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Après les hommages rendus devant le parlement, Houngbédji chez Kérékou pour signer le livre de condoléances
Publié le samedi 31 octobre 2015  |  Visages du Benin
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© Autre presse par DR
Le Président Adrien Houngbédji aux côtés des enfants Kérékou après avoir signé le livre de condoléances




Juste après l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire 2015 de l’Assemblée nationale, le président Adrien Houngbédji a conduit une délégation du bureau de l’Assemblée nationale et quelques membres de son cabinet à la résidence du Feu Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Il y était pour signer le livre de condoléances et présenter par la même occasion les condoléances de l’Assemblée nationale à la famille du Général Mathieu Kérékou décédé le 14 octobre 2015. A la fin de la visite, il s’est prêté aux questions des journalistes. Il faut noter que c’est Modeste Kérékou qui, au nom des enfants du défunt, a remercié le président Adrien Houngbédji pour son geste

Déclaration de Me Adrien Houngbédji chez Kérékou

«…Nous avons ce matin, au cours de la cérémonie de la rentrée parlementaire, délivré le message de l’Assemblée nationale en hommage à l’homme d’Etat. Mais derrière l’homme d’Etat, il y aussi l’homme tout simple qui laisse une veuve, qui laisse des enfants et des petits-enfants. Nous avons le devoir de venir leur exprimer notre compassion en tant que représentant du Parlement du Bénin pour leur dire que leur douleur est la nôtre et pour prier avec eux. Que le Seigneur tout puissant, le Très Miséricordieux accueille le président Mathieu Kérékou dans sa demeure et que de là-bas avec le Seigneur, le Tout Miséricordieux, il puisse veiller sur sa descendance, sur sa veuve, et sur l’ensemble du peuple béninois. Je garde surtout comme souvenir, la période où nous avons collaboré ; moi comme son Premier Ministre puis ensuite comme président de l’Assemblée nationale. Et comme j’ai eu à le dire, dans ces relations là, c’est l’homme d’Etat que nous avons rencontré ; c’est-à-dire l’homme soucieux de l’intérêt général, l’homme respectueux des règles constitutionnelles, l’homme soucieux de la prospérité de son peuple et c’est ce qui a fait que la collaboration que nous avons eue a été sans accroc. Bien sûr ! Les chemins se croisent et se décroisent en politique. Mais pour l’essentiel, pendant cette période qui est allée de 1996 à 2006, je pense que rien de fondamentale n’a séparé le président Kérékou de l’homme qui vous parle et de l’institution qu’il représentait ; c’est-à-dire l’Assemblée nationale à cette époque là. Je pense que ça été l’une des périodes les plus calmes de collaboration entre l’Exécutif et le Législatif ».
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