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Editorial : Yayi entre fécondité et stérilité
Publié le mardi 9 decembre 2014   |  Bj.jolome




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Nicéphore Soglo a fait œuvre utile. Lui qui a continué de donner un sens à sa vie après son court mais fructueux séjour à la présidence de la République ne s’est pas encombré de protocole pour indiquer la voie à suivre à celui qui préside, pour un laps de temps encore, aux destinées du Bénin. Quand on a fermé 80 ans d’existence et qu’on a eu le parcours élogieux qui est le sien, on peut se permettre, surtout lorsqu’on a eu le grand bonheur d’occuper cette prestigieuse fonction, de donner de sages conseils au chef de l’Etat. Etre président de la République n’est pas une fin en soi car il y a une vie après la Marina et Boni Yayi y songe de plus en plus.
L’attachement non négociable des Béninois au respect des fondements de notre République et la décision DCC 14-199 du 20 novembre 2014 y ont contribué pour beaucoup. Maintenant plus que jamais, Boni Yayi est convaincu qu’il lui faudra passer le témoin le 6 avril 2016. Et son discours à l’endroit de ses contempteurs le révèle aisément. Absents au dialogue politique convoqué avec précipitation par le gouvernement, ceux-ci ont curieusement eu droit, non pas à un savon de la haute autorité, mais plutôt à des propos conciliants. Le chef de l’Etat est donc conscient qu’il n’a rien à gagner en entretenant à temps et à contretemps des relations conflictuelles avec l’opposition. Fini le temps des passes d’armes stériles. Il faut maintenant parer au plus pressé.
Avant d’achever ce second mandat, Boni Yayi devra relever certains défis parmi lesquels l’organisation dans des conditions acceptables des élections municipales, communales et locales de même que des législatives. Le verdict souverain des urnes reste la chasse gardée des populations qui ne reculeront devant rien pour procéder à échéances régulières à la désignation de leurs divers représentants aux postes de décision. Pour le peu de temps qui lui reste, le locataire du palais de la Marina doit redonner confiance au peuple béninois qui a consenti de lourds sacrifices pour l’avènement du renouveau démocratique.
Mieux, le besoin d’une réorientation des choix stratégiques s’impose au regard de la multiplicité des projets miroités çà et là. Qu’il s’agisse des infrastructures routières, des ponts et ouvrages d’art, de l’école, de la santé, l’autonomie énergétique, l’emploi des jeunes… il reste tant à faire et les actions entreprises dans ces secteurs n’ont pas vraiment satisfait les attentes. Par ailleurs, la mécanisation de l’agriculture qui a même donné naissance à un programme est toujours à l’étape de rêve. Voilà les chantiers sur lesquels le chef de l’Etat est attendu. D’ici la fin de son séjour au palais de la Marina, soit il lui plaira de mouiller le maillot pour faciliter la tâche à son successeur, soit il continuera sur la lancée qui nous a conduits à l’impasse que nous connaissons actuellement. Le temps nous renseignera sur le choix qui est le sien.

9-12-2014, Isac A. YAÏ

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