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Présidence de la CEDEAO : Comment Yayi a floué Jean-Pierre 0
Publié le jeudi 24 mars 2016  |  Autre presse
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© AFP
Le président du Bénin, Thomas Boni Yayi en France
Mercredi 6 Février 2013. Paris. Le président du Bénin, Thomas Boni Yayi a ete recu en audiance par le président français Francois Hollande






Alors que toutes les démarches ont été effectuées par Jean-Pierre Ezin auprès de Boni Yayi, ce dernier vient de le flouter lourdement en nommant à la présidence de la commission de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) son beau-frère, Marcel de Souza, avec qui il est en bisbille et qui est par ailleurs membre de la coalition de rupture qui vient de porter Patrice Talon au pouvoir.

La nouvelle est tombée dans l’après-midi d’hier. Le président Boni Yayi a nommé Marcel de Souza à la tête de la commission de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Ce qui est surprenant, c’est qu’en décembre dernier, le commissaire Jean-Pierre Ezin, en poste depuis deux ans à Abuja, avait déposé sa candidature pour le poste de président de la commission. Dans cette optique, il avait rencontré le chef de l’Etat en personne qui a réceptionné son dossier en compagnie de l’ambassadeur du Bénin au Nigeria, Mouftaou Lalèyè. A l’occasion, Boni Yayi avait accepté de faire sa promotion à ce poste technique. Jean-Pierre Ezin avait donc des raisons d’y croire, étant donné qu’il remplit toutes les conditions.

Mieux, Boni Yayi savait que la nomination d’une autre personnalité que Jean-Pierre Ezin à ce poste ferait perdre à ce dernier son poste de commissaire. Parce que le Bénin à lui seul ne peut disposer, au sein de la même commission, de deux représentants.

Un règlement de compte politique ?

Cette promesse non tenue par Boni Yayi, est la deuxième du genre. En effet, à l’Union africaine, Jean-Pierre Ezin n’avait pu renouveler, en 2012, son mandat de commissaire sous la présidence de Jean Ping parce qu’ayant été victime du soutien du chef de l’Etat à Nkosazana Dlamini-Zuma, challenger de Jean Ping qui était candidat à sa propre succession. A l’évidence, Boni Yayi avait sacrifié son compatriote Jean-Pierre Ezin au profit de Mme Zuma pour la présidence de la commission de la CEDEAO.

Aujourd’hui encore, Boni Yayi récidive. Comment comprendre cette volonté du chef de l’Etat de ne pas faire la promotion des cadres en poste dans les instances internationales ? Pour ce qui est principalement du cas de Jean-Pierre Ezin, doit-on y voir une quelconque méchanceté ou un désir de règlement de compte avec le professeur Albert Tévoédjrè qui a combattu le candidat du pouvoir, Lionel Zinsou ? Ou serait-ce là une manière pour le chef de l’Etat de diviser la coalition de rupture à laquelle appartient Marcel de Souza ?

Manquement à la parole donnée

Interrogé au téléphone, l’entourage de Marcel de Souza a marqué son étonnement face à cette nomination surprise et politique. Car ni Marcel de Souza ni son chargé de communication ne semblaient informés de cette promotion. Nomination surprise sinon surprenante, d’autant que le vendredi dernier encore, le président Boni Yayi réitérait sa volonté de promouvoir Jean-Pierre Ezin. Mais à l’annonce de la nomination de Marcel de Souza à ce poste, on se rend compte que c’est plutôt un couteau qu’il lui a planté dans le dos.

Au total, il faut retenir que le président Boni Yayi, jusqu’au bout, aura manqué à sa parole. Ce qui est bien regrettable. Reste maintenant à observer la réaction de Marcel de Souza. Va-t-il accepter un poste sur fond de caprice d’un chef de l’Etat remonté contre la classe politique ?
Par General
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