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Le sociologue Amouzouvi sur « Zone Franche » de Canal 3: « Nous sommes dans une démocratie sans démocrates »
Publié le mardi 17 septembre 2013   |  L`événement Précis




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L’évolution de la démocratie béninoise ne satisfait pas à tous les goûts. Le professeur Amouzouvi Dodji, sociologue et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, cache difficilement son amertume quand il aborde le sujet. «Nous sommes dans une démocratie sans démocrates », a-t-il regretté hier sur l’émission «Zone Franche » de Canal 3 dont il était l’invité. Il dénonce, à ce propos, plusieurs faits dont celui relatif au favoritisme qui se développe dans le pays.

« Le Bénin est devenu un pays de l’interventionnisme. On intervient en tout, sur tout et à tout propos », fustige l’universitaire, toute chose qui, à l’en croire, fragilise davantage notre démocratie. La démocratie, souligne-t-il en passant, est un ensemble de principes et de valeurs qu’il faut ensacher dans les réalités du pays. Il se dit surtout outré par la flopée des partis politiques au Bénin et se demande finalement à quoi ils servent. La question de la transhumance le préoccupe aussi. « En réalité, la motivation des transhumants en venant en politique n’est pas la construction d’un Etat idéal, mais plutôt de remplir leurs poches », avoue le professeur Amouzouvi.

A l’endroit de la jeunesse béninoise, il se pose les mêmes questions face à la déperdition qui s’observe dans leurs rangs dans tous les domaines. « Nous sommes face à la déconfiture.

Et si rien n’est fait, on aura une classe de jeunes qui n’ont rien à voir avec les valeurs que doit incarner la jeunesse », prévient l’invité de «Zone Franche ». Sur la question de la corruption, il pense qu’il faut surtout revoir le mécanisme en mettant les gens dans des conditions telles qu’ils ne peuvent plus s’adonner à ce fléau. S’il faut recruter des enseignants et ne leur payer leurs premiers salaires que plusieurs mois après leur prise de fonction, le sociologue Amouzouvi, pense que cette manière de procéder, par exemple, ne contribue pas à mener une véritable lutte contre la corruption, la question étant de savoir comment ils devaient se prendre en charge pendant tout ce temps.

Si sur un autre plan, l’invité au sujet de la révision de la constitution pense que l’initiative «Mercredi Rouge » est un moyen d’expression qui participe de la vitalité de la démocratie béninoise, il souhaite qu’il ne devienne pas simplement un instrument politique pour régler des comptes. Affermir l’autorité de l’Etat, éviter le culte de personnalité sont, entre autres vœux formulés par le sociologue Amouzouvi, concluant que « nous devons tout faire pour que la démocratie supporte le développement ».

Christian Tchanou

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