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Violences à l’UAC pour fait de grève des étudiants : Le gouvernement dans le collimateur du professeur Ibrahim Salami
Publié le mercredi 10 juin 2015  |  La Nouvelle Expression
L’Université
© Autre presse par dr
L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) de Cotonou




Le silence du gouvernement, face aux dégâts qu’occasionnent les échauffourées qui ont cours à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), pour fait de grève des étudiants, inquiète profondément le professeur Ibrahim Salami qui l’invite à prendre ses responsabilités.

Euloge ZOHOUNGBOGBO

Ibrahim Salami n’est pas allé du dos de la cuillère pour engager la responsabilité du gouvernement dans la crise qui secoue actuellement l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Il invite expressément l’Exécutif à prendre ses responsabilités.

Selon lui, le système LMD n’est pas le nœud gordien de cette crise. « C’est vrai que nous mettons en œuvre le LMD par mimétisme et dans des conditions catastrophiques. Le LMD n’a pas créé les problèmes. Il les a révélés atrocement », a-t-il indiqué. Ibrahim Salami assure que l’UAC n’a pas les moyens humains et matériels pour mettre en œuvre cette grande réforme qui est pourtant nécessaire pour ne pas être isolée sur le plan international. Il fera observer qu’en décrétant la gratuité de l’enseignement supérieure, le gouvernement n’a pas daigné compenser le manque à percevoir pour les universités. De cette vue, les facultés et écoles de l’université sont dans le dénuement. C’est ce qui justifie, selon lui, la suppression de la seconde session par la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (FLASH). La FLASH contient environ 40 millions d’étudiants. « Il n’y a pas de système sans possibilités de rattrapage. Et aucun système LMD ou pas ne peut exclure de façon absolue le rattrapage », soutien le professeur de droit. En clair, pour Ibrahim Salami, le LMD et la gratuité de l’enseignement supérieur deviennent un cocktail explosif.

Régler le problème avant qu’il ne soit trop tard

Face aux violences gratuites, Ibrahim Salami a haut le cœur à cause du silence inqualifiable du ministre de tutelle. « Le ministre de l’Enseignement supérieur ne doit pas laisser la situation pourrir avant de réagir », prévient-il. Ibrahim Salami invite avec insistance le gouvernement à prendre ses responsabilités. En tout cas, le silence du gouvernement pourrait avoir des conséquences incalculables. Du reste, pour l’instant, préconise-t-il, apprenants et enseignants doivent se retourner vers le ministère et le gouvernement pour que ceux-ci assument leur responsabilité. Comme solutions, il propose d’abord un vrai plan de développement de nos universités. Ensuite, un peu plus de moyens humains, matériels et financiers conséquents. Pour la FLASH, il faudra, conseil Ibrahim Salami, peut-être en faire une université à part entière et l’accompagner comme cela se doit.
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