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Polémique au sujet de l’établissement des Passeports biométriques : La mise au point du ministère des affaires étrangères
Publié le jeudi 18 juin 2015  |  La Presse du Jour
Hadj
© Autre presse par DR
Hadj 2014 : Un Burkinabè appréhendé à Cotonou avec plus de 550 passeports




Le ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur, à travers son porte-parole, vient de réagir aux polémiques relatives à l’impression des passeports diplomatiques et de service à l’imprimerie nationale de France avec le passage à la biométrie. L’Ambassadeur Simplice Gnanguessy, à l’occasion d’une intervention faite sur la télévision nationale le jeudi 11 juin dernier, a tout simplement, rétabli la vérité au sujet de ce dossier.
La bonne source a enfin parlé au sujet de l’impression des passeports diplomatiques et de service à l’imprimerie nationale de France avec le passage à la biométrie. La vérité dans ce dossier est enfin établie par qui de droit. «Je suis dans ma trentième année en tant que fonctionnaire de l’Etat et Diplomate de carrière au Ministère des Affaires Etrangères et je suis venu trouver l’Imprimerie nationale de France éditer pour le compte du Gouvernement du Bénin les carnets des passeports diplomatiques et de service. En termes clairs, je veux dire qu’il y a plus de trente ans que l’Imprimerie Nationale de France imprime les Passeports diplomatiques et de service au Gouvernement béninois et cela ne date pas d’aujourd’hui. Avec l’avènement de la biométrie, et sur autorisation du Gouvernement, nous avions naturellement recouru au même opérateur français avec qui nous avons conclu un accord pour les passeports diplomatiques et de service biométriques. Dans cet accord, l’opérateur français a accepté nous installer ici au Ministère des Affaires Etrangères du Bénin le Système informatique ou les équipements pour la biométrie avec la formation des fonctionnaires du Ministère des Affaires Etrangères sur place ici à Cotonou qui se chargeront de mettre les données biométriques dans une puce dans le respect de la confidentialité conformément aux exigences de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ( Cnil). Contrairement à ce qui est allégué dans les médias, nos données biométriques ne traverseront pas l’océan atlantique. Le reste n’est que désinformation et intoxication », a déclaré sur les ondes de la télévision nationale le Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, l’Ambassadeur Simplice Gnanguessy. Ce qui vient s’ajouter aux réponses données le 20 novembre 2014 à l’Assemblée nationale par le Ministre Nassirou Bako Arifari sur le même dossier.
Ce qu’il faut savoir de ce dossier
En effet, c’est à cette occasion que pour la première fois, le ministre Bako Arifari s’est publiquement prononcé sur le sujet. «Au nom de la solidarité gouvernementale, j’ai juré, en dépit des attaques directes contre ma personne dans les médias, de ne jamais répondre aux provocations jusqu’à ce que le Conseil des Ministres vide ce contentieux », avait-il dit. De ses explications, il ressort que c’est en 2001, du temps où Daniel Tawéma était ministre de l’Intérieur qu’un contrat avait été établi et attribuait à un opérateur économique national l’établissement des passeports ordinaires à concurrence de 300 mille exemplaires. En 2014, le Ministre de l’Intérieur d’alors François Houessou, au motif que le contrat de l’opérateur était arrivé à son terme, lui signe un avenant sans se référer à l’instance gouvernementale que constitue le Conseil des Ministres. Le pot aux roses a été découvert lorsque le débat sur l’avènement des passeports biométriques qui devraient entrer en vigueur à partir de 2015, avait commencé et que le Gouvernement avait demandé au Ministère en charge des Affaires Etrangères et à son homologue de l’Intérieur d’introduire une communication conjointe sur le sujet en conseil des Ministres. Le Ministre Bako Arifari avait alors refusé d’apposer sa signature sur la communication conjointe tant que le ministre de l’Intérieur d’alors n’aurait pas expliqué les tenants et les aboutissants de l’avenant signé à l’opérateur béninois dans la perspective de la biométrie pour les passeports et pour lequel l’intéressé dit avoir acquis des équipements de l’ordre de 32 milliards de Franc CFA. Or, selon M. Bako Arifari, le ministère des affaires étrangères utilise depuis plusieurs décennies les services de l’Imprimerie nationale de France pour l’établissement des passeports diplomatiques et de service, lequel opérateur français accepterait fournir au Bénin les mêmes équipements avec environ un million d’euro soit l’équivalent de 650 millions de F Cfa. Ce qui permettrait de réaliser une économie de près de 31 milliards de F Cfa au trésor public, contrairement à ce que d’autres proposent. Il faut souligner que dans l’un de ses relevés, le Conseil des ministres a instruit le Ministère des Affaires Etrangères de poursuivre comme à l’accoutumée la délivrance des passeports diplomatiques et de service et de négocier le passage à la biométrie avec l’imprimerie nationale de France. Par ailleurs, et en attendant le règlement du contentieux, le Conseil des ministres a instruit le nouveau ministre de l’Intérieur, Simplice Codjo qui a hérité du dossier à sa nomination en août 2014, aux fins de prendre les dispositions pour la poursuite de la délivrance des passeports ordinaires aux requérants sans discontinuité. L’objectif visé par les cabales contre le ministre Bako Arifari, déplore-t-on au Maeia, c’est d’arracher la prérogative de l’établissement des passeports diplomatiques et de service au Ministère des Affaires Etrangères pour le confier à un opérateur béninois. Le Ministre Nassirou Bako, à cet effet, est accusé de brader la souveraineté nationale à l’Etat français. Seulement, au vue des explications du porte-parole du Maeia, il n’y a point de bradage.

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