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Assemblée nationale : Des surprises dans la redistribution des cartes
Publié le lundi 23 mai 2016  |  Fraternité
Siege
© aCotonou.com par CODIAS
Siege de l`Assemblée nationale du Benin




Ils sont une vingtaine de députés à la quête d’une identité à l’hémicycle. Le changement de régime n’a pas fini de bouleverser la vie et les habitudes parlementaires. ‘’République et démocratie’’, ‘’République solidarité et paix’’ et ‘’République et solidarité nationale’’, trois groupes parlementaires dissouts du fait de la flopée de démissions enregistrées en leur sein. Les démissions dans les groupes présidés par Octave Houdégbé, Barthélémy Kassa et Rachidi Gbadamassi ont suffi à relancer la redistribution des cartes. L’Assemblée nationale a enclenché sa métamorphose. A priori rien d’excitant puisque les députés semblent tous acquis à la cause de la rupture. Toujours est-il que la constitution d’un groupe parlementaire offre une meilleure tribune d’expression aux élus. D’ailleurs, après leur départ des groupes parlementaires cités plus haut, certains députés se sont très vite regroupés pour former ‘’Bénin uni et solidaire’’, que préside l’honorable Aké Natondé, et qui a déclaré son appartenance à la mouvance présidentielle. En gestation, deux groupes s’annoncent dans le rang des rescapés. Octave Houdégbé, Barthélémy Kassa et Rachidi Gbadamassi sont toujours dans les tractations.
De sources concordantes, la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale pourrait être à l’image de l’ordre d’arrivée des têtes d’affiche du premier tour de la présidentielle. D’un côté, les pro-Talon et certains soutiens de Sébastien Ajavon, et de l’autre les caciques des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et autres alliés du régime défunt. C’est dire que l’homogénéité des forces de la rupture risque d’être de courte durée à l’hémicycle. Pour l’heure, Patrice Talon jouit encore de sa période de grâce. Aucun nuage à l’horizon. Il pourra passer ses réformes sous un ciel clément si entre temps, les appétits et enjeux ne changent pas. Dans tous les cas, la prochaine échéance électorale est dans trois ans, et après la tempête de la présidentielle, c’est évident que les hostilités ne reprennent pas de si tôt sur le terrain politique. Mais, en l’absence d’une opposition pour des propositions alternatives, il est à espérer que les députés se réclamant de la mouvance participent de façon objective à l’animation de la vie politique. Autrement, l’on assisterait à un recul de la démocratie.
Arnaud DOUMANHOUN
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