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Yayi,Talon et Me Agbo: Des actions à Cotonou pour crédibiliser les paroles de Paris
Publié le samedi 9 fevrier 2013   |  Visages du benin




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Des différentes déclarations faites par le président Boni Yayi à la presse française lors de son dernier et très récent voyage à Paris, on retient que les dossiers le liant à Patrice Talon (tentative d’empoisonnement) et à Me Lionel Agbo (offense au Chef de l’Etat) ne sont plus les préoccupations de première importance de l’homme du changement et de la refondation. A la question des journalistes de Radio France Internationale : « Avez-vous évoqué l’affaire Talon et Lionel Agbo avec François Hollande? », la réponse de Boni Yayi est, on ne peut clair : «… Je n’ai pas fait état de cette affaire avec le président Hollande parce que j’estime qu’aujourd’hui, il y a des questions plus essentielles. A mon niveau, franchement, c’est un dossier qui ne me préoccupe pas du tout. Au contraire, mon souhait est que tout le monde rentre, et que nous puissionsconstruire le Bénin…»

Quand on sait depuis le passage au Palais de la Marina de Nicéphore Soglo, qu’il ne faut pas « oser douter de la parole du Chef de l’Etat », on est tenté de penser que les dossiers de tentative d’empoisonnement et d’offense au Chef de l’Etat sont en voie d’être clos. Seulement les coupables tout désignés dans ces deux dossiers ne pourront rentrer de sitôt et construire avec le Chef de l’Etat, le pays. D’abord parce que tous deux ne se sont pas encore dédits sur les craintes pour leur vie au Bénin. Ensuite, le cas échéant, il y a bien d’autres conditionnalités pour que les paroles de Paris soient transformées en actes à Cotonou.

Les actes de Cotonou pour crédibiliser les paroles de Paris

Pour que les béninois dont a parlé Boni Yayi à Paris, puissent rentrer et construire le pays, l’observation de l’évolution des dossiers qui justifient leur exil en France suggèrent, l’accomplissement à Cotonou de bon nombres de conditions.

Pour le cas Talon, il n’est point exagérer de penser que si Boni Yayi souhaite vraiment son retour, au-delà du classement sans suite de l’affaire d’empoisonnement, il faudra par exemple et dans la même logique, libérer Moudjaïdou, Cissé et Kora tous retenus dans les liens de la détention pour cette même affaire. La même action devrait être appliquée pour les responsables de l’Association interprofessionnels du Coton (Aic) envoyés en prison il y a quelques jours dans le cadre de la gestion de la campagne cotonnière 2010-2011. Or Boni Yayi lui-même l’a déclaré au soir 1er août 2012 à l’occasion de l’émission télévisée spéciale « à cœur ouvert avec le peuple » : l’Aic c’est Patrice Talon. Par ailleurs, pour que ce dernier revienne à Cotonou, il est important que le pouvoir Yayi corrige ce qui ne va pas dans le Programme de Vérification des Importations (Pvi) et dans les campagnes cotonnières afin que l’Etat béninois et les sociétés de Patrice Talon retrouvent chacun, leurs intérêts. Afin sur le même cas, Talon pourrait-il rentrer construire le Bénin avec Boni Yayi alors que Bénin Contrôl reste fermé et que les 500 personnes qui travaillaient sont au chômage forcé ?

Pour le cas Agbo

Tout le monde a compris que la grâce présidentielle en faveur de Me Lionel Agbo n’en était pas une. Outre les déphasages juridiques soulevés, le décret instituant cette supposée grâce est, pour le moment introuvable. Et si donc l’ancien conseiller juridique du Chef de l’Etat devrait rentrer, il faudra que les juges du Tribunal de première instance de Cotonou, se dédisent ou de manière plus plausible, que ceux de la Cour d’appel de Cotonou infirment, rejettent le premier verdict. Mais pour le cas Agbo, il faudra encore plus. Pour que les paroles prononcées à Paris concourent à la construction du Bénin selon les mots du Chef de l’Etat, il faudra que la chaîne de télévision Canal3, la télévision des « trop petits, des enfants qui n’ont pas les diplômes des enfants du Chef » retrouve sa crédibilité et l’audience qu’elle avait avant la suppression de certaines de ses émissions et la condamnation de sa directrice générale dans le cadre de l’affaire Agbo. Et ça dépend du pouvoir Yayi qui doit cesser de faire planer l’épée de Damoclès sur la tête des animateurs et propriétaire de Canal3.

Si l’arrêt des poursuites contre Richard Sènou, Eloi Aho et sont chauffeur dans le cadre du dossier Agbo sont des signes annonciateurs, il faut plus d’actions à Cotonou pour confirmer et crédibiliser les dits de Boni Yayi sur Talon et Agbo à Paris.

Francis Z. OKOYA

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