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Continent noir/Quelles reformes pour l’administration publique en Afrique?
Publié le mardi 25 novembre 2014   |  Afriquinfos


Cérémonie
© aCotonou.com par Didier ASSOUMOU
Cérémonie d`ouverture de la réunion du Conseil d`Administration de la BAD, en présence du premier ministre ivoirien
Lundi 08 septembre 2014. Abidjan. Le premier ministre, Daniel Kablan Duncan et plusieurs membres du gouvernement ont assisté à la première réunion du Conseil d`Administration de la Banque Africaine de Développement (BAD), marquant le retour de l`institution en Côte d`ivoire.


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L’absence de reddition de comptes et la montée de la gabegie dont fait preuve l’administration publique en Afrique sont contraires aux principes de management public applicables en démocratie. Ce qui a motivé des experts en économie, à se pencher sur la question. A l’issue d’une analyse conjointe, ils proposent cinq grands axes sur lesquels le continent devra se pencher pour régulariser ce secteur indispensable au développement.

Les nominations, les affectations, les attributions de marchés publics, les recrutements, sont plutôt des outils de rétribution des «soldats électoraux» en Afrique.

Pour les experts, le premier grand chantier de réforme administrative auquel l’Afrique devra faire face est celui de la dépolitisation de l’administration. Dans un département ministériel par exemple, la coloration politique de la majorité des fonctionnaires (autorités administratives) est fonction de la coloration politique du ministre (autorité politique) puisque ce dernier nomme ses soldats électoraux à des postes administratifs au mépris des exigences de performance.

Cela constitue une violation du principe de neutralité de l’administration. L’article 5 de la Charte de la Fonction publique africaine stipulant que l’administration ne doit exercer sur ses agents aucun traitement discriminatoire en raison des caractéristiques liées à la personne l’illustre parfaitement.

Les experts proposent donc de séparer le niveau politique (stratégique) du niveau administratif (opérationnel) pour permettre à l’administration publique de servir l’intérêt général. Cela passe par l’adaptation du cadre juridique aux exigences de neutralité et le renforcement des garanties institutionnelles devant servir de recours pour excès de pouvoir. Le deuxième grand chantier, proposent les experts, est celui de la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. En l’état, le recrutement des fonctionnaires se fait par concours d’entrée dans les écoles de la Fonction publique dont les modules de formation ne sont pas toujours adaptés aux besoins actuels de l’Etat et dont les produits formés ne sont pas toujours les plus compétitifs sur le marché du travail.

Par exemple, il est contre-productif de rejeter le titulaire d’un master en administration publique (MPA) obtenu dans les meilleures écoles du monde pour la simple raison qu’il doit passer par un concours d’entrée dans une école nationale d’administration au rabais (le diplôme est inférieur à un master).

En clair, l’administration publique africaine ne recrute pas toujours les meilleurs et ne prévoit pas la possibilité de capitaliser les expériences internationales.
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