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Le Matinal N° 4486 du 28/11/2014

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Retard dans l’organisation des élections : Quand le gouvernement joue à différer les communales
Publié le vendredi 28 novembre 2014   |  Le Matinal


Dématérialisation
© Autre presse par dr
Dématérialisation de la liasse de dédouanement : Yayi et la Segub pour la numérisation des opérations douanières


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Le gouvernement du Bénin ne peut plus convoquer le corps électoral avant 2014. Sans le dire, il l’a laissé transparaître, en filigrane, dans son dernier relevé du Conseil extraordinaire des ministres. Les choses avancent à pas feutrés pour le gouvernement de Yayi qui cherche, par tous les moyens, à faire passer les législatives avant les communales.


Les partis de l’opposition peuvent piailler, gesticuler, marcher, s’ils ne sont pas vigilants, le bébé en gestation attend juste la date de la délivrance. En tout cas, le Chef de l’Etat, malgré la raclée de la Cour constitutionnelle, ne semble pas du tout être perturbé dans son schéma. A défaut de lui, il faut quand même un bon élément après lui. Pour y parvenir, le jeu n’est pas du tout compliqué. Il lui suffit juste, avec sa présence actuelle au niveau communal de traîner les choses pour que les législatives passent avant les communales. Le maître à penser politique du Palais avait commis l’erreur monumentale de dévoiler le plan mais, semble-t-il que c’est le cheval gagnant si le Chef tient encore à un repos paisible. L’exercice consistera juste à miser sur les élus locaux illégaux actuels afin qu’ils aident, à coût de millions, à faire élire assez de députés colorés « vert » à l’Assemblée nationale en avril prochain. Une fois ce pari gagné, que ces derniers ont leur jackpot et que l’Assemblée est vidée des contestataires gênants, le boulevard sera ouvert pour le vote des lois orientées et une majorité qui sera alimentée, à coût d’argent, pour la bataille de la présidentielle de 2016. En ce moment-là, ces désormais ex-députés contestataires affaiblis n’auront plus de poids et seront davantage fragilisés pour une quelconque bataille présidentielle. Le maître à jouer, très discret, aura les coudées vraiment franches pour suffisamment occuper le terrain (puisqu’il n’a plus rien à perdre) avec les moyens de l’Etat et préparer son dauphin sans s’afficher. Mais, avant tout ceci, il faudra s’entendre avec les contestataires d’antan du Cos-Lépi qui se sont curieusement tus. C’est d’ailleurs le préalable, parce qu’ils sont les principaux acteurs du processus. La preuve, le Conseil des ministres actuel les a rendus responsables du retard sans qu’aucun d’eux ne se lève pour répondre comme ils en ont l’habitude. Donc, la stratégie est donc de les rendre ouvertement responsables, de leur permettre de venir tout le temps s’expliquer en justifiant les délais et, donc, de jouer sur le temps. La machine Lépi, une fois bien huilée, saura faire passer doucement le vaccin au peuple en trouvant les raisons justes de justifier les retard set permettre d’organiser les législatives constitutionnelles avant les communales et locales. Tout ceci s’explique d’ailleurs bien puisque le gouvernement qui était dans une logique d’aller vite et qui était même sur le point de solliciter une loi dérogatoire se découvre subitement qu’il y a des verrous législatifs qu’on ne saurait briser. Et donc, il trouve qu’il ne peut pas convoquer le corps électoral tant que la liste n’est pas disponible. Essayons l’exercice simple qu’avec tout ce que le Président du Cos-Lépi dit, la liste venait à être prête en janvier. Le corps électoral sera convoqué et on trouvera que les élections communales ne pourront plus être organisées parce que cela entre déjà en conflit avec les délais légaux des élections législatives. Le jeu est donc fait pour une prolongation du mandat des maires et une préparation psychologique et financière maximale en vue de la bataille pour les législatives.

Ils n’ont vraiment pas le choix

Si le chef de l’Etat un ses amis Fcbe essaient l’exercice en souhaitant les Communales avant les Législatives, ils ne réussiront pas le coup. Ils en sont sûrs pour deux raisons simples. La première, c’est la baisse de la cote des maires Fcbe dont certains se sont très bien illustrés ces derniers temps avec des affaires domaniales retentissantes. Les épisodes sont encore présents à l’esprit et le maire joyeux de Sèmè et son homologue d’Adjohoun, ajoutés à celui d’Adja Ouèrè, ont certainement de l’expérience à revendre pour ce qui est du stress des tribunaux. La seconde raison, c’est la perte de contrôle de certains maires colorés « vert » qui, avec la forte présence des partis concurrents, sont en train de douter. Face à toutes ces réalités objectives, il n’y a plus d’autres solutions. Tout faire pour tenter l’irrationnel en brouillant les pistes. Sans vigilance et sans une forte présence sur le terrain, l’opposition, une fois encore, finira ses doigts à force de les mordre à chaque fois.

Hospice Alladayè

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