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Un vaste réseau de corruption avec des ramifications à l’étranger et impliquant des ministres mis à nu
Publié le lundi 27 juillet 2015  |  La Nouvelle Expression
Conférence
© aCotonou.com par TOP
Conférence sur le thème : "Energies, Ressources Pétrolières et Minières : Moteur d`un Développement Durable au Bénin" -
Jeudi 24 Avril 2014, Palais des Congrès, Cotonou : Le Président Boni Yayi procède à l`ouverture officielle de la Conférence sur les Energies, Ressources Pétrolières et Minières Photo : Monsieur Barthélémy Kassa, Ministre Béninois de l`Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l`Eau et du Développement des Energies Renouvelables




Le président de la République, une fois de plus trahi par certains de ses collaborateurs, multiplie les procédures afin d’appliquer la rigueur de la loi à tous les mis en cause dans le dossier de détournement des fonds néerlandais du PPEA 2. Un engagement du gouvernement qui vient de saisir le procureur afin qu’un mandat d’arrêt international soit délivré contre les faux opérateurs économiques Rock Gniré et Rémi Codo qui ont à eux seul détourné 2.6 milliard. Quant à l’ancien ministre Kassa, la justice est saisie pour engager la poursuite devant la Haute cour de justice. Le chef de l’Etat vient d’instruire le ministre de la Fonction publique aux fins de procéder à la radiation de tout le personnel administratif mis en cause.



Le gouvernement vient de saisir le procureur afin que des mandats d’arrêts internationaux soient délivrés contre Rock Gniré et Rémi Codo activement recherché par les forces de sécurité publique. La même justice a été saisie afin d’ouvrir officiellement le dossier de l’ancien ministre Barthélemy Kassa sur qui pèsent de lourdes charges dans le même dossier. Ces deux décisions au plan juridique n’épargnent pas non plus les agents du ministère en charge de l’eau qui sont soupçonnés de malversation dans le dossier. Ces mêmes agents ont désormais maille à partie avec la Fonction publique qui se chargera de les radier purement et simplement sur instructions du chef de l’Etat dans le respect scrupuleux des procédures en vigueur.





Boni Yayi trahi par des cadres dont des ministres



Le chef de l’Etat, à travers ce dossier, découvre une fois de plus ce que Mathieu Kérékou avait qualifié de cadres corrompus. Alors que les membres du gouvernement sont astreints à une charte et aux dispositions constitutionnelles en vigueur dans notre pays, le rapport vient de mettre à nu des comportements inacceptables qui obligent le chef de l’Etat à sévir. Des cadres qui ont bénéficié de la confiance du chef de l’exécutif ont purement et simplement violé les lois de la République et trahi sa confiance. Les enquêtes en cours démontrent même des flux de commissions et de retrocommission en direction de certaines personnes ayant des procédures judiciaires contre elles. Une situation qui mérite qu’on s’y attarde véritablement.



Les cas Gniré et Codo qui cachent un vaste réseau!





Rémi Codo a eu à prendre 729 millions frauduleusement sur le dos des populations en attente d’adduction d’eau potable. Rock Gniré 1, 602 milliards. Comment ont-ils pu le faire ? C’est à travers des sociétés fictives naturellement, sans employés, avec une complicité démontrée et soutenue par le cabinet de tout le personnel ou du moins des gros dirigeants de la Direction générale de l’eau mais aussi du ministère de l’Energie et de l’eau d’alors. Ils ont plusieurs sociétés et deux ou trois mois après, les sociétés disparaissent. La particularité de ces sociétés est que ce sont des sociétés qui ne reçoivent que de l’argent et lorsque l’argent est encaissé, à quelque chose de moins, c’est le même montant qui est débité, et souvent c’est le lendemain que cela se produit. C’est un système bien réfléchi au niveau de ces deux opérateurs économiques. Malheureusement, ceux qui les ont aidés n’ont pas été 'intelligents' parce que à leur niveau, lorsque le code du marché dit qu’il faut faire appel à candidature pour un marché dont le montant est de 20 millions, curieusement ils ont fractionné tous les marchés à 19 millions 999 mille. Mais ce qui est beaucoup plus reproché à la gestion du PPEA II, c’est le non-respect de l’accord. Vous savez que chez nous ici, pour tout programme ou projet, on entend par PTA, le Plan de travail annuel, l’accord dit que pour tout changement pour quelque raison que ce soit, il faut que cela soit préalablement discuté avec le comité de pilotage qui donne son avis favorable. Ceci n’a pas été fait pour la plupart des éléments, des matériaux ou les objets achetés qui totalisent les 2 milliards 600 millions de francs. Alors, je vais vous lire par exemple, un élément produit par le cabinet. 15 marchés de travaux ordonnancés entre le 26 et, le 29 décembre 2014 pour un montant de 888 millions sont respectivement mis en paiement le 29 décembre 2014 et le 16 janvier, vous voyez déjà la fraude dans le délai. Un autre cas, 4 marchés de travaux émis le 23 février 2015 sont mis en paiement le 24 février 2015 pour un montant de 239 millions. C’est pareil pour plusieurs autres marchés. Alors, ceci me concerne particulièrement parce qu’ils ont aussi noté une défaillance sérieuse au niveau des corps de contrôle de l’Etat. Ils ont identifié la cellule d’audit interne de la direction générale eau qui a été sciemment neutralisée malgré ses alertes. Ici, on m’attaque. C’est une inspection générale de l’Etat inopérante malgré ses prérogatives. Ils ont aussi parlé d’un système d’alerte bancaire et de déclaration de soupçon insuffisant pour la simple raison que, lorsque vous recevez en tant qu’institution bancaire, un virement d’un fonds équivalent par exemple à 30 millions et que le lendemain, on décaisse 29 millions, ceci de manière répétitive, normalement on devrait commencer à se poser des questions sur la légitimité des activités surtout que la plupart de ces comptes qui sont mis en cause sont des comptes sur lesquels on ne voit pas d’autres opérations. Vous êtes une société, vous ne payez plus d’impôts ni de salaires, il n’y a pas autre activité, vous n’écrivez pas un chèque à un autre fournisseur, vous ne recevez pas de chèque d’un autre fournisseur, tout ce que vous recevez, ce sont des virements du trésor et le lendemain quelqu’un vient retirer le chèque. Donc les banques devraient normalement alerter. Alors qu’elles ont des responsabilités au niveau du ministère.



Le personnel administratif complice





Le communiqué du gouvernement a clairement situé sans nommer. Mais des personnes qui ont occupé des postes au niveau de la direction générale, vous avez le DG, le DAF, le coordonnateur, le coordonnateur adjoint, le comptable, les magasiniers, tous ceux-là sont impliqués à des degrés différents avec preuve à l’appui, avec des transactions financières que le cabinet a pu prendre en possession par leurs techniques très sophistiquées. Au niveau du ministère de l’Energie même, la responsabilité de plusieurs responsables a été aussi identifiée à commencer par l’ex-ministre.



Du cabinet Kroll





Le cabinet Kroll réputé au plan international pour ses investigations de qualité a été choisi par le gouvernement et ses partenaires dont l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, le représentant résidant de la Banque Mondiale et celui de l’Union Européenne. C’est ce cabinet qui a pu localiser les avoirs de Saddam Hussein et a à son actif beaucoup d’investigations.



Cell/com PR
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