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Le président n’a pas été contre ma candidature… Avant de quitter le gouvernement, on a eu un entretien… »
Publié le vendredi 9 octobre 2015  |  Fraternité
AKE
© aCotonou.com par DR
AKE Natondé, Ministre des Travaux Publics et des Transports




Candidat déclaré à la présidentielle de 2016, l’ancien ministre de Boni Yayi est un leader politique d’une notoriété qui légitime ses ambitions. Très détendu et surtout sûr de sa force politique, ce descendant de Dada Akao, fondateur du village de Naogon dans la commune de Covè, nous a reçus à son domicile à Mènontin dans la ville de Cotonou dans son salon qui offre un cadre à la discrétion. Député élu dans la 24ème circonscription électorale sur la liste Fcbe, le président de Cds Finagnon n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de faire ses choix politiques. Dans cette interview, il a enfilé son costume de candidat pour mieux parler de la présidentielle et dévoiler les grands axes de son projet de société.
Vous avez été deux fois ministre, actuellement vous êtes député à l’Assemblée nationale. Laquelle des deux fonctions préférez-vous ?
L’un ou l’autre, c’est pareil. Je suis au service de la nation et quand on est au service de la nation, quelle que soit la position dans laquelle on est, on subit des pressions.

Ministre ou député, où se trouve alors la plus grande pression ?
La pression est plus du côté gouvernemental.

On annonce votre candidature pour la présidentielle prochaine, vous la confirmez ?
Oui, je la confirme. Vous avez suivi avec nous le conseil national du Cds Finagnon qui s’est tenu le 29 août passé à Bohicon, et qui a réuni les structures du parti venues des 12 départements. Les résolutions qui ont été adopté à l’issue de ce conseil sont allées dans le sens de ma candidature à la prochaine élection présidentielle. Nous avons aussitôt dévoilé notre projet de société parce que tout parti sérieux doit en avoir un. Nous avons aussi lancé un débat autour de ce projet et actuellement, nous rencontrons les différentes couches sociales et politiques de notre société et nous débattons un peu de tout. Il s’agit des étudiants, des enseignants, des commerçants, bref tout le monde. Ces derniers apportent leurs avis sur ce projet de société qui sera officialisé.

Vous n’avez pas attendu la décision de la mouvance à laquelle vous appartenez avant d’annoncer votre candidature.
L’idée d’une participation à la présidentielle, c’est normal si un parti se prend au sérieux. Parce qu’un parti est né dans l’objectif de conquérir le pouvoir d’Etat et de l’exercer. Donc, le parti politique est d’abord lui-même avant d’appartenir à un ensemble. Il n’y a pas d’alliance sans un parti politique fort. Et le parti Cds Finagnon se veut être un parti fort, un parti de masse. Il est tout à fait normal que le parti Cds Finagnon créé depuis 6 ans ait son candidat. Nous savons que l’objectif, c’est de conquérir le pouvoir. Donc, ce n’est pas une idée qui est née récemment. La mouvance a été mise ensemble un jour avec l’arrivée au pouvoir du chef de l’Etat et les composantes de cette mouvance là, à ma connaissance, gardent leur autonomie opérationnelle. Donc, le Cds Finagnon garde son autonomie organisationnelle et doit pouvoir avancer.

Mais la mouvance a opté pour une candidature unique. Est-ce à dire que vous tournez dos à Boni Yayi ?
Non, je n’ai jamais entendu la mouvance, par le biais de son président, dire qu’elle optait pour une candidature unique. Je pense que c’est très difficile pour le chef de l’Etat dans la position actuelle de choisir un candidat unique. A moins qu’il dise que tous les autres candidats ne font plus partie de la mouvance. Et je le connais suffisamment politique pour ne pas aller dans ce sens. C’est pour vous dire que pour un chef de famille, c’est difficile de préférer un fils par rapport à un autre. En plus, la question de dauphinat, ce n’est pas une question qui devrait se poser. Le président Yayi Boni lui-même a été le dauphin de qui avant d’être président de la République ? Personne ne l’a désigné. Si Dieu dit que c’est telle personne qui sera président, alors il le sera. Il ne faut pas s’attendre à un président par décret. Quelqu’un qui est désigné simplement pour être candidat n’est pas encore président. Nous nous battons, nous nous sommes battus pour l’élection du président Boni Yayi sans qu’il n’ait été désigné par le président Mathieu Kérékou. Le président Soglo n’a pas été dauphin avant d’être président. D’ailleurs, le président Soglo n’a fait qu’un seul mandat et toutes les fois qu’il a essayé de se porter candidat et que cela ne plaisait pas au peuple, il a échoué. C’est dire que le problème de dauphinat pour moi ne se pose pas. Il faut laisser le soin au peuple de décider par rapport au projet de société des uns et des autres.

