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Position sur les listes électorales :Les femmes profèrent des menaces
Publié le dimanche 25 janvier 2015   |  24 heures au Bénin


LEPI
© Autre presse par DR
LEPI au Benin


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Les femmes sont très fâchées et indignées compte tenu des commentaires et des moqueries des Béninois, surtout les hommes qui leur reprochent leur passivité, leur naïveté et leur manque de dynamisme pendant les élections. Les hommes politiques qui les considèrent comme des réservoirs de suffrages, les exploitent au cours des campagnes électorales sans songer à mieux les positionner sur les listes électorales ou à faire leur promotion. Cette fois-ci les femmes menacent de surprendre ou de sanctionner les chefs de parti.

Plus rien ne sera comme avant ont dit tout haut certaines femmes béninoises. « Nous n’allons plus nous laisser manipuler ou exploiter par des chefs de parti qui nous oublient ou trahissent après les élections surtout dès qu’ils obtiennent ceux qu’ils veulent ». Telles sont les menaces proférées par de nombreuses femmes lors des émissions radiotélévisées ou des interviewes dans les journaux. Elles disent qu’elles imposeront aux chefs de partis politiques leur meilleur positionnement sur les listes électorales, conditions sans lesquelles, elles n’accepteront plus d’être utilisées pendant les campagnes électorales, les meetings et autres manifestations pour recevoir des miettes au profit d’autres qui deviennent députés, ministres, Conseillers et Directeurs généraux de société.
Tout cela est bien dit. Mais est-ce qu’elles pourront réellement mettre en exécution leurs menaces, s’interrogent bien de Béninois ? Pendant que celles qui se disent émancipées ou instruites menacent, elles oublient qu’il y a des femmes démunies, nécessiteuses ou pauvres qui constituent la grande majorité, prêtes à ne pas les suivre. Elles n’entendent cracher sur les sandwichs, les canettes de coca ou les 2000 F qu’on leur donne comme pour dire « un tien vaut mieux que deux, tu ne l’auras pas ».
Par quels moyens, méthodes ou actions parviendront-elles à convaincre celles qui pensent que les campagnes sont des occasions rares dont elles doivent profiter pour atténuer ou alléger leurs souffrances ? Le défi est lancé pour les prochaines élections. C’est bien. Mais ceux qui disent que la cause est perdue d’avance, ont-ils tord ? Si les femmes leaders qui prétendent renverser la tendance et même présenter leur candidature à la députation et à la présidentielle, tiennent parole et se font élire massivement, ce serait une première. Cependant, il y a toujours des chefs de partis qui sont sereins, imperturbables et qui se disent comme l’autre, « je donnerai ma tête à couper, si elles parviennent à s’unir, à s’entendre pour nous imposer leur volonté ». Comme pour dire, est-ce que ces femmes béninoises ont fini de traiter leurs consœurs candidates de prostituées, d’infidèles, de « sans maris » ou célibataires de moralité douteuse, qui n’ont pas droit à leur soutien ?
On attend de les voir cette fois-ci joindre l’acte à la parole et les voir réussir, mieux que le changement et la refondation tant prônés en vain, une véritable révolution au Bénin. Elles devront être congratulées, récompensées pour servir de modèle et honorer la nation. On doit toutefois craindre le contraire qu’on pourrait considérer comme un éternel recommencement qui fait jouer à la femme les derniers rôles malgré ses qualités, ses compétences ou ses expériences, une situation qui en réalité ne contribue pas au développement du pays.

Euloge R. GANDAHO/Le Grand Matin

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