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La Haute Cour de Justice : L’autre crainte de Yayi
Publié le mercredi 22 avril 2015  |  La Presse du Jour
President
© aCotonou.com par DR
President Boni Yayi




C’est désormais officiel que les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) visent une large majorité parlementaire à la prochaine législature pour réviser la constitution du 11 décembre 1990. Mais il y a une chose que les Béninois ne savent peut-être pas et qui est une crainte par les «yayistes», voire le Chef de l’Etat lui-même : c’est la haute cour de justice.
Le camp qui va contrôler la 7è législature aura de réels pouvoirs pour décider de beaucoup de choses à partir de la rentrée parlementaire. Et çà, on en est conscient dans le camp de la majorité présidentielle. C’est vrai que l’objectif des soutiens du régime au pouvoir est de réviser la constitution. Mais ce qui découlerait de cette éventuelle révision de la loi fondamentale du Bénin, personne ne peut le maitriser. Dans l’opposition, on dit que Yayi veut réviser la constitution pour s’ouvrir les portes d’un troisième mandat. En face, on le dément catégoriquement. Seulement, il y a d’autres choses que la majorité présidentielle, selon les dires de certains de leurs ténors, cachent aux Béninois. Selon des indiscrétions, les 50 députés minimum que visent les Fcbe ne viennent pas seulement pour réviser la constitution, mais plutôt pour protéger les arrières de Boni Yayi au cas où, malgré tout, le Chef de l’Etat partirait du pouvoir en avril 2016. On sait que l’opposition et certains des proches du Chef de l’Etat qui l’ont quitté lui portent dents sur plusieurs dossiers. Certains opposants ne cachent d’ailleurs pas de dire qu’ils le traduiront devant la haute cour de justice une fois que Yayi quittera le pouvoir. Ces menaces, vraisemblablement, ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds. Elles seraient, selon les indiscrétions, bien captées par les membres de la majorité au pouvoir, voire par de très proches du Président de la République. Alors, que faire pour ne pas en arriver là ? Que faire pour ne pas voir, pour une première dans l’histoire politique du Bénin, un ancien président de la République incarcérer pour sa gestion du pays ? Le seul moyen, apprend-t-on de la majorité présidentielle, c’est d’avoir un nombre conséquent de députés sans lesquels le parlement ne peut prendre la décision d’envoyer le leader charismatique des Fcbe devant la haute cour de justice. Comme on le comprend, la révision de la Constitution pourrait ne pas être l’objectif premier des Fcbe pour ces élections législatives. Encore qu’avec une majorité de députés à la prochaine législature, le camp Yayi pourrait tout se permettre.


Grégoire Amangbégnon
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