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Mafia dans la gestion du tour de passage des navires au Port de Cotonou
Publié le mercredi 25 septembre 2013   |  24 heures au Bénin




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Les nombreux efforts du gouvernement visant à rendre plus compétitif le port de Cotonou ont du plomb dans l’aile. Et pour cause, le non-respect de l’ordre de passage des navires. Un désordre savamment orchestré qui pénalise non seulement les opérateurs économiques mais aussi les armateurs et les douanes béninoises.

Depuis quelques mois les rares armateurs qui opèrent encore au port de Cotonou se plaignent de la mauvaise gestion qui est faite du tour de passage des navires et des cadences de déchargement de la SOBEMAP.

Pendant que certains navires sont en rade depuis sept semaines et attendent leur autorisation pour accoster, il est curieux de constater que pour des raisons qu’on ignore certains navires ayant fait à peine quatre semaines en rade sont autorisés à rentrer à quai pour décharger leurs marchandises. Du moins c’est la situation au niveau des vraquiers qui transportent le riz.

Le cas le plus criard est celui du Navire MV ZHE HAI 505. En rade depuis le 21 août 2013, il a été autorisé ce mardi 24 septembre à accoster bien que son entrée au port soit prévue pour le 05 octobre 2013. Au même moment, le MV EXILIXIS en rade depuis le 03 Aout 2013 et le MV BIANCO ZEALAND en rade depuis le 18 août 2013 se font « doubler » bien que leur entrée au Port était prévue respectivement pour le 25 Septembre 2013 et le 28 Septembre 2013.

Une situation incompréhensible dont les conséquences sont dramatiques tant pour les importateurs que pour les armateurs et les douanes béninoises. A noter que le MV ZHE HAI 505 transporte une cargaison destinée au Niger sur lequel le Trésor Public ne percevra que la taxe de voirie.Par contre, le MV EXILIXIS et le MV BIANCO ZEALAND transportent des cargaisons qui sont destinées pour le Bénin et qui contribueront à renflouer les caisses de l’Etat.

A qui profite le crime ?

Les conséquences de telle pratique au niveau de la plate-forme portuaire de Cotonou sont de nature à rendre moins compétitif le port de Cotonou. Au lieu de vingt jours d’attente pour les navires, force est de constater que ce délai est passé progressivement à quarante-cinq jours et aujourd’hui à soixante jours. Une surestarie qui rend de plus en plus cher la destination Cotonou et qui pénalise les opérateurs économiques et les douanes béninoises.



Judicaël ZOHOUN

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