalisation à 90% du PTA 2014


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Le Comité national de la Microfinance (CNM), mis sur pied par le décret n° 2009-707 du 31 décembre 2007, et officiellement installé le 6 août 2010, est le cadre institutionnel de concertation de tous les acteurs intervenant dans le secteur de la microfinance. Hier lundi 29 septembre, il a tenu sa troisième session ordinaire pour l’année 2014. Au menu, des points importants dont un exposé suivi de débat sur la Finance participative ou islamique, l’étude des activités à réaliser par le CNM au cours du dernier trimestre de l’année (organisation des Journées du CNM) ; la note de conjoncture sur l’état du secteur de la Microfinance…


Secteur important dans le combat pour la réduction de la pauvreté, le secteur de la Microfinance est un secteur incontournable dans le développement de l’économie béninoise. C’est pourquoi à l’ouverture de la troisième session ordinaire du Comité national de la Microfinance hier, le directeur de cabinet du ministre en charge de la microfinance, Abdel Rahamane a remercié les membres du comité pour leurs efforts en faveur du développement du secteur. Ses remerciements sont également allés aux partenaires stratégiques. Puis, il a dit sa conviction que la microfinance constitue la réponse adéquate à l’amélioration des conditions de vie d’une bonne partie de la population béninoise. C’est pourquoi, signale-t-il, la mission du ministère est essentielle. Aussi doit-il œuvrer à doter le système financier décentralisé d’un environnement propice à son développement. Présenté par Monra Kora Toungou, expert Microfinance à la direction de la Promotion de la Microfinance, le point de la préparation de l’organisation des Journées nationales du Comité national de la Microfinance, révèle des défis à relever. En effet, au 30 juin dernier, le niveau de réalisation était de 18% contre 69% attendu. Ceci en raison du retard accusé dans les travaux d’actualisation du Document de Politique de Développement de la Microfinance (DPDM). Nonobstant, il a été retenu de tenir une Journée du Crédit et de l’Epargne, puis une Journée de l’Assainissement et du DPDM. Celles-ci devraient donner lieu au partage des conclusions de l’étude sur la mobilisation de l’épargne par les systèmess financiers décentralisés (SFD) au Bénin, à la rencontre avec les clients dans quelques SFD choisis afin de recueillir leurs préoccupations…Ensuite, la présentation des bilan et perspectives du CNM renseigne qu’il est chargé d’assurer le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions de la politique nationale puis de proposer des mesures d’adaptation, en cas de besoin, en validant les plans annuels de programmation tout en analysant les résultats des différents programmes d’appui. Il est chargé aussi de rechercher la cohérence des interventions dans le secteur avec a politique nationale et, dans ce cadre, d’assurer la supervision des programmes de développement du secteur de la microfinance dès l’approbation du document de politique nationale.

De la finance islamique
Au titre de l’année 2014, il a engagé l’étude sur l’état des lieux et les déterminants de la promotion de l’épargne au Bénin, et entend appuyer l’organisation de la semaine nationale de la microfinance, appuyer l’organisation de la table ronde des PTF, assurer la tenue régulière de ses sessions, financer des études et éditer puis vulgariser le DPDM. Si le niveau d’exécution des activités est faible, les ambitions restent grandes. Ainsi, en termes de perspectives, le CNM se propose de réaliser la majorité des activités prévues au PTA 2014 et d’atteindre un taux d’exécution de 90%, de finaliser le DPDM actualisé, mettre en œuvre les recommandations issues des différentes études réalisées en vue de la professionnalisation du secteur.Le CNM a profité de sa session pour s’informer davantage sur la variante «finance islamique» qui s’adresse aux personnes principalement pauvres ou à faibles revenus, qui ne peuvent avoir accès au système bancaire conventionnel et à ses produits ou qui ne veulent pas en profiter en raison de leurs croyances. Elle proscrit, en effet, l’intérêt dans les échanges commerciaux et financiers. Ainsi, l’incertitude est interdite, de même que la spéculation et les activités illicites, avec une stricte obligation d’adosser les transactions sur des biens et services tout en valorisant le partage des bénéfices et des pertes. En clair, la finance islamique est motivée par une dimension sociale, humaine, durable, solidaire, éthique, équitable et guidée par une bonne gouvernance. Elle lie étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet concret associé. Plus concrètement encore, le terme finance islamique est aujourd’hui largement utilisé pour désigner les activités financières et commerciales qui respectent les principes du droit et de la jurisprudence islamiques. Elle s’applique à des produits et instruments financiers compatibles avec la loi islamique (Charia) visant à offrir une alternative éthique viable aux outils de financement traditionnels. En sus, elle allie la proximité (investissement sur des projets réels), à la petite taille dans un souci de lutte contre le manque de transparence ; puis à la transparence.De nombreux pays l’ont expérimentée, le Bénin aussi à travers le Fonds national de la Microfinance sur financement de la Banque islamique de Développement. Il ressort du bilan qu’elle enregistre déjà des succès et mérite d’être soutenue ; tant les modalités rendent ses produits plus favorables et accessibles aux populations particulièrement vulnérables.



Par Wilfried Léandre HOUNGBEDJI


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