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Législatives 2015 : Le rêve brisé de Yayi et des FCBE
Publié le lundi 27 avril 2015  |  La Nouvelle Expression
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© APA par Saliou Amah
Visite d`amitié et de travail du président Yayi Boni à Abidjan
Mardi 11 Mars 2014. Abidjan. Dans le cadre de la visite d`amitié et de travail, qu`il effectue en Côte d`Ivoire, le président béninois Yayi Boni a été reçu en audience par son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Ph : Yayi Boni




Avant la proclamation des grandes tendances et des résultats officiels, les législatives 2015 révèlent déjà ses grands enseignements. Le fait majeur est la grande désillusion des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui ont fait un score peu honorable en dépit des gros moyens injectés dans la campagne électorale.

Euloge ZOHOUNGBOGBO

Les Béninois ont exprimé leur ressentiment ce 26 avril 2015 dans les urnes. Les partisans du chef de l’Etat, réunis principalement au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) risquent fortement de ne pas voir exaucer leur rêve d’avoir 50 députés au sein de la prochaine législature. L’enjeu des élections législatives étant un véritable referendum pour ou contre la révision de la constitution du 11 décembre, les populations sur toute l’étendue du territoire national ont exprimé un vote sanction. L’ambition de faire vivre au mieux le slogan « après nous c’est nous » s’effrite comme un château de cartes. Les antirévisionnistes sur toute l’étendue du territoire national ont pu avoir la confiance des électeurs. Au finish, quoi qu’il advienne, les FCBE ne pourront pas obtenir 50 députés au terme des résultats officiels.

Le phénomène Azannaï

Le combat singulier entre le chef de l’Etat Boni Yayi et Candide Azannaï a été un élément déterminant dans le vote des électeurs. Pendant la campagne électorale, les deux personnalités se sont fait des guerres de tranchés avec à la clé quelques phrases assassines. Le chef de l’Etat qui s’est impliqué personnellement dans la campagne n’a pas occulté son intention franche d’en découdre avec son ancien allié qu’il considère comme un pestiféré. Candide Azannaï, ancien ministre de Boni Yayi, tombé en disgrâce avec lui et actuel tête de liste de l’Union fait la nation (UN) dans la 16ème circonscription électorale n’est pas allée du dos de la cuillère pour dire son option farouche contre le projet de révision de la constitution porté comme projet électoral par les FCBE. Face au bilan peu élogieux de la gouvernance de Yayi, le peuple a dû exprimer ses ressentiments. Il s’est d’avantage identifié dans les propos de l’opposition. La « star politique » comme il aime se faire appeler a exalté plus d’un dans la 16ème circonscription électorale. Il a fait bien en se démarquant de Yayi. Son opposition a payé. Après la longue traversée du désert, il a été récompensé pour son combat démocratique. Le phénomène Azannaï fait de l’UN, la principale force de la 16ème circonscription électorale.

Fagnon, Yahouédéhou et Nago, les rochers contre la machine Yayi

On a coutume de dire que Boni Yayi a toujours une ruse d’avance sur ses adversaires. Mais dans le cas des députés Fagnon et Nago, sa foudre pour les broyer a rencontré un échec et Matt. Dans la 18ème circonscription électorale, la liste portée par Mathurin Nago obtient déjà deux sièges sur les trois à pourvoir selon les résultats sortis des urnes. L’actuel président de l’Assemblée nationale tombé, lui aussi, en disgrâce avec son ex-mentor le chef de l’Etat a fait un raz-de-marée en dépit des manœuvres pour lui faire perdre son poste.

Pour sa témérité et sa franche opposition contre le système Yayi, Nicaise Fagnon est resté majesté dans la 9ème circonscription nationale. Il a pu se sortir d’affaire malgré le score très flatteur des FCBE. A Dassa, Nicaise Fagnon, a ratissé large.

Jeu identique pour Janvier Yahouédéhou, l’un des plus virulents des opposants du régime. Face au ministre des Travaux et transports, il prend la tête de la 24ème circonscription électorale sous la bannière de l’alliance RB-RP. Il devient donc l’ « éléphant » le plus redoutable de la cette circonscription électorale.

Toutes choses restant égal, il fait bien de se démarquer de Boni Yayi, surtout qu’il est en fin de mandat.

La RB perd des plumes

La Renaissance du Bénin (RB) a perdu de sa superbe dans la 16ème circonscription électorale. Au soir des législatives 2015, il est loisible de constater que l’UN a marché sérieusement sur ses plates-bandes. Dans cette circonscription électorale qui est son fief naturel, elle semble ne plus être la principale force politique. La leçon principale à tirer est qu’elle paye le prix de son partenariat avec le régime Yayi. La population lui reproche sa critique molle contre le régime de Yayi. Elle pourrait sans aller de sa critique. Sa position a été illisible au regard du fait que malgré sa rupture de banc avec le régime en place, son ministre est resté coller à son poste au gouvernement. Quoique le parti ait fait un score très éloquent à ces élections, il traine comme un boulet au pied son partenariat au gouvernement de Boni Yayi alors que les autres formations politiques s’y sont toujours démarquées.

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