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Politique nationale: Les griefs de la CPFG contre la commission des réformes
Publié le mercredi 18 mai 2016  |  L`événement Précis




La Convention Patriotique des Forces de Gauche (Cpfg) présidée par le premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin, Philippe Noudjenoumé est montée au créneau hier mardi 17 mai 2016. Il s’agit pour les membres de donner leur point de vue sur la situation politique actuelle du Bénin. A en croire leur analyse, la commission de 30 membres mis sur pieds par le gouvernement et qui a à charge les réformes politiques et institutionnelles « n’a pas une mission fondée si ce n’est que d’avaliser les propositions de « réformes politiques et institutionnelles » inscrites dans le programme du Candidat Patrice Talon, c’est-à-dire une révision a minima. Elle exige telle qu’elle l’avait annoncé depuis août 2015 les Etats généraux du peuple pour une réforme du système politique nationale. «La nouvelle de la composition de cette Commission a soulevé et soulève encore beaucoup de protestations et inquiétudes venant des couches les plus profondes de notre population. Et pour cause ! La plupart de ses membres sont connus comme les faiseurs et/ou les tripatouilleurs depuis 1990 de la Constitution actuellement en faillite » fait observer le professeur Noudhènoumè, ajoutant que « le plus important, c’est que les principaux acteurs de la vie sociale de notre pays sont écartés de la participation à la prise de décision capitale pour le devenir immédiat de notre société ». Il citera également les cas des hommes des média, des financiers, des travailleurs à travers leurs organisations syndicales etc. Tous disent, selon lui : « pour aboutir rapidement à un projet (de Constitution) qui synthétise les réponses les plus adéquates aux aspirations actuelles et futures de notre peuple», comme le déclare le Président de la République, qu’y a-t-il de mieux que de faire participer les acteurs eux-mêmes, représentants des différents corps du peuple, réunis en une Assise spéciale politique pour procéder ensemble à l’analyse des maux qui ont miné notre régime démocratique et l’ont conduit à sa faillite ?
« Comme on sait, une Constitution n’est pas d’abord l’affaire de techniciens. Il est d’abord et surtout l’affaire d’un peuple dans toutes ses composantes. Une consultation de ces représentants ne suffit pas. Une Commission technique vient après que le peuple ait défini le type de changement qu’il veut pour le pays. Elle est insuffisante. » a aussi insisté le conférencier hier.
« La crise ainsi reconnue par tous, touche aux fondamentaux de la Constitution du 11 décembre 1990. Il ne s’agit pas ici de procéder à des « réformettes » de façade qui apparaîtront bien vite comme de la pommade passée sur une plaie gangrénée » soulignera également le Professeur Noudjènoumè. « Si la sagesse de la classe politique dirigeante actuelle, notamment des dirigeants du jour, s’élève jusqu’à accepter ces exigences exprimées en termes de propositions constitutionnelles, on aura permis à notre peuple de réaliser la révolution pacifique. Tel est notre vœu » a-t-il souhaité.

Wandji A.
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