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Regroupement politique: L’opposition en lambeaux (Le Prd et l’Un ont trahi, le rêve de 2016 brisé)
Publié le vendredi 31 juillet 2015  |  Le Matinal




C’est désormais chose faite ! L’union des forces politiques de l’opposition n’a pas duré trois mois. Alors qu’on les croyait ensemble pour le meilleur et le pire, depuis l’élection de Maître Adrien Houngbédji au perchoir, les alliances et partis de la gauche ont démontré (surtout lors de l’élection du Maire de Cotonou) qu’elles ne sont pas nées pour réaliser des exploits. Une situation qui donne raison à Yayi Boni et favorise, d’office, les candidats déclarés neutres à la présidentielle de 2016.


La gourmandise fragilise l’opposition. Manque d’objectivité, de cohésion et de vision, la recherche d’intérêts partisans, coups bas, navigation à vue, intolérance et règlements inutiles de comptes ! Voilà l’image de la classe politique béninoise, surtout celle qui se dit opposant, de nos jours. Ces acteurs politiques ont du mal à se mettre ensemble pour gagner des paris. On peut se rendre à l’évidence, maintenant, que l’élection de Houngbédji à la tête du parlement a été un accident de parcours. Moins de trois mois seulement après leur parfaite entente, voilà le vrai visage de l’opposition béninoise qu’on découvre. C’est peut-être trop tôt de tirer des conclusions, mais on peut oser comprendre que le Parti du renouveau démocratique, le Parti social démocrate et ses alliés de l’Union fait la Nation n’accèderont jamais au pouvoir d’Etat. Ils demeureront, sauf miracle, des faiseurs de roi. Ce qui s’est passé à la mairie de Cotonou hier avec l’élection de Léhady Soglo, sans le soutien des autres forces de l’opposition, présage d’un mauvais avenir pour la gauche. S’il y a une seule chose que la Rb attendrait encore de cette opposition, c’était le soutien à l’élection d’hier. A part cela, plus rien d’autre. Et puisque ce soutien n’a pas marché, le divorce est d’office consommé. Tout le monde sait déjà qu’entre le Prd et l’Un, le mariage ne va pas faire long feu. L’Un est presqu’en déconfiture et le Prd qu’on croit se relever va connaître de mauvais jours, très bientôt avec la présidentielle de 2016. Bref, l’union sacrée de l’opposition a volé en éclat.
Il y a quelques jours seulement, nous écrivions que la Mairie de Cotonou devrait revenir, d’office, à la Renaissance du Bénin. Ce n’était pas une devinette, mais plutôt la suite logique de ce qui a démarré depuis mai dernier avec l’élection de Me Adrien Houngbédji à la tête de l’Assemblée nationale. Votre quotidien préféré expliquait qu’il ne serait pas utile de vouloir tuer politiquement la Rb et Léhady Soglo. La classe politique béninoise a choisi n’avoir que des leaders régionaux. Et si dans l’Ouémé Houngbédji est maître, dans le Plateau, Séfou Fagbohoun règne et dans le Couffo Bruno Amoussou est le patron, il est logique qu’on maintienne Cotonou et une partie du Zou à la Rb de Léhady Soglo. Cette logique veut que les négociations, quelque soit leur aboutissement, devraient faire de Soglo fils, le Maire de Cotonou et le reste des postes seront dispatchés. La politique de la chaise vide opérée hier par le Prd et l’Un ne répondait qu’à un manque de vision, au chantage et à la gourmandise.

Le prochain Chef d’Etat ne sera pas politique

Ni de l’opposition, ni de la mouvance ! Votre journal préféré l’écrivait déjà. Depuis hier, c’est confirmé qu’au niveau de l’opposition, c’est la fin. En tout cas, les autres pourraient poursuivre leur chemin, mais ce serait sans la Renaissance du Bénin de Léhady Soglo. Ceux qui célébraient l’union sacrée au sein de l’opposition peuvent changer de mine. Ce n’est pas encore la joie. A la mouvance présidentielle, la division a commencé depuis longtemps avec les guerres de positionnement sur les listes lors des élections législatives et communales. Le reste partira juste après l’installation des nouveaux maires. Chaque « mouvancier » va tourner les regards vers la présidentielle et chercher à se repositionner pour 2016, puisque, là aussi, le candidat n’est pas encore connu. Rien ne sera facile de ce côté-là également car, la guerre « nord-sud » les divise déjà. Cette déchirure entre opposition et mouvance dressera le lit à un candidat neutre qui passera simplement en 2016.

Félicien Fangnon
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