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Le Matinal N° 4166 du 16/8/2013

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Le non des Evêques à la révision de la Constitution:L’Eglise catholique sauve le Bénin
Publié le samedi 17 aout 2013   |  Le Matinal




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Une fois encore, et comme ce fut le cas sous Mgr de Souza en février 1990, l’Eglise catholique à travers la Conférence épiscopale vient de ramener le pays à la vie. Dans son message rendu public ce 15 août, jour de l’Assomption (la montée de la Vierge Marie au ciel), elle s’est préoccupée de la situation qui prévaut au Bénin et prévient d’un danger qui menace la paix avec le projet de révision de la Constitution du chef de l’Etat Yayi Boni. Elle marque son opposition à cette ambition du président de la République et lui indique la voie d’un dialogue politique pour revenir à l’esprit de la Conférence nationale. C’est l’appel pressant lancé par les Evêques pour éviter au Bénin des déchirements.


En réponse aux nombreux appels du peuple béninois angoissé, inquiet méfiant et assoiffé de dirigeants capables de semer dans son cœur l’espérance, la Conférence épiscopale du Bénin vient de lui adresser un message. Lequel reste avant tout un diagnostic de la situation que traverse le Bénin. La misère grandissante, le chômage ambiant des jeunes, les pratiques régionalistes, les accusations d’empoisonnement douteux, mettent dangereusement à mal, l’unité nationale et la dignité de ce peuple, a relevé la Conférence épiscopale du Bénin. Et dans un tel contexte de profonde division, aucune réforme qui suscite de forte tensions et oppositions n’a jamais profité à un peuple. Et à propos de la révision de la Constitution, la Conférence épiscopale n’en trouve pas l’opportunité. Elle a invité les révisionnistes à revenir à l’esprit de la Conférence nationale pour instaurer un dialogue politique franc et sincère. Car, une révision dans la division servirait tout simplement à mettre en péril la paix de la Nation. En relisant sans cesse, ce texte et surtout en captant le message qu’il véhicule, il n’y a qu’un sentiment qui se dégage : le Bénin vient d’être sauvé des mains de ceux qui veulent le traîner dans les travers. L’espoir semble renaître dans les cœurs et tout à coup, on peut se permettre de dire : « Enfin ! » parce que ce message de l’Eglise, nous l’attendions depuis. Et finalement nous l’avons eu. Ce qui est intéressant, comme c’est d’ailleurs le cas partout dans le message, c’est l’esprit patriotique et le langage véridique qui ont guidé les Evêques. Nous nous tournons vers eux pour leur dire merci. On leur a reproché leur calme face à la dégradation du climat sociopolitique et économique du pays. On les a accusés de copinage avec le régime Yayi Boni pour ceci ou cela. On les a méconnus à cause de leur passivité apparente. Permettez qu’on les restaure dans leur rôle primordial et sans cesse indispensable. Qu’ils comprennent notre soif à chaque fois que le pays vit des heures chaudes. Comme en février 1990, lors de la Conférence des forces vives de la Nation, l’Eglise a sauvé le Bénin d’une situation catastrophique qui se profilait. C’est le moment une fois encore de saluer, un infatigable serviteur de Dieu, Mgr Isidore de Souza. Son rôle au sein de la Conférence épiscopale à travers ses interventions et sa désignation à la présidence de la Conférence nationale ont eu des conséquences heureuses pour le pays. Aujourd’hui, le peuple, toutes tendances et confessions religieuses confondues reconnait et reconnaîtra à l’Eglise son action salutaire aux côtés des citoyens et des citoyennes. Aujourd’hui encore, ce même peuple rêve de quelque manière que ce soit, de voir l’Eglise sauver le Bénin des déchirements qui s’annoncent à cause de la perte de l’unité nationale, jadis ce qui était l’atout de cette Nation. Mais aussi à cause de la marche forcée du chef de l’Etat vers la révision de la Constitution. Face à ce projet, l’appel des Evêques a été pressant. Il faut plutôt un dialogue politique pour revenir à l’esprit de la Conférence nationale de février 1990. Mais les questions qu’on se pose sont surtout. Quel effet cet appel aura sur le chef de l’Etat ? Et même, à quoi doit-on s’attendre du Pouvoir en place dans les jours à venir ?

Fidèle Nanga

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