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Cabale contre Dah Kokpon Houdégbé : « Depuis 2011, je suis de la mouvance, où se trouve le crime ? », dixit l’honorable
Publié le vendredi 29 mai 2015  |  La Nouvelle Expression




(Il dédouane l’ancien premier ministre de toute démarche)



Critiqué pour avoir voté contre l’opposition, l’honorable Dah Kokpon Houdégbé, élu sur la liste de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) se défend. C’était au cours d’une séance d’échanges avec les professionnels des médias hier, sur le site de sa prestigieuse université, le parlementaire a clarifié sa position qui se justifie par son adhésion totale aux idéaux du chef de l’Etat.



« J’ai commencé la politique en 1981. Je n’ai jamais perdu mes combats politiques. A Kpomassè, je n’ai jamais eu de difficultés avec mes militants. Je n’ai de leçons à recevoir de personne. Il y a eu une mal compréhension politique », C’est en ces termes que l’honorable Dah Kokpon Houdégbé a entamé sa discussion avec les journalistes invités. Relaxe avec un regard souriant, l’honorable n’a eu aucune difficulté avant de clarifier la situation qui prévaut depuis quelques jours, au lendemain de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Pour le politicien, qui a fait ses premières armes en Centrafrique, il est temps d’édifier la population sur ce problème, qui d’ailleurs ne lui donne pas d’insomnie. A l’en croire, la création de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) a été entièrement financée par lui, sans compter les campagnes menées pour la bataille du parlement. Dah Kokpon Houdégbé a dès lors indiqué qu’il ne s’agit en aucun cas de trahison vu qu’au départ, il s’était entendu avec les autres membres qu’il n’envisage pas quitter la mouvance présidentielle avant le 5 avril 2016, veille du départ du gouvernement en place. « Dans les textes de l’AND, il est dit que nous n’entrons pas dans l’opposition jusqu’en avril 2016. Depuis 2011, je suis de la mouvance et je ne vois pas où se trouve donc le crime. », a-t-il précisé.



Un choix libre et délibéré



Il justifie son amitié avec le pouvoir par le truchement de la première dame, Chantal Yayi. Cette dernière a fait de lui le président de son parti politique FRAP, poste qu’il a occupé jusqu’en 2011. Cette alliance avec la femme du président, rappelle le conférencier a été possible grâce au score qu’il faisait pendant les élections dans la 5ème circonscription, en l’occurrence à Kpomassè.

Pour Dah Kokpon Houdégbé, il n’est ni de loin, ni de proche, un judas. « Je ne suis pas membre des FCBE. Je suis un allié. Tous ceux qui crient à la trahison devraient faire un examen de conscience avant de parler. S’il était possible de toucher le cœur de chacun d’eux, on verrait bien les dossiers sales qu’ils traînent. Nous sommes tous de faux types. Je ne fais jamais campagne pour aller contre les intérêts d’un chef d’Etat. L’Etat, pour ma part ne peut pas fermer le département de médecine de mon université. Comment pourra t-il prendre en charge tous ces étudiants que je serai obligé de renvoyer ? », a martelé Dah Kokpon Houdégbé.

En ce qui concerne la supposée démarche de l’ancien premier ministre Koupaki, il dit n’avoir pas été approché par ce dernier. Selon l’honorable, il y a 3 mois qu’ils se sont encore rencontrés. Et pour des raisons propres à sa personne, il affirme avoir éteint tous ses portables depuis un bon moment. L’honorable a également ajouté qu’il a toujours œuvré pour aller siéger à l’Assemblée nationale. Ce rêve longtemps caressé, selon Dah Kokpon Houdégbé est devenu une réalité cette année. Il conclut alors que son choix a été libre et non sous la pression, comme le considèrent certains.



Tony LOHOU
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