Concernant à votre projet de société, qu’est-ce-que vous proposez de nouveau parce qu’on aura une flopée de candidatures ?
Nous autres au Cds Finangnon, nous avons baptisé notre projet de société le chemin de demain. C’est ce chemin là qui constitue le meilleur chemin de développement pour aboutir à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est le chemin qui doit conduire à la paix, à l’unité nationale, à la prospérité et naturellement à l’emploi pour les jeunes et les femmes. Dans ce projet de société, nous avons plusieurs grandes parties, mais nous avons un programme phare. La première grande partie s’intitule ‘‘Un pays alliant développement économique et progrès social’’. La deuxième partie a traité des questions de l’éducation, du système éducatif, de la santé, la paix et la démocratie. Et la troisième grande partie, c’est l’ouverture du Bénin sur le reste du monde. Le rôle que la diaspora doit jouer dans le développement du Bénin. Cette diaspora, elle est très importante. Comme programme phare, un programme qu’aucun autre candidat n’a jamais encore abordé ; la première grande partie est le progrès économique et social. Et dans cette partie, nous avons défini un programme appelé ‘‘le Béninois en mouvement’’. Et cela consistera à rassembler toutes les forces, toutes les énergies autour d’un même objectif, à intégrer les exclus, à les ramener dans le circuit afin qu’ils puissent bénéficier eux aussi des richesses. Ceci, à travers les allocations sociales et des microcrédits tendant à faire des femmes des chefs d’entreprises, juste pour leur permettre de faire des activités de subsistance et les amener à devenir des créatrices d’emploi. Voilà globalement ce que je peux vous dire sur notre projet de société.

Vous vous êtes inspiré un peu du programme et des réformes de Boni Yayi ?
Ce sera à son honneur d’ailleurs, quelqu’un qui a travaillé avec lui, qui sait ce qui va bien et ce qui ne va pas bien, il pourra apporter les corrections. Comme le dit l’adage, ‘’ c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle’’. Je ne suis pas dans la logique d’une rupture brusque, au contraire nous devons poursuivre les chantiers, les achever et même s’il le faut, les parfaire, mais également conduire à bon port les nouveaux chantiers qui n’ont pas pu l’être. Car tout le monde sait qu’on ne peut pas bâtir un pays en dix ans. En dix ans, quelque chose peut se faire. Le mandat à venir, c’est un mandat qui va permettre de pousser plus loin les chantiers prioritaires. Concernant la distribution des richesses comme je l’ai dit dans mon projet de société, nous devons construire des infrastructures, non seulement dans le domaine routier mais aussi dans le domaine énergétique. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas parler d’emploi, créer des richesses, sans parler d’énergie. Voilà donc un des points faibles des dix ans de Boni Yayi. L’énergie a été un handicap sérieux, pendant les dix ans de gestion, au développement du pays. Donc, nous devons tout faire pour régler ce problème à travers la gestion plus saine de ce domaine. Et ceci commencera par la libéralisation du secteur énergétique afin de permettre au privé de pouvoir produire de l’énergie électrique au distributeur traditionnel qu’est la Sbee. Cela permettra sans doute de démocratiser la production de l’énergie électrique. Il y a aussi la démocratisation du secteur de la télécommunication. Vous avez vu que quand le secteur de la communication a été libéralisé, nous avons remarqué des avancées dans ce secteur. Mais avant, c’était la croix et la bannière. Ainsi, il fallait faire une demande à l’Opt et attendre des mois, maintenant avec l’avènement des entreprises privées de télécommunications, ce n’est plus le cas. Il s’agira en clair d’une libéralisation en terme de production de l’énergie électrique. Donc, ce secteur représente l’un des chantiers fondamentaux à entreprendre. Je pense que les pistes sont là de même que les ressources pour pouvoir mettre en œuvre ces projets. Nous allons pouvoir donc nous appuyer sur les ressources humaines dont on a besoin pour mener à bien tous ces programmes. A partir de cela, nous pouvons accroître la productivité dans nos entreprises afin d’amorcer un développement durable. Au-delà de ces chantiers, il sera également question de réformes institutionnelles. Des réformes qui permettront un consensus au niveau de nos institutions. Mais, il ne faut pas y aller tout seul, il faut y aller avec tout le peuple. Aujourd’hui, il est donc important qu’on fasse table rase du passé et qu’on pense au développement du Bénin. Je crois qu’il y a également un chantier important qui est relatif à la paix et à la gestion de la paix. La paix, il faut la sauvegarder. Et pour cela, le président doit être l’émanation du peuple. Il faut tout faire aujourd’hui pour que le climat de tension puisse vraiment s’apaiser dans notre pays. Je ne crois pas qu’on puisse aller vers un climat apaisé si on n’a pas un président qui est presque l’émanation de tout le monde, de toutes les couches. Si jamais nous avons un président issu d’un camp contre un autre, alors on n’est pas parti pour bâtir la paix. Je vais prôner et travailler pour que les Béninois soient réconciliés avec eux-mêmes. Qu’il y ait un climat apaisé, c’est cela qui donnera la possibilité de penser davantage au développement. Rien de bon, rien de bien ne se construit dans le conflit permanent.

