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Adam Goundi, le Béninois qui rêve de soleil
Publié le jeudi 8 octobre 2015  |  La Tribune de la Capitale
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© AFP par ALAIN JOCARD
Le Président français François Hollande au Bénin, première étape d’une tournée africaine
Mardi 2 juillet 2015. Cotonou. Le Président français François Hollande et son homologue Thomas Boni Yayi visitent la région de Bluezone dans le secteur de Zongo de Cotonou.




Adam Goundi est un jeune entrepreneur béninois qui s’est lancé dans l’aventure de la commercialisation de mini kits solaires mobiles tropicalisés. Ces appareils d’un genre nouveau font progressivement leur apparition sur le marché béninois, visant à apporter la lumière, même dans les foyers les plus modestes. Rencontre avec un entrepreneur singulier.
Pour Adam Goundi, l’aventure entrepreneuriale est partie d’une question toute simple : «Comment réduire l’importation des petits groupes électrogènes trop bruyants qui tombent régulièrement en panne ?». Si la réponse, commercialiser de mini kits solaires, peut paraître, a priori banale, pour le jeune homme, elle prendra les allures d’une quête initiatique. «Avec mon équipe, nous avons penséà adapter les mini kits solaires aux conditions climatiques de l’Afrique. Pour cela, nous avons noué un partenariat avec une société taïwanaise installée au Burkina Faso qui fabrique pour nous des panneaux solaires tropicalisés, dans lesquels on a intégré nos taux d’humidité et d’ensoleillement.»
Aujourd’hui, sa société commercialise ces kits sous la forme de coffrets de bois ou de métal. « Nous avons incorporé à nos coffrets tout le système. On y trouve donc la batterie, l’onduleur, le convertisseur et le contrôleur de charge. Nos kits ont une puissance qui varie entre 3,5 à 5 Ampères (A). Ainsi, avec un seul kit de 3.5 A, on peut faire tourner les appareils électroménagers et les lampes d’un petit appartement. Par contre, pour une maison qui fonctionne avec un compteur de 15A la construction d’une mini centrale solaire est préconisée.», dit-il.
Une durée de vie de 25 ans
Si, selon l’entrepreneur, les prix de son équipement (entre 250 000 et 500 000 francs Cfa) sont «légèrement plus élevés que ce qu’on trouve dans le commerce», ses coffrets compensent cette différence de coût grâce à «leurs grandes performances et leur durée de vie qui est de 25 ans.» Un argument qui semble convaincre sa cible, puisque, comme l’explique Adam Goundi, sa start-up grandit à un bon rythme. «Nous avons installé nos panneaux dans quatre ménages à Cotonou qui témoignent déjà de la qualité de l’équipement. Nous en avons aussi installé à Abomey, à Parakou et à Djougou dans le petit village de Dewa.», affirme-t-il avant de souligner qu’avec son équipe, il préfère prendre le temps pour peaufiner leur modèle. «Nous ne sommes pas pressés, c’est une start-up naissante. Nous voulons prendre le temps de bien maîtriser notre domaine d’activité afin que la première population qui utilisera nos panneaux soit satisfaite». Aussi, s’occupe-t-il, pour l’heure, de la gestion quotidienne de son activité et des aléas qui y sont inhérents. «Parfois, je passe des journées à dépenser sans aucune rentrée alors que je dois payer les dix personnes que j’emploie ainsi que le loyer de mes bureaux de Cotonou et de Djougou.», déclare-t-il avant de s’indigner de la fiscalité qui vient compliquer cette équation. «Il faut qu’on fasse quelque chose pour les entreprises naissantes. Les impôts tuent l’entrepreneuriat au Bénin. Dès la première année, on vous exonère mais l’année suivante on vous applique le tarif maximal.»
Mais ces difficultés ne l’empêchent pas de rêver et l’avenir, Adam Goundi le conçoit comme une promesse qu’il se doit de tenir. «Mon principal projet dans un avenir proche est d’installer une centrale solaire de 40 et de 50 Kilovoltampères (KvA) pouvant desservir toutes les communes du Bénin. Nous avons la technologie pour le faire», martèle-t-il.
En attendant son rendez-vous avec le triomphe, il se rendra très prochainement à Djougou, sa ville natale, où il est sur le point de signer un accord pour l’implantation de lampadaires solaires sur quelques artères de la ville. Peut-être l’occasion pour le jeune homme de devenir prophète chez lui.
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