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Polémique autour de la 1ère équipe de la «Rupture» : qui est le N°2 du Gouvernement entre PIK et ABT ?
Publié le vendredi 8 avril 2016  |  Notre Voix
Passasion
© aCotonou.com par Didier Kpassassi
Passasion de charge entre le premier Ministre Lionel Zinsou et Abdoulaye BIO TCHANE nouveau Ministre d`Etat chargé du Plan et du Développement
Cotonou, le 07 Avril 2016. Primature Benin.Passassion de service. Abdoulaye BIO TCHANE devient Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement






Depuis la formation du nouveau Gouvernement, le tout premier du Président de la République, une folle polémique circule un peu partout. La confusion règne notamment au niveau de deux postes :Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la présidence de la République, Pascal Irénée KOUPAKI et Ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio TCHANE. Le Chef de l’Etat, Président de la République est tout naturellement le Chef du Gouvernement, donc le numéro 1 de son équipe. Entre Koupaki et Tchané, qui occupe alors la deuxième place ? Sur les réseaux sociaux, la confusion est totale, chaque camp tente d’apporter des clarifications pour montrer que c’est lui le second patron.

Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Président Boni Yayi, a passé service à Abdoulaye Bio Tchané. C’est suffisant pour que certains de ses partisans affirment que c’est lui le numéro 2.

Du côté des partisans de Koupaki, des arguments sont aussi donnés pour montrer que c’est plutôt leur leader qui est le numéro 1. C’est dire combien la confusion est forte. Les nouveaux décrets qui seront pris pour situer les uns et les autres sur les attributions et l’organisation de chaque ministère viendront certainement mettre un terme à cette polémique inutile.

Le Gouvernement est formé, les nouveaux ministres ont pris service, place au travail. Car les défis à relever sont énormes.



Importantes clarifications



Depuis l’annonce de la composition du premier gouvernement du président Patrice Talon, le poste occupé par l’ancien premier ministre Pascal Irenée Koupaki créé la polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux. Suscitée par les profanes de l’architecture gouvernementale, cette polémique loin d’apporter un plus à la dynamique du nouveau départ, n’est que l’apanage de coups de gueule qui ont en toile de fond la grosse confusion autour des attributions du poste de ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la république et celles du secrétaire général du gouvernement. Quelles sont alors les attributions du Pascal Irénée Koupaki dans le gouvernement du président Patrice Talon ?

Le secrétaire général de la présidence de la République, couramment appelé «secrétaire de la présidence», est le membre le plus haut placé du cabinet du président de la République. Plus proche collaborateur du président et supérieur hiérarchique de tous les fonctionnaires composant les services de la présidence, le secrétaire de la présidence est, par la nature de sa fonction, souvent surnommé par la presse «le deuxième homme le plus puissant du gouvernement», «le premier ministre (dans un régime présidentiel – ndlr)», «le premier ministre bis (dans un régime semi-présidentiel – ndlr), ou encore «le vice-président».

En plus de la direction et la coordination des membres du cabinet présidentiel (hormis l’équipe rapprochée du président de la république), le rôle principal du secrétaire général de la présidence est d’informer le président de toutes les affaires du pays et de le tenir au courant des informations administratives et politiques utiles. Ainsi, il s’occupe des affaires d’État à caractère privé du chef de l’État et gère pour lui les relations avec les partis politiques et les syndicats dont il reçoit régulièrement les représentants (notamment les députés de la majorité). Il prépare les décisions du président et assure la liaison avec le secrétaire général du Gouvernement ainsi qu’avec les directeurs de cabinet des ministres du gouvernement.

Le secrétaire général de la présidence assure également une mission de communication. En effet, il est le porte-parole du président : c’est lui qui transmet «la parole, la position officielle» du chef de l’État. Par exemple, c’est lui qui annonce la composition du gouvernement. Le secrétaire général de la présidence assiste au Conseil des ministres.

Le secrétaire général de la présidence intervient plus particulièrement dans les domaines d’intervention privilégiés du président de la République, tels que la défense et les relations internationales. Ainsi, le ministre d’État, secrétaire de la présidence de la république, Pascal Irénée Koupaki apparaît comme un super ministre du gouvernement du nouveau départ.

Ce qu’il faut par ailleurs comprendre par cette nomination, c’est le strict respect de la constitution par le président Patrice Talon, qui à défaut de nommer un premier ministre anticonstitutionnel, nomme un ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la république. Pascal Irénée Koupaki est donc, pour beaucoup d’observateurs, un premier ministre qui ne dit pas son nom.



Pascal Irénée Koupaki : Ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République



Pascal Irénée Koupaki est un ancien ministre du Président Boni Yayi qui l’a nommé ministre du Développement, de l’Économie et des Finances. En juin 2007, il devient ministre d’État chargé de la Prospective, du Développement, de l’Évaluation des politiques publiques et de la Coordination de l’action gouvernementale. En mai 2011, il est nommé Premier ministre chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, de l’Évaluation des Politiques publiques, du Programme de dénationalisation et du Dialogue social. Il occupe cette fonction jusqu’en août 2013. Pascal Irénée Koupaki, est depuis 1977, spécialiste en analyse de projets après ses études à l’Institut d’études de développement économique et social de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Pascal Irénée Koupaki est aussi détenteur du diplôme supérieur en banque et finance, spécialisation théories macroéconomiques, banque, monnaie et crédit obtenu au Centre de formation de la Bceao où il occupera de 1979 à 1990 plusieurs fonctions telles que celles d’économiste principal, de directeur et d’assistant du gouverneur. De décembre 1990 à décembre 1993, il a été directeur adjoint de cabinet du Premier ministre de la Côte d’Ivoire. De février à septembre 1994, il a été directeur au secrétariat général de la Commission bancaire de l’Union monétaire Ouest africaine. En septembre 1994, il devient conseiller du directeur adjoint du Fonds monétaire international.

En avril 1996, Pascal Irénée Koupaki est nommé directeur de cabinet du Premier ministre du Bénin. En 1998, après la démission de ce dernier, il retourne à la Bceao, où il poursuivra sa carrière occupant les postes de directeur des études, de directeur du développement des études économiques et de la monnaie et de conseiller spécial du gouverneur. À ce dernier titre, il était membre du Gouvernement de la Bceao jusqu’à son départ définitif de la banque, en avril 2006.


Abdoulaye Bio Tchané : Ministre d’Etat chargé du plan et du développement


Sorti de l’Université de Dijon en France avec une maîtrise en sciences économiques, Abdoulaye Bio Tchané fait partie de la toute première promotion du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) créé en août 1977, et finit major de sa promotion en obtenant son diplôme d’études supérieures bancaires en 1979, qu’il complétera ensuite en 1985, par un Des en finance islamique. Déjà à 27 ans, il fait son entrée à la Bceao à Cotonou (au Bénin) où il occupe le poste d’économiste pour finir chef de service des études de la banque. Il a été assistant du gouverneur de la Bceao (1992-1996), secrétaire du conseil de convergence de l’Uemoa (1994-1996), Directeur des études de la Bceao (1996-1998).

En mai 1998, alors qu’il est directeur des études de la Bceao, le président Mathieu Kérékou l’appelle au Bénin pour s’occuper du portefeuille ministériel de l’économie et des finances, comme son père l’avait fait juste dans les années 1960. Poste qu’il occupa jusqu’en 2002. De 2002 à 2008, il a occupé le poste de Directeur Afrique du Fonds monétaire international et puis président de la Boad de 2008 à 2011. En juillet 2013, il est désigné président du Fond Africain de Garantie.


Ignace SOSSOU
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