Avez-vous discuté de votre candidature avec le Chef de l’Etat ?
Bien sûr !

Quelle a été sa réaction ?
Le président n’a pas été contre ma candidature. De toutes les façons, je pense que c’est lui qui a abordé premièrement la question. Avant de quitter le gouvernement, on a eu un entretien, et c’est lui qui a posé la question et à ma connaissance, le président ne s’est pas prononcé contre cette candidature. De toutes les façons, une candidature à l’élection présidentielle, est une décision forte. C’est une personne qui fait face à son peuple. Ça ne doit pas être une élection de liste où il y a des positionnements qu’il faut négocier. Si nous avons des idées à faire valoir, et nous savons que c’est à travers ces idées que le Bénin trouvera son chemin pour aller à un lendemain meilleur, tant mieux. Tout ce que nous avons dit ensemble ne peut pas être mis sur la place publique. Moi, je n’ai pas manqué de lui donner mon avis sur la question de la candidature au sein de la majorité présidentielle. Ma candidature, je ne l’interprète pas comme celle de tout le monde parce que aujourd’hui, ceux qui souffrent le plus, ce sont les jeunes et les femmes. Et les jeunes se trouvent aussi bien dans les partis de la mouvance que de l’opposition avec les mêmes problèmes. Je préfère rester ouvert à tout le monde.

Est-ce que sur le terrain, vous allez combattre le candidat des Fcbe ?
Il n’y a pas de candidat des Fcbe à ce que je sache jusqu’à ce jour. Lorsqu’un candidat sera désigné pour porter la couleur des Fcbe, ce qui n’est pas notre cas puisque nous avons un parti politique qui s’est prononcé avec ses alliés et ses mouvements à travers une coalition, tout le monde sera en compétition. On ne peut pas parler de notre attitude par rapport au candidat Fcbe, c’est comme si vous me demandez si nous allons combattre le candidat de l’Union fait la Nation ou d’autres. Nous ferons le nécessaire pour ravir la vedette à tout le monde. Mais il n’y aura pas d’agressivité. Nous, nous sommes des hommes de paix. Je ne pense pas qu’on fera de combat contre un candidat ou un autre.

