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Le Matinal N° 4177 du 3/9/2013

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Présidentielle de 2016 : les potentiels candidats absents au front
Publié le mercredi 4 septembre 2013   |  Le Matinal


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© AFP par DR
Politique : Thomas Boni Yayi, président de la République


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Les potentiels candidats à l’élection présidentielle de 2016 brillent par leur absence sur le terrain politique. Par leur silence de plus en plus assourdissant, ils abandonnent le champ politique au Chef de l’Etat constitutionnellement cheval non partant au prochain scrutin présidentiel.

A moins de trois ans de la fin du deuxième et dernier mandat du Président Yayi Boni, les potentiels candidats à sa succession sont toujours dans l’ombre. Mais on peut sans risque de se tromper avancer des noms de personnalités influentes qui sont pressenties pour briguer la magistrature suprême. L’ex-Premier ministre Pascal Koupaki, le président de la Renaissance du Bénin (Rb) Léhady Soglo, le candidat malheureux à la présidentielle de 2011 Abdoulaye Bio Tchané (Abt), des prétendants au sein de l’Union fait la nation (Un) Lazare Sèhouéto, Antoine Kolawolé et Emmanuel Golou, le Président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago et d’autres acteurs politiques font partie de cette liste qu’on pourrait retrouver sur la ligne de départ à la prochaine élection présidentielle. Mais étonnamment, aucun d’eux n’occupe le terrain à moins de trois ans de cette échéance. Ils font toujours de leurs ambitions de conquérir le fauteuil présidentiel un mystère. Recroquevillés dans leurs formations politiques respectives, ils abandonnent le terrain au Chef de l’Etat dont le bilan désastreux à la tête du pays devrait constituer un motif et un argument pour rallier les foules à leur cause. La morosité économique ambiante, la crise sociopolitique, l’insécurité dans le pays et les différentes tares du régime en place sont des éléments qu’ils peuvent commencer à exploiter pour prendre leur envol et conquérir l’électorat béninois. Malheureusement, on ne sent pas chez eux, l’audace d’entreprendre. Avant de se présenter pour la première fois à l’élection présidentielle en 2006, l’actuel locataire du Palais de la Marina a dû se mettre très tôt au travail, parcourant villes et campagnes sous le couvert de la Boad dont il était le Président. A la tête de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Yayi Boni posait des actes de développement sur toute l’étendue du territoire national. Inaugurations d’infrastructures, signatures d’accords de prêt à l’Etat étaient les actions qui l’ont rendu populaire à l’époque, car il y avait une organisation autour de sa personne. Aujourd’hui, ceux qui prétendent lui arracher le Pouvoir continuent de dormir sur leurs lauriers.

Le jeu risqué de Abt

Le cas Abdoulaye Bio Tchané est plus étonnant. Arrivé en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle de 2011, il est vu par l’opinion publique comme le super favori de la course à la magistrature suprême de 2016, Adrien Houngbédji étant constitutionnellement non partant, tout comme Yayi Boni qui aura bouclé ses deux mandats. On voit alors Abt, comme le successeur naturel de Yayi Boni. Certains acteurs politiques estiment que c’est son tour de présider aux destinées de ce pays. Mais, il ne suffit pas de rêver. Il va falloir qu’il se mette résolument au devant de la scène pour convaincre l’opinion. La mobilisation des masses, les rencontres politiques et surtout les critiques du bilan du Pouvoir en place devraient être ses principales actions. S’il reste dans l’immobilisme, il pourrait perdre le contrôle du terrain et ses soutiens de marque. Par exemple, le manque d’initiatives de la coalition Abt fait certainement partie des raisons du ralliement de l’ancien député, André Dassoundo à la mouvance présidentielle, même si la dignité de l’homme aurait pu le dissuader de retourner sa veste. L’ancienne secrétaire parlementaire, Amissétou Affo Djobo lassée de cette inaction, bataille au sein du Front citoyen de Antoine Déchénou pour participer au combat contre la révision opportuniste de la Constitution du 11 décembre 1990 et aux dérives du pouvoir. Donc, le peuple béninois attend de Abdoulaye Bio Tchané des actions et propositions concrètes pour sortir le pays des sentiers battus. La question qu’on se pose est de savoir si Abt ne va pas davantage perdre du terrain avec sa nomination au poste de président du Conseil d’administration du Fonds africain de garantie (Agf).

Courage du Front

Face à l’inaction de nombreux leaders politiques, c’est le Front citoyen qui est presque seul au front, pour affronter dans une démarche toute nouvelle, le régime en place. Antoine Détchénou et son groupe rencontrent depuis quelques jours les ténors de la classe politique en vue de la création d’une union sacrée pour barrer la route aux ‘’prédateurs’’ de l’économie nationale et de la démocratie ? Que gagnent-t-ils dans une telle lutte politique ? Et que gagnera Antoine Détchénou en prenant la direction de cette lutte ? Rien. Détchénou n’avait plus de raison de continuer la lutte politique. « Je me bats pour les générations futures… », déclare-t-il souvent. C’est dire que le leader du Front citoyen mène le combat que Bio Tchané et d’autres personnalités qui rêvent de briguer la magistrature suprême devraient mener. Leur inaction ne leur garantit pas des chances sérieuses pour 2016. Il faut de leur part plus d’activisme politique pour renverser la tendance. Comme quoi, qui voyage loin, ménage sa monture.


AT

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