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Bénin: le président forme son nouveau gouvernement trois jours après la dissolution du précédent
Publié le dimanche 11 aout 2013   |  AFP


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© AFP par GEORGES GOBET
Conférence des Donateurs pour le développement du Mali: l`arrivée du président Yayi Boni à Bruxelles


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COTONOU (Département du Littoral) - Le président béninois Thomas Boni Yayi a rendu publique dimanche soir la liste de son nouveau gouvernement, trois jours après avoir mis fin aux fonctions de l’ensemble de la première équipe de son second mandat pour "poursuivre les
réformes", selon un communiqué de la présidence béninoise.

Ce nouveau gouvernement comporte 26 membres comme le précédent, mais il ne comporte plus de poste de Premier ministre.

Selon un conseiller technique du président Boni Yayi, "des désaccords opposaient le président Boni Yayi et le Premier ministre" (Pascal Iréné Koukpaki), qui n’est pas membre de la nouvelle équipe.

"C’est un gouvernement d’hommes et de femmes de confiance du président, tous membres de la majorité présidentielle," a déclaré à l’AFP Iréné Agossa, membre des formations politiques qui soutiennent le président.

Au total, 13 membres du gouvernement précédent sont reconduits et il y a 13 nouveaux entrants dont cinq femmes et un nouveau ministre à la tête du ministère de la Défense, jusque-là conduit par le président lui-même.

"A travers ce nouveau gouvernement, le président Boni Yayi a congédié trois personnalités dites importantes du régime (Pascal Koukpaki, Kogui N’Douro et Reckya Madougou). Ce qui constitue un signal fort pour les autres", a affirmé à l’AFP un proche du président Boni Yayi.

La proximité présumée de deux des trois "poids lourds" du régime (MM. Koukpaki et Madougou) avec l’homme d’affaires Patrice Talon est la raison de leur départ, indique un conseiller technique du président.

M. Talon est accusé d’avoir été le cerveau d’un complot présumé visant à empoisonner le président Boni Yayi.

Un non-lieu, prononcé en mai 2013, vient d’être confirmé par la cour d’appel de Cotonou dans cette affaire, dans l’attente du verdict de la Cour de cassation.

M. Talon est actuellement en France, où la justice doit se prononcer sur son éventuelle extradition.

L’affaire du complot d’empoisonnement, rendue publique en octobre, secoue depuis des mois le Bénin, pays de neuf millions d’habitants jusqu’ici réputé pour sa stabilité, et dirigé depuis 2006 par le président Boni Yayi.
ba/plh

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