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Analyse de la dernière décision de la Cour constitutionnelle par certains acteurs politique, judiciaire et de la société civile
Publié le jeudi 16 avril 2015  |  Le Matinal
Eugène
© Autre presse par DR
Eugène Azatassou, Coordonateur FCBE




Après deux ans d’exercice au lieu de six mois au départ, Sacca Lafia et les siens sont contraints de céder leur place au centre National de Traitement (Cnt) qui est la structure technique de la correction de la Lépi. C’est la décision rendue dans la soirée d’hier par la cour constitutionnelle pour arrêter les inquiétudes qui gagnent les béninois depuis la guéguerre qui règne entre l’exécutif et le Cos-Lépi sur le reste des tâches à accomplir pour finaliser le toilettage du fichier électoral pour la tenue des différentes joutes électorales. Les acteurs de la classe politique, judiciaire et même de la société civile apprécient diversement cette décision.


Gustave Assah, membre de la Société Civile :Cette décision vient un peu en retard et pouvait être prise depuis par l’institution depuis que les difficultés ont commencé par exister. « A chaque opération un budget, il est même impossible d’évaluer à combien s’élève le coût des cartes d’électeurs ? De l’opération de la correction du fichier électoral puisqu’on est au-delà de treize milliards déjà ? Tout ce qui a été fait est qu’on a débarrassé ce processus de toutes les tracasseries et divergences politiques, des va-et-vient entre les différents corps de politiques, le ministère des Finances et donc Sacca Lafia ».

Eugène Azatassou, Coordonateur des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) :« J’ai bien appris ça puisque le Cos-Lépi a commencé à trop traîner. Sa mission devrait prendre terminé depuis, c’est une bonne chose. Il faut que le CNT s’organise maintenant pour qu’on ait rapidement les cartes d’électeurs très rapidement. Il y a une urgence, il faut que le pays continue de tourner, les élections législatives sont constitutionnelles, or on ne peut pas voter sans carte d’électeur. Par cette urgence, c’est évident que la cour par des décisions à prendre les a prises, je ne peux que respecter d’ailleurs, les décisions de la cour sont recours ».

Gaston Zossou, membre de l’alliance Union fait la Nation (UN) :Cette décision est un épi phénomène, c’est un complot puisqu’on n’a pas été surpris par ces élections, elles étaient prévues depuis quatre ans ; ou depuis toujours quand on joue à nous faire croire qu’il y a quelques difficultés matérielles à les organiser, moi je me dis que c’est un complot qui est en marche. Il revient avec beaucoup de calme, de perspicacité, d’intelligence et de retenue et d’attachement à la paix, à la cohésion nationale de déjouer leurs plans. Il n’y a pas de doute dans les esprits des personnes avisées, que nous sommes victimes d’un complot. En vérité, l’état FCBE a peur d’aller à ce référendum, parce que c’est d’un référendum qu’il s’agit ».

Clotaire Olihidé, spécialiste des questions électorales :« Je suis de ceux qui pensent qu’un organe est constitué de députés qui plus être candidat aux élections législatives ne devaient pas être consignés à une tâche comme celle de la réalisation d’une liste électorale. Malheureusement, c’est ce qui a été fait jusqu’à présent. Le processus a commencé par avoir du plomb dans l’aile, il fallait bien que la cour prenne une décision et elle a pris une décision qui de mon point de vue est salutaire, celle de dessaisir le Cos-Lépi et de confier le reste du processus, c’est-à-dire la distribution des cartes d’électeurs au Cnt. Je crois que cette décision va nous permettre d’avancer. La décision de la cour vient de faire injonction au gouvernement de mettre les moyens à disposition. Ce qui signifie que, toute proportion gardée dans les heures, les jours qui viennent les cartes devraient être acheminées sur le terrain. Il est évident qu’à la date d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas avoir les quinze jours prévus par le code électoral pour que cette distribution se fasse ; mais que voulez-vous ? Les acteurs ont déjà péché, ils ont déjà violé le code, il ne restaitplus à la cour constitutionnelle qu’à prendre ses responsabilités. Elle vient de les prendre et elle dit que la date du 26 avril est maintenue , de façon que le nombre de jours prévus pour la distribution des cartes d’électeurs par le code va être réduit et la cour a la compétence de le faire et nous sommes obligés d’en prendre acte ».

Transcription : Judith Rolande CAPO-CHICHI
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