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La Presse du Jour N° 2237 du 14/10/2014

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Blocage du processus électoral au Bénin : Yayi veut les communales pour le 28 décembre (Un montage qui cache beaucoup de choses…)
Publié le mardi 14 octobre 2014   |  La Presse du Jour


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© Autre presse par DR
Le Conseil des ministres


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Le Conseil des ministres du mercredi 8 octobre 2014 a émis le vœu de voir les élections communales, municipales et locales se tenir nécessairement avant le 31 décembre 2014. Une volonté exprimée 24 heures après la déclaration du président de la Cour suprême faisant état de l’impossibilité d’organiser ces mêmes élections cette année. Une bonne confusion qui cache bien des choses.

La communauté internationale doit davantage mettre la pression sur le Bénin ! Il n’y a que ce seul moyen pour sauver notre démocratie et sauver les prochaines élections législatives et présidentielles. La confusion actuelle entretenue par les uns et les autres en ce qui concerne la liste électorale permanente informatisée (Lépi) n’est que l’arbre qui cache la forêt. C’est la démocratie béninoise même qui est menacée. Vendredi dernier, lors de des échanges avec une délégation du bureau de l’Assemblée nationale conduite par Mathurin Coffi Nago, Boni Yayi a martelé que les communales aient lieu le 28 décembre prochain. Le parlement, le Cos-Lépi, le gouvernement, pour cela, devront identifier les goulots d’étranglement contenus dans le code électoral, proposer un nouveau texte à examiner rapidement pour rester dans les délais. Il ne s’agit là que des intentions qui contrastent avec la réalité aujourd’hui. Cette réalité, c’est qu’au sein du Cos-Lépi, les divergences sont telles qu’il sera difficile de nous sortir une liste potable cette année. La preuve, les autres membres ne se sentent pas engagés par la déclaration de leur collègue Augustin Ahouanvoébla la semaine dernière. Donc, les Béninois ne doivent s’attendre à rien le 17 décembre prochain. La réalité également, c’est que le gouvernement porte une grande responsabilité dans l’incertitude actuelle. Le déferlement ministériel observé ce week-end sur le terrain pour tenter de montrer à l’opinion publique que le gouvernement n’en est pour rien dans cette situation n’est pas innocent. Si le gouvernement l’avait voulu, au lendemain du K.O de 2011, il aurait œuvré pour le démarrage de la correction de la Lépi. Yayi avait son plan et n’eut été la communauté internationale, l’impasse serait totale. En politique, il y a des actes qui ne trompent pas. A 18 mois de la fin de son mandat, dans l’entourage très proche du Chef de l’Etat, personne ne peut lever le petit doigt pour dire qu’il souhaite lui succéder. La communauté internationale doit comprendre tout cela et maintenir la pression pour sauver la démocratie béninoise, la première en Afrique.

Grégoire Amangbégnon

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