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Débat d’orientation budgétaire au parlement: le gouvernement projette un taux de croissance de 5,8% pour 2016
Publié le mardi 23 juin 2015  |  La Nation
Komi
© Autre presse par DR
Komi KOUTCHE, Ministre de l`Economie des Finances et des Programmes de Dénationalisation -




Par l’entremise du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Komi Kou-tché, le gouvernement a présenté hier lundi 22 juin, aux députés, les grandes orientations du budget général de l’Etat, gestion 2016. Cette présentation révèle l’ambition de l’Exécutif de réaliser pour 2016 un taux de croissance de 5,8%.

Les députés en savent un peu plus, depuis hier sur les grandes orientations du budget général de l’Etat exercice 2016. C’est à la faveur d’une présentation faite par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Cet exercice annuel qui est en train de rentrer dans les habitudes gouvernementales est une obligation de la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances, conformément aux directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le gouvernement a sacrifié à cette tradition hier pour le compte de l’année 2015.

Les grandes orientations

Selon le ministre d’Etat Komi Koutché, les grandes orientations de la politique économique en 2016 viseront plusieurs axes. Il y a le renforcement des infrastructures, en particulier les infrastructures énergétiques, les infrastructures de transport et les technologies de l’information et de la communication, l’amélioration de la productivité du secteur agricole y compris l’élevage et la pêche, la promotion des filières maïs, riz, ananas et anacarde et la mise en place d’un cadre favorable au développement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé de qualité pour tous, sans oublier le développement local. Aussi, un accent sera-t-il mis sur l’amélioration de la gouvernance, la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, la promotion de l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes qui constituent les axes transversaux de la politique économique de 2016, a souligné le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Ces orientations économiques permettent au gouvernement d’élaborer plusieurs hypothèses à moyen terme, période 2016-2018. Ce cadre macroéconomique tient compte de la bonne tenue de la production vivrière en lien avec l’amélioration de la productivité dans le sous-secteur par le renforcement des infrastructures et équipements de production et de commercialisation, ainsi que l’amélioration des capacités techniques opérationnelles. La production cotonnière devrait afficher au cours de cette période 420 000 tonnes en 2016 contre 400 000 tonnes en 2015. Cette projection est en lien avec l’amélioration attendue du coût du coton sur le marché international à partir de 2015, la mise en place en quantité suffisante et à bonne date des intrants de qualité et la poursuite de l’encadrement des producteurs. A ces actions, le gouvernement ajoute la poursuite des grands travaux de construction d’infrastructures socio-économiques notamment les routes, les pistes rurales et les infrastructures d’assainissement dans plusieurs villes du Bénin, les travaux de construction du réseau ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey. Il est prévu aussi la dynamisation des réformes portuaires afin d’améliorer la compétitivité du Port de Cotonou et son positionnement par rapport aux ports voisins et l’accélération de la mise en œuvre des réformes visant l’amélioration de l’environnement des affaires afin d’attirer les investissements dans les secteurs clés de l’économie tels que l’énergie, les transports, les technologies de l’information et de la communication.

Une croissance de 5,8% projetée

Au regard de toutes ces orientations économiques, le gouvernement espère la consolidation de la croissance sur la période 2016-2018. Celle-ci est projetée à 5,8% en 2016 contre 5,7% en 2015. A moyen terme, l’activité économique devrait rester vigoureuse avec un taux de croissance qui atteindrait 6,5% en 2018, a souligné Komi Koutché. A l’en croire, ces perspectives de croissance devraient se réaliser dans un environnement non inflationniste, avec un taux d’inflation qui ressortirait inférieur au plafond communautaire de 3,0% prévue par l’UEMOA, en lien avec l’amélioration de la production vivrière et la stabilité des cours des produits de base, en particulier le pétrole.
Les grandes orientations du budget général de l’Etat, gestion 2016, présentées par le gouvernement devront être débattues par les députés qui pourront les amender. Lequel débat est prévu pour se tenir au cours de la plénière de ce mardi 23 juin à l’hémicycle.


Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
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