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Le Confrère de la Matinée N° 942 du 29/1/2014

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Etats généraux du secteur privé par la CCIB: Le gouvernement dans le dilemme
Publié le jeudi 18 decembre 2014   |  Le Confrère de la Matinée


Jean-Baptiste
© Autre presse par DR
Jean-Baptiste SATCHIVI élu président de la CCIB


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Les travaux des Etats Généraux du secteur privé démarrés mardi dernier vont certainement accoucher d’autres résolutions du même secteur. Des deux types de résolutions, lequel prévaudra devant le gouvernement qui, aujourd’hui, se trouve comme pris dans un dilemme ?

En octobre 2012, le gouvernement a cru devoir réunir les acteurs du secteur privé, dans l’optique non seulement de créer la synergie entre secteur public et secteur privé, mais aussi de poser les bases d’un partenariat franc et durable pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin en vue d’une économie plus compétitive. Pendant des jours, et cadres de l’Administration publique et opérateurs économiques ont pu échanger sur les mécanismes nécessaires pour promouvoir l’économie nationale et donc le développement. La préoccupation du gouvernement était d’établir un cadre qui promeuve le dialogue entre les deux secteurs : public et privé.
Les travaux ont été couronnés de succès quant à la qualité des conclusions auxquelles les travaux ont abouti. Un chronogramme de mise en œuvre de ces résolutions a été même défini. Les participants partaient avec la conviction d’avoir contribué à construire un pan de l’édifice économique, à colmater les brèches. En tout cas, l’euphorie s’est emparée de tous les acteurs privés qui croyaient en la bonne foi de leurs vis-à-vis.

Désillusion et doute
Mais à cette joie devaient se succéder le désenchantement, la désillusion. Depuis ces assises, rien n’a pu être fait pour redonner confiance aux acteurs du secteur privé. Les différents résultats sont soigneusement rangés au placard, et bien au contraire, les opérateurs sont mis sous pression fiscale. Malgré les rappels et les cris de détresse, rien n’y fit pour au moins rassurer les hommes d’affaires béninois.
C’est sur ces entrefaites qu’étonnamment, la Chambre de commerce et d’industrie –CCIB- a convoqué d’autres assises dont les objectifs ressemblent à brûle pour point aux résultats de la table ronde d’octobre 2012.
Pour le CNP Bénin, instance faîtière du secteur privé, cela ressemble à un gâchis, une perte de temps et d’énergie. Ces assises dites des « Etats Généraux du secteur privé » ne sortiront rien qui soit différent de ce qui existait déjà et consacré par la table ronde. Conviés pour analyser la faisabilité de la chose, le CNP dirigé par Sébastien Germain AJAVON a fait remarquer que le mieux à faire, c’est de se consacrer dans une conjugaison d’énergie, à l’application des résolutions de la table ronde d’octobre 2012.
Mais la CCIB a foncé droit dans ses objectifs, et fait tenir les Etats généraux dont les travaux ont démarré ce mardi, sous l’égide du ministre d’Etat.
On y voit clairement que le gouvernement se fait représenter ici, alors qu’il est acteur et partie prenante de la Table ronde d’ailleurs convoquée par ses soins.
Aux Etats généraux, il sera question, comme à la Table ronde, de diagnostiquer les maux qui minent le secteur privé.
Face à cette logique bicéphale qui interpelle sur la conscience générale, il est question de savoir des deux Actes (Table ronde et Etats généraux), lequel retiendrait l’attention du gouvernement ? Jouera-t-il sur les deux bords, donnant raison à l’un et l’autre des deux camps nés dans le secteur privé ? Ce qui est clair, le secteur privé se trouve désormais divisé autour des deux personnalités fortes du secteur dont l’un porte le flambeau d’instance faîtière mondialement reconnue par les organismes et organisations internationaux.
Le gouvernement, oubliant ceci et donnant vie à cela, a-t-il les coudées franches pour jouer à l’arbitrage du conflit latent qui consume à petits feux tout le secteur privé ?
Il devra, dans ce dilemme flagrant, savoir proportion gardée.



Félix MAHOUGNON

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