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Les acteurs de la filière de véhicules d’occasion envisagent mener des actions pour lutter contre les faux frais dans ce secteur d’activité
Publié le lundi 17 aout 2015  |  Le Matinal




Plusieurs maux minent la filière des véhicules d’occasion au Bénin. Il s’agit entre autres des réformes mal pensées, la corruption, les faux frais, la mévente sur les parcs et le harcèlement fiscal. Conséquences, des milliers d’emplois sont menacés au profit des intérêts de quelques personnes. C’est ce qu’on retient du passage de deux acteurs de la filière qui étaient ce dimanche 16 août les invités de l’émission cartes sur table.

La filière des véhicules d’occasion sera paralysée sous peu. L’alerte a été donnée dans le studio de Océan Fm par Moucharaf Adéyemon et Maxime Guindéhou respectivement secrétaire général du Front d’action pour la sauvegarde de la filière des véhicules d’occasion Fas Fivo et secrétaire général chargé des projets de Fas Fivo. De façon unanime, les deux invités ont dénoncé les maux qui minent le secteur. D’après ceux-ci, les difficultés se sont accentuées ces trois dernières années plongeant les activités dans une léthargie de telle sorte que si n’est fait, la filière risque de disparaître. La raison fondamentale qui crée les problèmes est un arrêté datant de 2012. « Nous sommes victimes d’un arrêté de 2012 qui a vu naître le Programme de vérification des importations Nouvelle génération Pvi-Ng qui a été suspendu et dont nous sommes victime » a affirmé le secrétaire général Moucharaf Adéyemon pour qui ledit arrêté est obsolète. Pour Maxime Guindéhou tout allait au début de la prise de l’arrêté mais puisque les activités de Bénin Control ont été suspendues, les clauses ne sont plus respectées avec les anciennes pratiques qui ont repris de plus belle alors que l’arrêté en vigueur. Les différentes tracasseries font que les acteurs de la filière ne trouvent plus leur compte, les investisseurs étrangers fuient le Bénin tout en préférant faire leurs opérations dans d’autres pays frontaliers a-t-il poursuivi. Les démarches menées à l’endroit des autorités n’ont pas abouti, raison pour laquelle les acteurs de la filière des véhicules d’occasion ont préféré prendre les taureaux par les cornes. Les deux invités envisagent mobiliser leurs collègues les jours à venir afin que tous ensemble, ils boycottent les activités entrant dans ce cadre pour montrer que c’est eux qui font entrer les devises dans les caisses de l’Etat. Un appel a été donc lancé dans ce sens en direction des démarcheurs, importateurs, transitaires, gestionnaires de parc, vendeur de sachet d’eau pour les inviter à rejoindre le mouvement dont l’objectif est de soulager leur peine.

Le Volet environnement a été aussi abordé au cours du débat notamment l’insalubrité dans laquelle végète les parcs de véhicule d’occasion.

A ce niveau Moucharaf Adéyemon et Maxime Guindéhou ont rejeté entièrement la responsabilité sur les autorités centrales et locales. Ils affirment que des taxes sont versées à la mairie de Sèmè-Podji, (commune dans lequel se retrouve la plupart des parcs de véhicules d’occasion) par l’entremise du guichet unique pour la salubrité des lieux mais rien n’est fait. « C’est un faux problème quand on dit que la pollution de toute forme incombe aux acteurs du secteur. C’est plutôt les autorités surtout les mairies qui ne jouent pas leur rôle puisqu’elles perçoivent des taxes a déclaré Moucharaf Adéyemon. D’après ce dernier des taxes de cinq mille francs sont prélevées sur chaque véhicule pour l’assainissement à raison de vingt ou vingt cinq mille véhicules qui sortent par mois. Il ajoute qu’il a été prévu même le pavage des lieux mais depuis pratiquement une décennie, rien n’y fit.

Marcus Koudjènoumè
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