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Commission Djogbénou : 500 millions pour des phrases
Publié le lundi 4 juillet 2016  |  Autre presse
Me
© aCotonou.com par DR
Me Joseph Djogbénou, président d`honneur du Parti « Alternative Citoyenne », candidat potentiel à la présidentielle de 2016.




On nous a annoncé la rupture, on nous a parlé d’austérité. Les droits acquis sont supprimés sous prétexte qu’on veut assainir les finances publiques. Et brutalement le gouvernement vandalise des millions pour un travail qui a été par deux fois et mieux fait de surcroît.
Talon connait-il vraiment le Bénin comme il a prétendu pendant la campagne électorale face à Lionel Zinsou ? S’il connait le Bénin, il ne connait pas les problèmes des Béninois. En commençant son mandat par des reformes politiques dans un pays où des dizaines d’enfants meurent à Nikki faute d’oxygène, où les hôpitaux de référence manquent de tout, où la majorité des jeunes est au chômage, on se demande si ce gouvernement a un plan de match pour gérer ce pays. Les reformes politiques étaient-elles vraiment une priorité pour le pays ? Que sera la plus-value de ces réformes pour des citoyens lambda ? S’il avait une urgence dans ce pays, c’était de dresser un tableau de bord de comment il prétend sortir les femmes de la précarité, les jeunes du chômage, les enfants de la misère et le pays du délestage. S’il avait une commission à installer, cela devrait la commission économie et développement.
Le grand défaut de Yayi Boni était de penser que son élection lui donne droit de faire tout ce qu’il veut comme il le veut, quand il le veut et comment et il le veut. Et Talon ne dérobe à la règle. Ramener la république à son ego personnel. Confondre ses problèmes personnels avec la justice avec les problèmes de la République. Oublier qu’il est au service du peuple et non le peuple à son service. Talon a oublié que la campagne est terminée et le transport de l’argent liquide dans les vons et les quartiers doit s’arrêter. Et chaque dépense doit être justifiée et surtout laisser des traces dans les caisses.
A part les républiques bananières et les États voyous, il est connu dans les pays sérieux que les perdiems ou les indemnités pour un surplus de travail demandé aux cadres déjà payés par les mêmes contribuables ; ces indemnités ne doivent dépasser leur salaire de base. Pour un travail fait à temps partiel, payer dix millions pour la pure littérature qui ne servira à rien, pour un travail qui a été fait par deux fois ; payer par deux fois et qui n’a servi à rien par deux fois.
Aujourd’hui, comme le gouvernement a été si irresponsable par cette sale gabegie, il revient aux bénéficiaires par compassion au peuple béninois de reverser une partie de leur manne pour des œuvres sociales. La recrudescence des vols est aussi une réponse à la gabegie qui s’installe. Lorsque l’Etat ordonne officiellement le gaspillage des deniers publics, certains citoyens qui en ont les moyens, vont chercher leur part de gré ou de force. Ainsi va la prospérité partagée. Talon peut courir derrière son mandat unique. Encore faut-il qu’il ne condamne pas le peuple à la perpétuité.
Jean-Pierre Dedewanou, le courrier du matin
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