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J’ai peur de ce qui va se passer à la fin du Mercato politique
Publié le vendredi 15 mai 2015  |  Autre presse
La
© aCotonou.com par CODIAS
La marche du Collectif des Forces démocratiques
Cotonou 06 Mai 2015. Marche de l`opposition contre les derives du president Yayi Boni




Au Burkina-Faso, il y a quelques mois, les choses ne se sont pas passées autrement. Alors que les populations en avaient marre et attendaient la fin du régime Compaoré pour reprendre leur souffle, elles ont appris que tous les députés qu’elles ont élus et de tous bords, se faisaient acheter par leur désormais ex-President qui était prêt à tout pour s’offrir des prolongations au pouvoir par révision de la constitution.
Exactement comme des stars du football européen devant être transférés d’un club à un autre, aux applaudissements des deux clubs et dans leurs intérêts partagés. Puisque le transfert consacre le renforcement sportif des effectifs du club qui achète un joueur et l’enrichissement financier du club qui le vend.
Mais la rue burkinabé a réagi comme elle l’a fait, pour l’histoire des démocraties africaines. Parce que simplement, un député élu n’est ni Messi, ni Drogba, ni Zlatan, ni Eto’o, ni CR7 qui vendent ou font vendre par leurs agents, des talents personnels qu’ils ont développés et fait grandir depuis leur enfance la sueur de leur front et à la tension de leurs muscles. NON, UN DÉPUTÉ NE LE DEVIENT QUE PAR LE MANDAT QUE LUI ONT CONFIE LES ELECTEURS QUI L’ONT CHOISI PAR PREFERENCE A UN AUTRE CANDIDAT OU PARTI POLITIQUE.
La rue burkinabé a réagi comme on a vu, juste pour rappeler à ces députés élus que dans une démocratie, LA STAR, C’EST LE PEUPLE.

Les électeurs n’ont pas chassé Compaoré. Non. Ils ont commencé par brûler les maisons des députés-dealers du mandat à eux confié par le peuple. Une à une. Leurs Maisons, voitures…celles de leurs femmes, de leurs 2èmes ou Xiemes bureaux. Et c’est en cassant et en brûlant que Blaise les a vus s’approcher et a fui.
Avec dans ses bagages, sa femme, ses enfants et parents.
En effet, ce qui fait du vote un instrument sacré en démocratie, c’est qu’il est porteur de la volonté du citoyen et du peuple. Car la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Mais jamais le gouvernement du peuple par les politiciens et pour les politiciens.

Depuis 72 heures au Bénin, on parle sans cesse des transferts en cours avec précision de celui qui achète, de ceux se vendent et des prix des différentes transactions : 100 millions…promesses de nominations d’enfants ou de proches à des postes « juteux » ou dans le gouvernement en vue…signatures d’agréments d’exploitation…promesses de dauphinat…TOUT ÇA SUR LE VOTE DES POPULATIONS QUI POUVAIENT PORTER DIRECTEMENT LEUR CHOIX SUR CELUI QUI ACHETE, SANS SE FATIGUER.
On parle de ce honteux Mercato de façon ouverte comme s’il s’agissait d’un marché normal et habituel. Donc, ils nous ont tous menti. Ou nous nous sommes tous menti. Car si nous avons pris leur argent en échange de nos suffrages, c’est qu’ils nous les ont achetés et qu’ils doivent rentabiliser leur mise, leur INVESTISSEMENT.
Comme je ne sais rien de l’achat ou non de nos consciences d’électeurs, c’est à la façon dont la rue réagira à leurs élus de gauche transférés à droite ou à leurs élus de droite transférés à gauche que je saurai si mon pays, le Bénin, est un pays des hommes intègres, comme le Burkina Faso en porte si bien la signification. Je saurai si j’appartiens à un peuple vertueux ou corrompu dans son âme.
Car il y a quelques semaines, la rue béninoise a démontré sa capacité à brûler, à casser (et à faire fuir ?) Comme au Burkina Faso.
Je ne le souhaite pas. Car j’aime mon pays. J’aime le Président qu’on s’est donné pour 5 ans x 2. Mais j’ai trop peur de ce que le Mercato politique en cours entraînera dans les coeurs et les réactions du Peuple, seule star et club à servir dans une démocratie.

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