Mais vous allez d’abord faire une bataille, celle de la région d’Agonli
Pas du tout. Vous dramatisez ce qui ne mérite pas d’être dramatisé. Il n’y a pas de bataille en région Agonli. Pas plus qu’ailleurs. La bataille existe partout. Mais la région Agonli est une région qui regorge de beaucoup de cadres dont certains ont des appétits politiques. Cela amène quelquefois les conflits d’intérêts, les petites guerres de leadership. Vous verrez que ça va se régler un jour. Ce jour n’est pas loin.

Parlant justement de la présidentielle, on annonce la présence dans le starting-block, des hommes d’affaires, Patrice Talon et Sébastien Ajavon. Que pensez-vous de ces candidatures ?
Je pense que si les citoyens dont il est question remplissent les conditions, je ne peux rien avoir contre leur candidature. Je ne suis pas le juge de la Cour constitutionnelle, ni la Céna pour apprécier leurs dossiers, comme le nôtre également. Si leurs dossiers et le nôtre sont acceptables, nous allons participer à la compétition. Moi, je vois qu’il y a une fausse polémique autour des candidatures des hommes d’affaires. Vous pensez que je n’en suis pas un aussi ? Je suis un pur produit du privé. Donc, je ne peux rien avoir contre la candidature des hommes d’affaires. Mais je pense qu’il faut préciser aux Béninois que la gestion d’un pays et la gestion d’une entreprise ne sont pas la même chose. Moi, j’ai eu la chance d’avoir fait toutes les expériences dans le privé comme dans le public. Je suis encore député à l’Assemblée nationale. L’habileté qu’il faut pour réussir dans les affaires privées et la conscience qu’il faut, l’intelligence qu’il faut pour pouvoir gérer les hommes à la tête d’un pays, il y a un grand écart. C’est plus facile de réussir dans le privé que dans la gestion des affaires publiques. Il faut beaucoup plus de qualité pour y arriver. J’ai réussi dans les affaires donc, je peux diriger un pays, ce n’est pas comme ça. Je suis formel là-dessus.

Mais est ce que ces hommes d’affaires ne vont pas bousculer la hiérarchie ? Vous ne craignez pas que ça soit finalement les favoris de la présidentielle ?
Ce n’est pas du tout le cas. Pour une élection, il faut une organisation. Il faut des machines sur le terrain. Il ne suffit pas de venir avec de l’argent pour gagner les élections. Sinon, d’autres auraient réussi avant eux. Pourtant, on a vu les scores qu’ils ont l’habitude de faire. Il y a des hommes d’affaires qui ont beaucoup de moyens, mais qui n’ont jamais pu se faire élire.

Mais, il ne s’agit pas seulement d’hommes d’affaires, mais de sponsors de la classe politique. Est-ce que ça ne va pas changer la donne ?
Je ne crois pas. La manière dont la précampagne se déroule montre qu’il n’y a pas trop d’organisation de ce côté là.

La candidature de ces hommes d’affaires n’est-elle pas une conséquence de l’échec de la classe politique ?
Je vais poser la question aux hommes politiques qui se sont fait sponsoriser. De toutes les façons, nous avons toujours fait la politique sans le moindre sponsoring. Nous estimons que c’est comme cela qu’il faut procéder pour avoir une certaine liberté d’esprit. Si vous n’avez pas la liberté, vous ne pouvez pas. C’est ce qui arrive certainement maintenant. Parce que les hommes d’affaires qui ont toujours leurs mains derrière pour manipuler les hommes politiques ont décidé de jouer les premiers rôles. Ce qui amène ces derniers à s’opposer. Mais heureusement, il y a une autre classe politique capable de fasciner. Et nous faisons partie de cette classe là.

Quel est, selon vous, le profil du prochain président ?
Nous l’avons dit dans notre prospectus. Le prochain président doit être un homme propre, dynamique, qui connaît bien les chantiers en cours pour pouvoir les poursuivre. Il doit avoir suffisamment d’expériences en matière de gestion de la chose politique. Gérer la chose politique ne veut pas dire diriger des entreprises. Il doit connaître les rouages de l’action gouvernementale, de l’Assemblée nationale et autres, afin de sortir le Bénin de l’ornière.

Qui sont ceux qui répondent à ce profil ?
Je ne vais citer aucun nom, mais je pense qu’il n’en manque pas, au regard de tous ceux qui s’annoncent pour l’élection.

