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Chute drastique des réussites au CEP : l’urgence des réformes dans l’enseignement
Publié le vendredi 8 juillet 2016  |  La Nouvelle Expression
Ecoliers
© aCotonou.com par Matin Libre
Ecoliers beninois




(Le Conseil national de l’éducation interpellé)

Le taux de réussite au certificat d’études primaires (CEP), soit 39,26% sur le plan national contre 89,61% l’année passée. Et celui du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), selon certaines indiscrétions, qui ne serait guère reluisant. La preuve que les bases de l’enseignement au Bénin sont complètement sapées. A l’instar de la commission des réformes institutionnelles, le Président de la République Patrice Talon devra penser à une autre commission en charge des réformes dans l’enseignement.

Matini MARCOS

Que diantre arrive-t-il au Bénin, jadis quartier latin de l’Afrique ? Le taux de réussite à l’examen du CEP cette année donne des céphalées, soit 39,16% contre 89,61% en 2015, et 89,56% en 2014. A première vue, on manque de tomber en syncope face à ses résultats comparatifs. Mais, en fouillant un peu plus, on se rend compte que les résultats de 2015 et ceux de 2014 sont des résultats ‘’maquillés’’, soit pour escroquer les partenaires de l’éducation, soit à d’autres fins peu orthodoxes. Dans tous les cas de figure, les 39, 16% obtenus cette année prouvent que les bases de l’enseignement sont sapées et qu’il urge d’initier des réformes hardies dans le secteur de l’enseignement. Le drame est que ces résultats catastrophiques se sont réalisés dans l’enseignement primaire qui constitue le baromètre pour mesurer le degré d’éveil d’une génération montante. Sur cette base, l’inquiétude est grande quant à la relève de qualité. Et pourtant, si plusieurs études ont prouvé que les enfants d’aujourd’hui sont plus intelligents que leurs parents, on comprend dès lors que c’est certainement la politique mise en place dans l’encadrement qui pose problème.

Il est vrai qu’aujourd’hui, le Nouveau programme d’études institutionnalisé les années précédentes pour des intérêts personnels et fiduciaires reste l’une des causes de la baisse de niveau des écoliers et des élèves. Ensuite, vient la qualité de l’encadrement. Sur ce dernier point, la politique de reversement des enseignants reste le second péché commis par les anciens dirigeants. C’est un secret de polichinelle que certains sont devenus enseignants sur la base du clientélisme politique et que des couturières et des coiffeuses ont été reversées dans l’enseignement. Et les séances de recyclage n’ont pu redresser la barre. C’est donc la somme de toutes ces « faussetés » qui est à la base de la baisse de niveau drastique des écoliers et des élèves. La preuve, à en croire certaines indiscrétions, les résultats du BEPC ne sont guère reluisants.

Il revient au Chef de l’Etat, Patrice Talon, de convoquer les assises de l’éducation nationale, d’interpeller le Conseil national de l’éducation. Au-delà des réformes institutionnelles, il urge que l’on organise des réformes dans l’enseignement. Dans le cas contraire, toutes ces réformes institutionnelles n’auront servi à rien, car le développement ne s’opère pas aves des tarés.

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