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Fermeture des sites de dragage de sable à Cotonou : Le régime Yayi prépare un nouveau scandale
Publié le vendredi 15 mai 2015  |  La Nouvelle Expression
Yayi
© Autre presse par DR
Yayi Boni,le projet 10milliion d’arbres, 10 millions d’âmes




(Le règlement de compte politique a échoué dans les urnes)



Yèmilicodji, Akogbato…malgré les mensonges faits à Boni Yayi, et les promesses aux populations, afin qu’elles sanctionnent l’Union fait la nation et la RB, Cotonou n’es pas tombée comme un fruit mûr dans les mains du régime Yayi et des FCBE. Le FRAP en dessous des manipulations qui ont conduit à la fermeture unilatérale, injuste et sans compensation, des sites de dragage de sable dans cette zone, n’a reçu autre satisfaction que de dégrader un peu plus l’image du régime dans ses rapports avec le secteur privé béninois. Le régime n’en a décidément pas fini avec les scandales. Prédateur de l’économie libérale, il déstabilise et fragilise le secteur privé…





Des centaines de familles souffrent la précarité, sans dédommagement, à cause des décisions arbitraires du régime du changement. On se souvient de la fermeture de Bénin Control s.a, suite au conflit interpersonnel du chef de l’Etat avec l’homme d’affaires Patrice Talon ; dans le cadre de la mise en œuvre du programme de vérification des importations, nouvelle génération, avec des centaines de jeunes envoyés au chômage sans aucune forme de procès…



Méchanceté et fausses promesses

Maintenant, voilà la fermeture, depuis plusieurs mois des sites de dragage du sable continental à Akogbato et consort, avec – encore !- la mise en chômage, là-aussi, de centaines de personnes et des répercussions sociales graves pour leurs familles ; et pour la prospérité des zones concernées, aujourd’hui, abandonnées par toute activité économique. En recevant, dernièrement, l’opérateur économique Sébastien Adjavon, qui n’est pas tendre avec lui, le chef de l’Etat croit-il avoir trompé le milieu économique ? Prévarications de fonds publics extérieurs, gestion autocratique de l’économie, harcèlement et tyrannie envers le secteur privé…Ici, ce n’est pas de l’économie libérale, c’est le masque de l’économie personnalisée.

Des familles entières réduites à la précarité, à cause de la mise en chômage cynique de centaines de personnels de dragage, les entreprises en grande difficultés financières et ne pouvant faire face aux charges bancaires et sociales, les populations oubliées à leur sort, après les élections. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Un revers politique pour une action méchante dont les dégâts, malheureusement, sont énormes, pour le Bénin et le secteur d’activité de dragage du sable. Outre le fait que l’extension de la fermeture des sites à celles qui n’avaient même pas de reproches environnementaux, soit inique, cet acte jugé antiéconomique et antisocial, par les travailleurs du secteur, constitue une crise de confiance exacerbée entre le gouvernement béninois du changement et les investisseurs nationaux.



Le gouvernement du changement, un partenaire peu fiable



Car, on n’oubliera pas que c’est sous l’incitation du gouvernement et son appui que des opérateurs nationaux ont été convaincus de faire diligence, en investissant dans le dragage du sable continental dans les zones marécageuse de Cotonou, afin de répondre à une exigence de la communauté internationale. Celle de protéger le littoral de la plupart des pays côtiers, menacés par l’érosion de la mer, à cause de dizaines d’années de prélèvement sur les côtes béninoise du sable marin pour les constructions des maisons et des infrastructures publiques.

Ces investisseurs nationaux ont fait preuve de patriotisme, en dépit des meilleures conditions qu’on leur offrait ailleurs, et se mordent aujourd’hui les doigts. Ils ont fait confiance à un régime qui fait tout pour obtenir ce qu’il veut des investisseurs, où il veut et quand il veut politiquement. Et puis il les laisse à leurs misères, dès que les intérêts ne convergent plus, ou dès qu’un petit problème surgit. Le gouvernement béninois du changement s’est affiché, pendant un peu plus de neuf de gestion de l’Etat, comme un partenaire finalement peu sincère et peu fiable.



Des conséquences malheureuses pour l’économie et l’environnement



Le gouvernement s’enferme dans un silence cynique, malgré le cri d’alarme de la presse, sur les conséquences sociales et économiques graves de sa décision arbitraire. Flambée du prix du sable et ses répercussions sur les coûts de construction, chômage de masse dans le secteur des transporteurs et des sablières modernes, charges énormes de maintenance de machines de dragage, mises à l’arrêt, sine die, pendant déjà plusieurs mois, remboursement difficile des échéances sur des machines achetées, via les banques, à des milliards de francs, sans aide de l’Etat. Les cotisations sociales et salariales sont, elles-mêmes, difficiles à payer, pendant cette période longue d’inactivité imposée par l’arbitraire du gouvernement e. Autant de dommages qui découragent l’initiative privée.

Si un procès en vient à être tenté au gouvernement sur ce nouveau scandale, sans nul doute que le contribuable béninois sera de nouveau piégé par ses propres dirigeants qui, au lieu de gouverner l’économique et le social, en bons pères de famille, préfèrent les règlements de compte politiciens. La rationalité économique et un traitement juste de ceux qui font l’effort d’investir dans leur propre pays, ne font pas partie des intentions nobles des hauts cadres politiques du changement.

Par ailleurs, en cassant le secteur du dragage de sable, autorisé et règlementé par l’Etat, avec des équipements modernes, le gouvernement a ouvert la voie aux prélèvements sauvages, dégradant, de façon irréversible, certains sites, avec la complicité d’ autorités locales qui y ont vu une source facile de gagner de l’argent sur le dos des populations ; sans penser aux dommages à l’environnement. C’est le cas du scandale géologique que constituent les sites sauvages de Pahou.

Les investisseurs privés béninois se sont armés de patience et attendent le bon sens du gouvernement Boni Yayi. Mais ils n’ont pas désarmés. Ils attendent être dédommages des préjudices énormes subis sur les plans financiers et sociaux. Sinon, ils prendraient des mesures vigoureuses qui risquent de ternir un peu plus l’image d’une fin de règne pénible et désastreuse.
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