Il y a une pléthore de candidatures annoncées. Est-ce qu’il y a une candidature qui vous fait peur ?
J’attends la candidature des femmes pour voir, parce que les femmes sont plus nombreuses que nous. Sinon, je n’ai peur de personne.

On cite Koupaki, Gbian, Ajavon, Talon…
Aucun d’eux ne me fait peur. Nous serons tous en compétition.

Vous êtes député, et vous avez voté contre la levée de l’immunité de votre collègue Barthélémy Kassa. Pourquoi ?
Parce que j’estime qu’on n’avait pas besoin de lever son immunité sur la base d’un rapport qui n’est pas judiciaire. Le cabinet Kroll a présenté des indices que la justice pourrait utiliser pour disculper notre collègue. Mais si nous avions voté pour la levée d’immunité de Kassa, nous avons vu ce qui s’est passé le jour de l’installation des députés de la 7ème législature. Si le collègue était sorti par la porte où le public attendait, personne ne sait ce qui pourrait arriver. Peut-être qu’il serait pris en sandwich par une foule qu’on a montée de toutes pièces et les gens pourraient lui ôter la vie. Et si c’était le cas, à quoi aurons-nous assisté par la suite ? On sait quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit. Une vie humaine est trop chère pour qu’on se permette de la sacrifier. Je pense que dans sa position de député, on lui laisse son immunité jusqu’à ce qu’il soit démontré qu’il est vraiment impliqué dans le dossier. C’est-à-dire qu’on ne va pas lui enlever son garde du corps et le livrer à la vindicte populaire.

Vous avez été l’initiateur d’une proposition de loi relative aux loyers. De quoi est-il question ?
Là, vous parlez de la toute dernière proposition de loi que je viens d’envoyer à l’Assemblée nationale et qui a été affectée à la commission des lois pour étude. Tout le monde sait bien que la question de l’habitat dans notre pays est une question délicate. C’est aussi une question socio-économique, mais je la trouve plus sociale qu’économique. Parce que se trouver un toit est important pour tout le monde. Et il est prouvé que la grande majorité de la population part des locations. Même un jeune homme qui habite chez ses parents, est plus tard obligé de les quitter, pour se trouver un autre toit pour fonder sa famille avant de réunir les ressources pour construire sa maison. Mais aujourd’hui, dans ce secteur, il y a depuis quelques années une spéculation terrible où les propriétaires veulent se rembourser le coût de la construction de la maison en une fois. Ils demandent à leurs locataires des cautions assez énormes. Nous avons pensé qu’il faut mettre de l’ordre dans ce secteur, comme certains pays l’ont fait dans la sous-région. J’ai proposé que les cautions soient limitées à 3 mois et pas plus. Et s’il doit y avoir, pas plus d’un mois. Ce n’est pas pour autant que nous voulons sacrifier le propriétaire qui s’est échiné à construire sa maison après de lourds investissements. C’est pour cela que nous avons protégé le propriétaire en lui donnant le droit de recouvrer à temps son loyer et de faire sortir le locataire indélicat qui aura accusé deux mois d’arriérés de loyer. A part cela, il y a des augmentations anarchiques des loyers, c’est-à-dire, le prix des loyers. Nous avons demandé au gouvernement de prendre un décret d’application qui doit fixer les prix au mètre carré des habitations, en fonction de la situation géographique et du standing de la maison. Cela va permettre de réduire ce problème dont souffre la majorité de la population béninoise.

Un message de fin ?
Vous savez bien que nous nous battons pour l’épanouissement de notre population, en l’occurrence la jeunesse de notre pays. Vous avez suivi avec nous le combat sur la relecture du statut général de la fonction publique. C’est une victoire qui a été obtenue par la jeunesse et tout le peuple. Je leur demande de se mobiliser davantage pour que nous puissions relever les défis à venir. Aujourd’hui, le Bénin a droit au développement. Nous allons y arriver. A travers le projet de société ‘’Le Chemin de demain’’, le lendemain sera meilleur.
Propos recueillis par : Angelo DOSSOUMOU
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