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Année 2015: Des acteurs culturels expriment leurs doléances
Publié le mardi 6 janvier 2015   |  L`événement Précis


Installation
© Autre presse par DR
Installation des coordinations FCBE à Pobè : Jean-Michel Abimbola dénonce les militants de la 25ème heure


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Qu’attendre de l’année 2015 pour le rayonnement du secteur culturel béninois ? C’est la question que nous avons posée à certains acteurs culturels béninois à l’orée de cette nouvelle année. Et ils y ont répondu. Des réponses formulées en doléances clairement exprimées.

Claude Balogoun, représentant des artistes au CES, VP chargé des affaires juridiques de la CNAC:« …Que le tri-milliard culturel dont le chef de l’Etat nous a dotés soit bien orienté »

« 2014 a été l’année qui m’a permis de me faire réélire au Conseil économique et social (CES). C’est aussi l’année qui m’a ouvert les yeux en me permettant de savoir qui est qui et qui œuvre réellement pour la promotion de la culture béninoise. Pour le début de cette année 2015, je souhaite à tout le monde, des vœux de bonne santé, de longévité, de succès dans toutes les entreprises et de beaucoup d’inspirations. Je demande donc que les muses inspirent sérieusement les acteurs culturels pour que les créations artistiques et culturelles qui vont naître en 2015 puissent être des œuvres de longue durée et de profondes inspirations. Je souhaiterais que l’économie culturelle dont nous faisons la promotion depuis plusieurs années déjà puisse devenir cette année une réalité. Je souhaiterais que le tri-milliard culturel dont le chef de l’Etat nous a dotés puisse être désormais bien orienté, bien géré pour qu’à partir de 2016, on ait véritablement les fruits de ce fonds. Je souhaiterais également que les salles de cinéma qui sont en train d’être rouvertes puissent permettre aux hommes de théâtre et du cinéma de bien s’exprimer et puissent être bien gérées pour que, désormais, on ait un marché sur lequel on peut montrer nos œuvres. Je souhaiterais qu’à partir de 2015, le Ministère de la Culture se convainque de ce que le théâtre national est d’une importance capitale et qu’il faut donc désormais démarrer cette affaire. Je souhaite aussi que le Ministère comprenne que seul le théâtre national ne suffit pas pour qu’on puisse vendre. Il faut une synergie d’actions entre les salles de cinéma publiques et privées qu’il y a dans le pays afin qu’on puisse jouer pendant un certain nombre de fois les spectacles qui seront créés au cours de l’année. Voilà les souhaits les plus importants qui pourraient, à mon avis, permettre d’avoir une certaine traçabilité dans la gestion de la culture dans notre pays. Il va donc falloir que la mise en œuvre des projets artistiques et culturels puisse offrir une certaine traçabilité. Car, si on ne sait pas que dans telle ou telle autre salle, il y a telle nombre d’entrées, on ne peut pas savoir si les salles sont rentables ou non ».

Dimitri Fadonougbo, secrétaire à la formation de CNAC-Bénin: «… Il faut un très bon plan de formation »

« Je voudrais, avant tout, souhaiter que la Confédération que nous venons de mettre en place soit une institution forte et non une institution avec des hommes forts. Car, le contraire crée souvent la frustration. Qu’elle soit l’interlocuteur valable pour tous les acteurs culturels sans distinction. Je voudrais également faire remarquer qu’une entreprise qui gagne nécessite des gens bien formés. Je souhaite donc que tous les acteurs culturels se comportent désormais comme des entrepreneurs bien formés. Pour cela, ils ont besoin d’un véritable accompagnement pour être de véritables chefs entrepreneurs culturels. D’où l’importance de la formation. C’est pour cette raison que, de ma position de chargé de formation au niveau de la Confédération, je m’investirai à faire des propositions concrètes et pratiques en termes de renforcement de capacités, en termes d’appui-conseils et enfin en termes de formation continue au profit des acteurs culturels qui en ont réellement besoin pour être de bons chefs-entrepreneurs culturels. Pour cela, il faut un très bon plan de formation afin de mieux accompagner tous les acteurs culturels béninois. Je profite de l’occasion pour remercier le ministre de la Culture, Jean-Michel Abimbola pour la clairvoyance qu’il a eue en initiant de réelles réformes au niveau du secteur. Je suis donc convaincu que son soutien ne nous manquera pas dans la conduite des objectifs de notre Confédération qui s’inscrit parfaitement dans la droite ligne de sa vision de reconstruction du secteur culturel béninois ».

