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Mise en place d’un front anti Zinsou : La présence de persona non grata fustigée
Publié le jeudi 7 janvier 2016  |  Matin libre
Nicéphore
© Autre presse par DR
Nicéphore SOGLO recoit le maire de Rosny-Sous-Bois
19 juin 2014. Le président-maire de la ville de Cotonou Nicéphore Dieudonné Soglo a accueilli à recu une délégation de Rosny-Sous-Bois, conduite par le maire de la ville française, ClaudeCAPILLON.




Le président Nicéphore Soglo est un personnage emblématique ici au Bénin. De ce fait, quand son nom figure sur la carte d’invitation d’une rencontre de réflexion sur l’avenir du pays, on ne peut s’empêcher d’y aller à moins qu’on ait une aversion particulière pour l’homme. C’est dans cette logique que certains syndicalistes ont senti le devoir de se rendre à la rencontre du Chant d’Oiseau mardi dernier. Mais grande fut leur surprise de constater la présence dans la salle d’anciens barrons du régime du Changement. Se mettre ensemble dans un creuset avec des gens qui doivent tout à Yayi, qui ont fait la pluie et le beau temps avec le régime du Changement puis de la Refondation, pour combattre le candidat désigné par leur ancien Chef, était devenu un cas de conscience pour certains syndicalistes. Aussi, ne pouvaient-ils rester jusqu’à la fin. Ils ont simplement rebroussé chemin. On pouvait remarquer dans la salle, que tous ceux qui étaient arrivés au départ ne sont pas restés jusqu’à la fin.

La cause, c’est que l’initiative qu’on attribue au président Soglo portait dès le départ les germes de son échec. En effet, comment faire front commun avec Hélène Aholou Kèkè qui a été plus connue sous le régime du Changement ? Il en est de même de Mathurin Coffi Nago, deux fois président de l’Assemblée grâce au bon vouloir de Boni Yayi. On se souvient encore du fameux « quand Yayi dit pi, Nago dit pan ». Que dire du professeur Albert Tévoédjrè qui était au cœur de l’avènement de Yayi. Sa récompense a été le poste de médiateur de la République. Et quand il a voulu partir, il a pesé de tout son poids pour caser l’un de ses fidèles compagnons. La présence des ministres Roger Dovonou, Aexandre Hountondji, Désiré Adadja, Richard Sènou, Victor Topanou, du député Chabi Sika plusieurs fois élu député sous la bannière Fcbe. La présence de Joseph Tamègnon, ancien Dg/Sogéma et ancien conseiller du chef de l’Etat, était aussi inopportune. Si on devait mettre en place un front anti Zinsou et donc anti Yayi avec le soutien des syndicalistes, toutes ces personnes qui ont mangé et lapé dans le plat du Changement, et qui, parce que leurs intérêts sont menacés, ont fini par cracher dans la soupe, sont d’office disqualifiées. Et ceux qui sont à l’origine de cette initiative devraient savoir qu’on ne peut mettre loups et agneaux ensemble pour une même cause. Elle est perdue d’avance. Encore que Nicephore Soglo aussi ne saurait se dédouaner, parlant du bilan de Yayi Boni. Le Renaissance du Bénin a bien pris part à cette gestion après s’être extirpée de l’Union fait la nation qui était l’espoir de tout un peuple.

Bertrand HOUANHO
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