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Remise en cause des décisions de justice L’Unamab met le gouvernement en garde
Publié le lundi 20 juin 2016  |  Les 4 Vérités
Michel
© Autre presse par DR
Michel Adjaka, magistrat et président de l`Unamab




Réunis en assemblée générale le vendredi 17 juin 2016, l’UNAMAB a mis le gouvernement en garde contre toute tentative de remise en cause des décisions de justice et lui a demandé de prendre sans délai les mesures idoines afin que l’ordonnance bafouée produise son plein et entier effet. Lire la déclaration.

DÉCLARATION DE PRESSE DE L’UNAMAB

L’Union Nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB) s’est réunie en Assemblée Générale Extraordinaire ce jour vendredi 17 juin 2016.
Était inscrit à l’ordre du jour, le point relatif à la position de l’UNAMAB sur l’inexécution de l’ordonnance n°76/PT-PN/2016 rendue le 09 juin 2016 par le Tribunal de Première Instance de 1ère Classe de Porto-Novo.
Des faits de cette situation, il ressort que le 09 juin 2016, vingt (20) clubs de la Fédération Béninoise de Football ont saisi le président du Tribunal de Première Instance de 1ère Classe de Porto-Novo à l’effet d’ordonner au Comité de Normalisation (CONOR) de suspendre la tenue du congrès électif du comité exécutif de la Fédération Béninoise de Football.
Faisant suite à cette requête, le Président du Tribunal de première Instance de Première Classe de Porto-Novo a ordonné la suspension sans délai du congrès électif de la Fédération Béninoise de Football prévu pour se tenir le vendredi 10 juin 2016.
Par acte d’huissier en date du même jour, l’ordonnance a été signifiée au Comité de Normalisation (CONOR) de la Fédération Béninoise de Football, aux Ministères en charge de la Défense Nationale, de l’Intérieur et du Sport.
En dépit de ces significations, le CONOR, avec l’appui de la force publique, a organisé le vendredi 10 juin 2016, le congrès électif suspendu.
Par ce fait, le Gouvernement, au lieu de prêter main forte à l’exécution de l’ordonnance rendue par le Tribunal, a préféré et ce, en violation des articles 59 et 127 de la Constitution du 11 décembre 1990, cautionner la violation de ladite ordonnance.
Cette attitude traduit un grave mépris pour le principe de la séparation des pouvoirs et paraît surprenante lorsque l’on sait que le régime actuel a fait la promesse de renforcer le pouvoir judiciaire.
Ne pouvant rester insensible à cet acte ignoble, l’UNAMAB prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur les risques de dérives que recèle le comportement du gouvernement.
L’UNAMAB met le gouvernement en garde contre toute tentative de remise en cause des décisions de justice et lui demande de prendre sans délai les mesures idoines afin que l’ordonnance bafouée produise son plein et entier effet.
L’UNAMAB rend le gouvernement responsable des déconvenues qui résulteraient de cette fâcheuse situation.
Fait à Cotonou, le 17 juin 2016.


Par La Rédaction,
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