Kazim Laleyè, PDG de l’agence de production «Olorounto Média productions» (OMP)
« Mon souhait est que l’intégration culturelle soit vraiment renforcée »

« Mes vœux d’abord pour l’année 2015, c’est que Dieu nous permette d’avoir une santé de fer et de faire en sorte que le secteur de la culture prenne réellement son envol. Mon souci, c’est que le Bénin émerge aussi musicalement comme notre voisin, le Nigeria. Et pour y arriver, je pense que cela dépend de nous. C’est pourquoi, je souhaite la paix pour le pays. Mon souhait aussi, c’est que l’intégration culturelle soit vraiment renforcée. Aujourd’hui, grâce à la culture, un Angolais ou un Congolais peut aussi chanter en yoruba. Il y a dix ans, cela n’était pas possible. C’est la preuve que par la culture, l’Afrique sera plus unie et plus forte. L’autre chose que je souhaite aussi, c’est que les artistes travaillent davantage. Car, c’est par leur travail qu’ils vont pouvoir rehausser l’image du pays et faire émerger les industries culturelles que nous avons mises en place pour promouvoir notre culture. Je les vois souvent se plaindre de ce qu’il n’y a pas de sponsors pour la culture. Moi je réponds qu’il n’y en aura jamais si les gens continuent d’observer que ceux qui ont mis une partie de leur fortune dans le secteur n’en jouissent pas du tout. Car, c’est quand une activité prospère que les gens se décident à y mettre de l’argent pour soigner et vendre leur image. Je souhaite enfin que le milliard culturel soit orienté autrement. Cela passe par le soutien des industries culturelles que nous avons, lesquelles produisent les artistes et font aussi gagner de l’argent à travers les impôts qu’elles payent ».

Jaconi, arrangeur de son: « …Il faut arrêter avec l’importation des stars étrangères dans notre pays »

« Mon souhait le plus cher, c’est que la musique béninoise se porte mieux que ce qu’on est en train d’observer à présent. En tant que promoteur de la musique béninoise, je voudrais inviter le Gouvernement à se montrer plus rigoureux dans la gestion du milliard culturel. Cela passe par la mise en œuvre d’un système transparent de traçabilité des dépenses effectuées au profit des acteurs culturels. L’autre chose, c’est que cette aide soit désormais accordée aux artistes qui le méritent réellement parce que, moi, je ne conçois pas que des pays que nous dépassons de loin en matière de populations, comme le Togo, en viennent à nous dépasser en matière de musique. Cela n’est pas possible. Je pense qu’il faut désormais changer nos mentalités vis-à-vis de nos artistes. Il faut donc arrêter avec l’importation des stars étrangères dans notre pays à qui nous payons des millions alors que nous sommes incapables de payer 500.000 FCFA à nos artistes locaux qui sont pourtant capables de nous mobiliser énormément de monde. Et c’est pourquoi je me réjouis aujourd’hui particulièrement du fiasco que les organisateurs de spectacles avec les artistes étrangers ont commencé par enregistrer ces derniers temps. Si les Béninois peuvent prendre conscience de la chose en boycottant les spectacles organisés au profit des stars étrangères à coups de millions et se concentrer sur leurs propres artistes, ce serait pour une bonne chose ».

Propos recueillis par Donatien GBAGUIDI

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