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Inscription dans les universités privées et octroi des bourses de formations: Les clarifications du DEPES, David Azocli
Publié le mercredi 15 octobre 2014   |  L`événement Précis




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Deux grands sujets agitent actuellement le monde de l’éducation en rapport avec le choix des filières de formations des étudiants pour cette rentrée universitaire 2014-2015. Il s’agit de la sélection des boursiers dans les écoles publiques/privées de l’enseignement supérieur et la question de l’attribution des bourses de formation chantée dans les médias par certaines écoles privées. A ce sujet, le directeur des établissements privés d’enseignement supérieur (DEPES), David Azocli apporte des clarifications. Dans cette interview, il parle du processus qui a amené le Gouvernement à autoriser certains établissements privés de l’enseignement supérieur à recevoir, au même titre que les écoles publiques, des étudiants avec une révision à la baisse des frais de formation. Il a également évoqué la nouvelle trouvaille de certains établissements privés pour améliorer leurs effectifs. Il s’agit de l’octroi des bourses de formations. Une initiative certes appréciée par le Depes, mais au sujet de laquelle il a appelé les parents et étudiants à être vigilants. Par ailleurs, une descente est prévue pour interpeler les établissements non autorisés.

L’Evènement Précis : Le ministère de l’Enseignement supérieur a pris une grande décision validée par le Conseil des ministres. Il s’agit de permettre aux établissements privés de l’Enseignement supérieur d’accompagner le public dans l’inscription des nouveaux bacheliers après que les établissements publics ont enregistré les effectifs attendus.

Dr. David AZOCLI : Cette initiative est claire. D’abord pour s’inscrire dans un établissement privé d’enseignement supérieur, nous avons dit à plusieurs reprises de respecter les règles. L’intéressé doit se poser plusieurs questions, à savoir, si l’établissement est autorisé, si la filière de formation est autorisée, si le programme de formation est homologué et enfin si le diplôme sera cosigné par le Ministère ou pas. Mais cette année, juste après le bac, l’Etat, après avoir fait les orientations et sensibilisations sur les offres de formation dont disposent les écoles universitaires publiques, est passé à l’étape de la sélection des bacheliers à qui il a accordé des bourses. Maintenant, à côté de la sélection pour les boursiers, il y a également l’étape dénommée « titre payant » à titre dérogatoire dans les écoles universitaires où l’étudiant doit payer soit 106.000 fcfa soit 250.000 fcfa, selon les cas pour entrer dans nos écoles. Mais il y a des privés qui ont réclamé d’accompagner l’Etat en recevant des étudiants à titre payant. C’est là qu’il leur a été demandé leurs capacités d’accueil. Des promoteurs ont répondu. Certaines varient de 10 places à 4.000 places. Maintenant, face à cette demande, qu’est-ce qui va se passer ? Quand l’Etat va finir sa sélection à titre payant dans le public et qu’il restera encore des étudiants brillants, ces derniers pourront être repartis. Et il faut préciser que ce sont les meilleurs qui iront. C’est eux qui auront à payer 200.000 Fcfa voire 250.000 Fcfa conformément à la décision du Conseil des ministres. Le Conseil des ministres n’a jamais imposé à un établissement privé de recevoir des étudiants à 200.000 Fcfa ou 300.000 Fcfa. Non, c’est ce que les privés en question ont demandé. Dans le cas d’espèce, l’Etat les accompagne et vice-versa en acceptant de recevoir des étudiants à titre dérogatoire. C’est ainsi que si votre enfant est recruté à titre dérogatoire, et qu’un établissement privé accepte, il va payer 200.000 Fcfa ou 250.000 Fcfa selon le cas, mais d’autres qui iront directement peuvent aller payer 800.000 Fcfa voire 1.000.000 Fcfa comme ils ont l’habitude de le faire. Dans le cas d’espèce, les établissements corrects vis-à-vis de l’Etat qui sont au nombre de 41 sont autorisés. Mais parmi les 41 établissements, c’est à peine 15 établissements qui ont accepté de recevoir à titre dérogatoire les étudiants. Il faut préciser que l’Enam, par exemple, ne peut pas accepter tous les étudiants quand bien même, les rejetés ont de très bonnes moyennes.

Quels avantages pour ces écoles ?
Primo, l’Etat accompagne le secteur privé dans cette initiative. Secundo, le diplôme dans ce cas est garanti. Car, l’Etat suit de prêt les écoles privées qui accepteront accompagner l’initiative pour que la formation de ces enfants ne soit pas bâclée. N’oubliez par que nous avons 129 établissements desquels, nous avons 41 corrects vis-à-vis des textes en vigueur. C’est donc le partenariat public-privé qui se poursuit.

Quel est l’avis de la Depes sur l’attribution des bourses comme le chantent certains établissements privés ? Peut-on faire foi à ces promoteurs ?
Ces derniers temps, des établissements annoncent qu’ils accordent des bourses aux 100 premiers inscrits et on fixe le montant. Dans ce cadre, il y a également le Haut-commissariat de la solidarité qui accorde aussi des bourses au privé. Il faut comprendre que personne n’est contre ces bourses. Mais attention, ceux à qui on accorde des bourses n’ont qu’à voir si ces établissements privés sont vraiment autorisés, sont en règle vis-à-vis de l’Etat pour que demain, leur diplôme ne soit pas rejeté. Je le dis parce qu’on a déjà eu deux cas, où le Haut-commissariat à la solidarité nationale a donné des bourses. Les intéressés sont allés vers nous demander si les filières choisies sont bien autorisées. Mais, en jetant un coup d’œil dans nos fichiers, il a été constaté que les filières ne sont pas autorisées. Attention, recevez, mais cherchez à comprendre si les promoteurs sont autorisés, si les filières de formation sont autorisées, est-ce que les programmes de formations sont homologués ? Est-ce que les diplômes seront reconnus par le Ministère ?

Où en sommes-nous avec la question d’assainissement du secteur des établissements privés de l’enseignement supérieur ?
Vous avez parfaitement raison. Quand vous prenez la zone de Porto-Novo, par exemple, il y a près de 15 promoteurs qui ont créé des établissements sans aucune autorisation. Je vous rassure que d’ici la semaine prochaine, une tournée sera effectuée dans l’Ouémé pour faire le constat et ensuite un rapport sera adressé à l’autorité. Je vous rassure que la seule solution est de procéder à leur fermeture comme cela a souvent été le cas. Pour ouvrir un établissement, il faut d’abord solliciter l’accord de création avant de chercher l’autorisation d’ouverture. Même si les gens ont déposé des dossiers, ils doivent attendre le droit d’ouverture.

Propos recueillis par Emmanuel GBETO

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